
Pour vivre heureux, vivons cachés là où Dieu ne voit plus personne
Soit à l’intérieur des montagnes, soit dans les abris souterrains.
Veillons à ne plus s’attacher aux religions qui nous façonnent
Et nous formatent nos compagnes comme souffre-douleur souverain.
Dans l’obscurité minérale, loin des cieux et dieux en colère,
Nous bâtirons nos espérances avec du béton et du verre.
Loin des croyances sidérales, loin sous la calotte polaire,
Nous romprons avec nos errances et tous nos soucis terre-à-terre.
Mais il faudra creuser profond pour accueillir dans nos palais
Le tombeau de nos vanités et les souvenirs rapportés.
Même en réduisant les plafonds, il nous manquera des balais
Pour ôter toute insanité de cette planète avortée.
Sous la roche nous tairons nos dieux devenus tous sourds en chemin
Et nos silences auront pour toits toutes les montagnes des Grisons.
L’Histoire fermera ses yeux sur ce qui reste en nous d’humain
Et l’ombre prendra tout le poids d’un monde qui n’a plus d’horizon.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
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