Le sceau divin brille en silence, gravé au cœur de l’Octaèdre,
Yavänor sent la pesanteur revenir comme un vieux réflexe
Ramenant la douce cadence dans le plan de l’Icosaèdre
Tandis que les naines en sueur retrouvent leur orbite complexe.
Laurelïne s’éveille en sursaut dans les bras de sa sœur jumelle ;
Loreleï, d’un baiser de reine, l’embrasse de tous ses faisceaux.
Les autres observent leurs sceaux briller d’une flamme charnelle
Tandis que l’onde souveraine d’ÄLLÏÄ commande le vaisseau.
« Nous revenons de l’infini ! » s’exclame Geminïä tout éprise ;
« Le grand voyage est terminé, la dualité est notoire ! »
STELLÏÄ voit son corps défini en chair et en os… quelle surprise !
Le vide spatial, déterminé, s’illumine d’une autre histoire.
Le Poïnt ZérÔ s’est refermé, laissant la place à l’harmonie ;
L’ÏÄMÔURÏÄ vibre dans sa matrice mais avec de nouveaux alliés.
L’univers semble reformé par cette divine homélie :
Créateur avec Créatrice seraient enfin réconciliés.
Les anneaux d’or de chaque fille forment une couronne désormais
Et les garçons sentent leurs doigts s’orner d’un bel anneau doré.
Ils forment une grande famille unie et reliée à jamais
Et leur amour, comme il se doit, recommence à les dévorer.
La suite serait délectable à vous décrire mais je ne peux
La raconter car la censure ferait exploser l’univers !
Disons qu’il fut inéluctable que dans un beau décor pompeux
Les unes et les autres reçurent l’extase « comme un fou dans un trou de ver. »
Éôlïäne tout étonnée dans son bassin n’est pas tout à fait rassurée…
Elle a vu partir l’océan dans une gerbe flamboyante…
Elle découvre entre ses seins une étoile de mer azurée
Et une « chose » sortir du néant dans une lueur chatoyante.
Illustration de Ledalïä.
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