
Parfois au cours des promenades, je tombe au détour d’un chemin
Sur une biche encore jeune qui s’enfuit sitôt qu’elle me voit.
Cette fois, autour d’une limonade, une aventure sans lendemain
M’en fait trouver une qui déjeune toute nue, ce qui me laisse sans voix.
Pas si farouche, la bichette me convie à l’accompagner
À manger un bol de myrtilles et bien plus si affinités…
En me grattant la barbichette, je lui dépose mon panier
Garni d’un vin qui émoustille les étroites vicinités.
Après quelques verres, bibiche se met à battre la campagne
Et se découvre tranquillou au songe d’une nudité.
Devant la fille qui m’aguiche, comme le démon des montagnes,
Je me sens redevenir loup recouvrant sa lucidité.
Tableau d’Andrey Nikolaevich Averyanov.
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