L’homme ayant chanté tout l’été se trouve dépourvu en hiver,
Ayant tout misé sur l’argent et le bonheur artificiel.
Il vient voir la femme, hébété, lui priant de son univers
L’accueillir en lui partageant un peu de vivres substantiels.
Mais la femme n’est pas tombée de la dernière pluie battante ;
Elle attendait l’heure adéquate pour prendre sur lui sa revanche.
« Où sont passées les retombées de tes dividendes en attente ? »
Demande-t-elle d’une voix coite à l’homme bête comme un manche.
« J’ai consacré toute ma vie à accumuler des richesses,
Les recomptant, les maintenant, jusqu’à l’annonce du trépas. »
« Eh bien ! » répond-elle ravie, « après toutes ces belles largesses,
Tu peux décompter maintenant car l’amour, lui, ne compte pas ! »
Tableau d’Antoine Mansour sur https:antoine-mansour.weebly.com?ssp_iabi=1677572165579 .
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