Il suffit que je laisse ouvert mon cahier de l’imaginaire
Pour qu’il en sorte mille idées qui se bousculent depuis l’enfance
Avec les héros découverts au fil des extraordinaires
Histoires toutes validées par un besoin d’autodéfense.
Car je me crée tous les amis dont j’ai besoin au quotidien
Pour affronter tous les démons qui sortent de l’actualité.
Ici, il n’y a pas d’ennemi, ni de fantôme et ni d’alien,
Pour me faire fuir à plein poumon vers une autre réalité.
Et si jamais mon songe atteint son climax fantasmagorique,
Je m’évaderai dans l’écrit, laissant derrière moi un vide
D’où, l’un de ces quatre matins, de ce trou noir amphigourique
Sortiront des vers retranscrits de ma plume la plus avide.
Illustration de Katia Werner.
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