
Une fois que nous aurons franchi le point critique du numérique,
Le retour sera impossible, happés par un progrès charmeur.
Le courrier sera affranchi par une empreinte biométrique ;
Tout sera rendu accessible au bon vouloir des programmeurs.
Adieu les pièces de cinq centimes égrenées chez la boulangère ;
Adieu les timbres de collection qui nous ont fait tant voyager ;
Adieu les sourires intimes qu’on échangeait l’humeur légère
Contre un petit peu d’affection, un petit plaisir passager.
Le travail au noir clandestin devra aussi évoluer
Avec un troc équivalent à quelque obscur cyber-trésor.
On se rappellera le destin du Roi Midas éberlué
De voir l’effet ambivalent de pouvoir tout changer en or.
Mais quand l’IA super-débile, ce clown secret du numérique,
Viendra nous imposer son rythme à faire chuter les valeurs,
Elle laissera dans nos sébiles un dernier clin d’œil poétique,
Brisant l’miroir aux algorithmes pour sept fois sept ans de malheur.
Œuvre d’art visuel qui utilise une technique de hachures.
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