Amour à nul autre pareil que l’attachement à l’Europe
Avec son étrange découpe qui brave l’ouest aux vents rapides.
Sans doute le même appareil, le même organe psychotrope
Celui qui donne le vent en poupe à son cœur de fils intrépide.
L’Europe de mes amours d’antan avec ses moultes traditions
S’est dissoute dans le sablier de l’américanisation.
Et de nos jours on ne s’entend plus parler que de répartitions
De biens auxquels il faut se plier pour l’essor de la civilisation.
Coincée entre trop de puissances qui veulent gouverner la Terre,
L’Europe est l’enjeu désormais des riches qui souhaitent la piller.
En faire un lieu de complaisance, une réserve propriétaire
Au cas où – on ne sait jamais – tout le reste serait bousillé
Illustration de Lorenzo Mattotti.
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