
Une sirène, est-ce une femme pourvue d’une queue de poisson
Ou bien est-ce la greffe d’une femme transplantée sur un gros poisson ?
Sans doute qu’à l’instar de Jonas un poisson a eu l’occasion
De satisfaire l’envie tenace d’un sang humain en perfusion.
Mais la meilleure théorie serait la collaboration
De deux espèces animales pour un bénéfice commun.
Des branchies hors-catégorie permettraient la respiration
Et une silhouette optimale attirerait tout un chacun.
La femme nourrit le poisson qui donc oxygène la femme
Et c’est cette contribution qui satisfait les partenaires.
Et la voix qui fait les passions provient de l’ouïe qui affame
Le marin par l’attribution de ses branchies imaginaires.
Illustration de Marisol Diaz.
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