La sirène du Greifensee

La sirène du Greifensee

La Loreleï du Greifensee s’accompagnait d’une licorne
Lorsqu’elle émergeait sur la rive pour braconner sur les chemins.
Et ceux qui s’en allaient bronzer se prenaient quelques coups de cornes ;
Faute de merles, on mange des grives ; faute de grives, des humains.

J’ai failli être en son carnier mais j’étais trop maigre à l’époque
Et j’avais l’goût du marseillais fraîchement débarqué du port.
Heureusement car le charnier laissé sur la berge équivoque
Toutefois me déconseillait d’en entretenir des rapports.

Peine perdue ! Son dévolu jeté sur moi m’a alpagué
Et j’ai partagé son repas bien que je sois végétarien.
Quant en amour, j’ai résolu de ne pas trop me distinguer
Car passer de vie à trépas dans mon sommeil n’était pas rien.

Tableau de Chie Yoshii.

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