Les nuits en couleurs

De rêves en rêves vers l’infinité,
De portes en portes dans l’immensité,
Dans l’instance brève d’une éternité
La vie nous emporte vers d’autres cités.

De songes en songes, dans l’obscurité,
Le dormeur s’enfonce, dans l’heure de velours.
Entre les mensonges et la vérité,
Le rêveur s’engonce dans ses habits lourds.

De marches en marches, on peut sans façon,
Trouver un passage vers les profondeurs.
Sous les contremarches du colimaçon,
Se gravent les âges des jours de splendeur.

De rues en ruelles, on quitte son corps,
La maison de l’âme, vers l’aube ancestrale.
La vie est cruelle mais l’amour encore
Brûle dans les flammes du voyage astral.

Tableau de David Martiashvili.

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