Les courses du vendredi

Les courses du vendredi

Dès le lundi il faut courir la Terre, les airs et l’océan
Afin que Dieu, dans sa clémence, nous donne le pain de ce jour.
Manger au risque de mourir et s’en retourner au néant
Ou bien mériter sa pitance et survivre tout au long séjour.

Dès le lundi, elle s’entraîne, la voix tintant comme de l’airain
Afin que jeudi, elle soit prête à faire monter les enchères.
Vendredi, jour pour la sirène dédié à la course aux marins,
Elle va s’en mettre plein l’arête après avoir fait bonne chère.

Mais il faut chanter à tue-tête pour décrocher le meilleur lot !
Ainsi le marin de Bretagne se vend bien plus cher que l’anglais.
Il faut traquer la belle bête en lui montant le ciboulot,
Triller d’un chœur qui accompagne le chant au risque de s’étrangler.

Tableau de Mike Hoffman.

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