Cœur de sirène

Cœur de sirène

Pour le plaisir de ma sirène mais surtout aussi son confort,
Je l’assieds en meuble de style et la couche sous un baldaquin.
Du Louis XV pour ma reine m’a semblé meilleur réconfort
Car sa queue se ressent hostile envers de mauvais palanquins.

Bien installée sur le velours, son bel appendice ondulant,
Elle aime bien porter la robe et prendre une allure de princesse.
Quelques poissons un peu balourds jouent les pages en déambulant
Et quand la lumière se dérobe, j’avoue, je lui pince la fesse.

Car les sirènes n’ont qu’une fesse, rapport à leur anatomie,
Douce et sensible à la caresse sous la légèreté du voile.
Parfois taquin, je le confesse, je nargue son ergonomie
Et elle lance un cri de détresse, la queue prise à rebrousse-poil.

Tableau de Shiori Matsumoto.

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