Amazones dans le brouillard du matin

Amazones dans le brouillard du matin

Contrairement aux noctambules qui rentrent à l’aurore chez eux,
Je suis resté dans les faubourgs cherchant la rue Saint-Honoré.
Soudainement sans préambule dans le quartier des gens taiseux
Bordant le parc du Luxembourg, je fus alors déshonoré.

Toute une tribu d’amazones rentrant de l’Opéra Garnier
Jetèrent sur moi leur dévolu en me déchirant la chemise.
Comme j’étais hors de la zone de portée de voix des jardiniers
Leurs lances à fer non émoulu m’ont pris en victime soumise.

Elles m’ont obligé une à une à satisfaire leur libido,
À les écouter chanter faux et boire leurs filtres magiques.
Après m’avoir tout infligé, elles m’ont tatoué sur le dos :
« Homme charmant, bien comme il faut, du point de vue gynécologique. »

Tableau de Morton Künstler.

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