



Je n’ai pas besoin de Monet, ni de Van Gogh, ni de Cézanne
Ni de boire du vin d’absinthe, ni de drogue hallucinogène
Pour voir un tableau marmonner qu’il voudrait partir à Lausanne
Pour retourner en terre sainte vers l’origine de ses gènes.
Car les tableaux parlent d’eux-mêmes ; inutile d’en lire le titre
Pour connaître leurs intentions qui sourdent à travers la peinture.
Les photos, du pareil au même ; les sous-verres fusent sous la vitre
Et me dictent leurs prétentions ainsi que leurs envies d’aventure.
Sur internet, ça va plus vite ; un clic et un aréopage
De liens et de sites en rapport me déversent leurs logorrhées.
Parfois je biaise, je les évite mais aussitôt tourné la page
Tout ce qui dans l’air s’évapore revient pour me revigorer.
Tiens ! Par exemple, pour celui-ci, l’image me paraissait bien plate
Mais aussitôt une deuxième et deux autres sont accourues
Pour dire qu’elles bénéficient d’un créateur que l’on relate
Dans une expo philippinienne dans laquelle il a concouru.
Tableaux de Josh Dacumos.
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