
Qu’un seul être vienne vous manquer et tout parait cruellement vide
Comme si la tristesse altère la vision du monde extérieur.
Tout paraît lourd et efflanqué entre les murs plats et livides ;
Même l’atmosphère est délétère et brûle d’un feu intérieur.
Le temps pour soi est suspendu et continue honteusement
Pour tous les autres son parcours alors qu’il ne sert plus à rien.
Chaque seconde est si tendue qu’on croit malencontreusement
Qu’elle va s’arrêter tout court et remplir l’espace aérien.
Quand ça m’arrive, je lâche prise, il ne sert à rien de mourir ;
Il me faut juste déplacer ce que je croyais immuable.
Et le temps cède à mon emprise et l’heure se remet à courir
Il fallait juste reclasser mes idées noires inavouables.
Tableau de Ferdinand Boutard sur https:www.museum-of-art.netroomswalk18851 .
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