L’Odalisque

L’Odalisque

Jusqu’à présent tous les barreaux de la cage aux lions et lionnes
Étaient suffisamment étroits pour les empêcher d’en sortir.
Mais une espèce de maraud y a enfermé la championne
Du décolleté qui foudroie ce qu’un œil ne peut amortir.

Et la victime obnubilée par le sein qu’on ose lui montrer
Essaie de s’y glisser le corps afin d’partir à la conquête.
Alors la fille de jubiler et tâcher de lui démontrer
Que le piège est en désaccord avec la largeur de sa tête.

Ainsi coincé par infâmie, il ballotte et s’essouffle en vain
Sous le regard de la cougar qui, d’un rire, augmente le score :
« Ne forcez plus, mon cher ami, car pour tâter du sein divin,
’Fallait pas avoir, au départ, votre ego plus gros que le corps ! »

Tableau d’Edmond Comte de Grimberghe.

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