
Après la cuisine diététique, voici la cuisine érotique
Où l’on ne déguste pas de pain mais les miches de la cuisinière.
Les ingrédients aromatiques qu’on épluche et qu’on décortique
Sont les sous-vêtements coquins qui épicent la jardinière.
Plusieurs casseroles sur le feu demandent une faim de loup
Et quand on fait un bain-marie, on lui pelote la poitrine.
Et quand c’est prêt, on fait le vœu que le goût ne soit pas chelou
Sinon, manu militari, on finira dans les latrines.
Mais la galette est à ce prix si l’on veut bien tirer les rois
Et l’introduction de la fève demande beaucoup de doigté !
Quant à la reine – on l’a compris – la pauvre est en plein désarroi
Car ses jolies miches de rêve ont été par tous convoitées.
Tableau d’Andrei Iakovlev.
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