
Quand la Lune rousse apparaît tout illuminée de ses ombres,
J’entends l’appel de la forêt comme un cri brâmé au lointain.
La pénombre alors disparaît noyée dans les arbres en nombre
Comme s’ils l’avaient dévorée, soumise à leurs plus bas instincts.
Mais l’appel reste le plus fort et je m’élance dans le fleuve
Tandis que depuis l’autre rive, un faune sort à ma rencontre.
Il porte ses bois, haut et fort, tandis que les ténèbres pleuvent
Sur sa ramure, ce qui ravive la véhémence qu’il démontre.
Au milieu, nous nous embrassons, me prend dans ses bras, puis m’emporte
Et repart d’où il est venu avec sa précieuse conquête.
Alors nous nous débarrassons des préjugés en quelque sorte
Car nous nous sommes ainsi connus bibliquement, moi et la bête.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
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