Butineuses printemps été automne

Parmi les trois muses fleuries, j’appelle au jardin la première ;
Celle qui butine les idées et les parfume de reflets.
Avec la douce soufflerie des vents forts chargés de lumière
Et d’inspirations décidées de fantaisies à m’insuffler.

À l’été, mon cœur papillonne, gorgé du nectar récolté
Par le pollen des mille fleurs dont l’autre muse est le ferment.
Et les abeilles tourbillonnent, les faux-bourdons sont révoltés
Mais meurent sous la reine en pleurs qui leur fait son dernier serment.

Que tiendra la muse d’automne de la mort douce conservatrice
Qui emportent les idées noires dans l’encrier aux oubliettes
D’où nulle pensée monotone ne sortira vindicatrice
Mais renaîtra de ma mémoire en fruits mûris pour la cueillette !

Tableaux de Vincenzo Sguera.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *