
Quand Sirénade vient bercer les matelots dans leur hamac,
Ceux-ci plongent à poings fermés dans les bras palmés de Morphée
Dont les dents viennent transpercer les rêves tendres qui s’estomaquent
De d’être laissés enfermer, obligés de crier forfait.
Gare à qui entendra le chant de Sirénade l’endormeuse
Car il n’ se réveillera plus, prisonnier des pires mensonges.
À l’heure du soleil couchant, faites attention à la charmeuse
Car si sa chanson vous a plu, vous serez perdus dans ses songes.
Je l’ai écoutée une fois et j’ai chuté longtemps, longtemps
Comme une Alice poursuivant un lapin blanc dans les abysses.
Je l’avais écrit toutefois à l’encre d’un petit remontant
Qui m’a ramené droit devant le seuil des cauchemars propice.
Tableau de Liselotte Eriksson.
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