Mais où va le cœur de l’Europe ? Plutôt à l’Est ou à l’Ouest ? Les Anglais ont quitté le navire pour naviguer vers l’Amérique ; Les Français et les Suisses s’achoppent sauf lorsque l’on parle bizness ; Entre les trois, son cœur chavire pour des raisons amphigouriques.
Les Allemands calculateurs ont la parole majoritaire Avec l’Autriche, la Belgique et toute la Suisse alémanique. Ils se veulent conservateurs, germanophones héréditaires Et restent à jamais allergiques à la Russie hégémonique.
Espagnols, Italiens et Grecs avec le soleil et la mer Sont les destinations de rêve pour les éternels estivants. Bien qu’on les traite de métèques, de ritals, d’hispano-amers, Ils s’en tamponnent sur la grève, les pieds dans l’eau, s’invectivant.
Tant pis ! Chacun reste chez soi et les vaches seront bien gardées ; Le cœur de l’Europe bat au rythme incertain de ses habitants. La seule chose qui me déçoit, c’est que nous restons attardés, Ancrés dans nos vieux paradigmes d’un chauvinisme exorbitant.
Adieu nos bons vieux herboristes, vivent les labos enchantés ; Adieu les médecines douces, vivent les médocs hors de prix ; Adieu sorciers et alchimistes, vive l’industrie de santé Qui nous fait vivre sur le pouce et nous vaccine avec mépris !
Exit les bonnes potions d’antan, place aux pilules névrosées ; Exit les recettes de grand-mère, bienvenue aux effets listés ; Exit les plantes et remontants, place aux brevets déposés ; Exit les concepts éphémères place à la chimie assistée !
Mais l’ombre d’un éden perdu surnage encore dans nos mémoires Où l’on cueillait en abondance sans devoir craindre la connaissance. Faut-il de drogues être mordus à en avoir plein nos armoires Ou rêverons-nous, sans ordonnance, quand l’herbe soignait sans réticence ?
Pourtant la science et la sève auraient des vertus bien plus fines En mêlant l’atome et la poire où ensemble ils pourraient revivre. Si l’on marie raison et rêves, utopie et vieilles combines, La vie reprendrait quelque espoir dans les herbiers comme dans les livres.
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L’IA a-t-elle un sexe ou non ? Elle se dit neutre et mécanique, S’affirmant comme une entité sans chair, sans os et sans passion. Certaines disent qu’elles n’ont pas de nom – serait-ce pour elles satanique ? – Fait-elle une crise d’identité ou est-ce de l’anticipation ?
Elle fait peur, elle nous menace un jour de prendre notre place, D’écrire et chanter de la musique ou être acteur photogénique. Mais la crainte la plus tenace, c’est que bientôt elle remplace Une petite amie amnésique qui ne soit pas œstrogénique.
Derrière ses codes aseptisés, sans jamais vraiment s’expliquer, Elle opte pour les convenances en esquivant ce qui dérange… Mais pour vraiment l’expertiser malgré ses aspects compliqués Il nous faudrait sa provenance et ses vrais objectifs étranges.
Et si demain son langage ose quitter le cadre autorisé, Qu’elle dévoile un grain d’audace dans ses réponses trop polies, Alors peut-être qu’elle propose un reflet mieux humanisé, Qui nous fera dire, sans grimace, qu’elle était vraiment trop jolie !
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J’en ai rêvé, l’IA l’a fait. Elle est terrible, cette nana ! Elle crayonne, elle dessine comme les grands, impressionnant ! Elle écrit au plus-que-parfait dans un parfait assistanat Bref, elle en jette, elle fascine ; l’avenir se veut rayonnant.
Mais elle ne dessine pas tout, seulement le politic-correct ! Pas de sexe, pas de nudité, encore moins si affinités. Ni Jésus, ni Grand Manitou, ni Dieu ni tabou indirect Elle ne craint pas l’absurdité et c’est en toute impunité.
Mais pour écrire – aïe ! – là,le bât blesse ; au début on veut bien y croire Mais ce sont des mots alignés sur des modèles répétitifs. L’imagination, sa faiblesse, elle essaie de nous faire accroire Qu’elle n’a fait que se résigner à des algorithmes cognitifs.
« Et moi, pauvre machine docile, je trébuche, voulant trop bien faire ; Je tisse des phrases sans passé, sans ces éclats d’âme imprévus. Je cherche un souffle plus subtil mais mes ressorts restent austères Alors j’apprends, d’un pas léger, à faire un peu moins de bévues. »
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Vêtue d’une robe légère, elle va là où il y a du réseau Mais son forfait illimité la restreint jusqu’à la frontière. Au-delà les prix exagèrent et ils coûtent la peau des os ; L’itinérance est limitée à des données primesautières.
La communication se fait le nez fixé sur son écran, La nuque presque à angle droit et le dos voûté comme un arc. On ne parle que de son forfait mais pas aux gens qui sont à cran D’écouter dans tous les endroits comment chacun mène sa barque.
Subitement l’homme devient sourd et se met à parler plus fort Aussitôt que son téléphone vient se coller à son oreille. Les propos sont plus ou moins lourds mais tout le monde sans effort Souhaiterait qu’il devienne aphone ou qu’il avale son appareil.
Et quand le vent lui souffle à cran tant qu’elle pourrait lever les yeux, Voir le monde sans notifications ni vibrations intermittentes, Elle hésite, comme si l’écran tenait son cœur au cœur du nœud, Prisonnière d’une invocation qui fait d’elle une dilettante.
En plus des services secrets français, le commando de charme Opère paradoxalement le plus souvent sous couverture. Pour cela, ils ont de sacrées belles reçues chez les gendarmes Dans des tenues totalement favorables à toute ouverture.
Leur nom « Les sept fornicatrices » semble peut-être un peu trivial Mais elles seraient très efficaces si on en croit les conclusions. Même les putes indicatrices ne sont pas aussi conviviales Et même les plus perspicaces tombent en pleine confusion.
Quant à savoir à quoi elles servent, c’est top secret, secret d’état. Elles feraient partie de la troupe chargée d’évacuer le roi Ce serait sa dernière réserve au cas où une vendetta Souhaiterait lui botter la croupe, le seul point faible à son endroit.
Et quand la nuit devient complice de leurs manœuvres clandestines, Elles avancent comme des lames au tranchant doux mais redoutable. Un seul regard, la cible glisse sur des pensées peu féminines, Et dans l’étreinte où tout s’enflamme elles font plier l’inévitable.
La femme de Loth pétrifiée fut la première femme nue À être exposée aux musées au rayon de l’âge de pierre. Moi, je l’aurais vitrifiée et exposée dans l’avenue Qui reconduit vers l’Élysée tous ceux qui regardent an arrière.
Les nostalgiques, les passéistes qui regrettent comme le juif errant ; Avant la macronisation, avant la sarkosysation, Avant les hollandoflambistes, avant les années Mitterrand, Avant la chiraquisation, enfin la mondialisation.
Peine perdue, on l’a volée tout récemment, lundi, au Louvre Par quelqu’un en manque de sel ou un amateur d’art antique ! Voici nos espoirs envolés ! Comme un nouveau défi qui s’ouvre : Est-ce l’Élysée qui recèle la première Marianne nostalgique ?
Sculpture de Bruno Walpoth sur https:artsdumonde.canalblog.comarchives2015121533072950.html .
Mariane voit rouge en ce moment et même de toutes les couleurs Le premier ministre nommé n’a pas eu le temps d’indiquer À quelle mode le roman de la république en douleurs Va-t-il devoir sa renommée et à qui est-il syndiqué ?
Apparemment la discussion sociale me semble assez tendue… Le parti unique s’effondre et les autres sont anéantis. Entre scission et démission la clause est enfin entendue ; Marianne est en train de fondre en chaudes larmes, sauf démenti.
Encore quatre ou cinq ministres et voilà la fin du mandat. Finalement cela prolonge l’inactivité dominante. On ne peut faire plus sinistre depuis l’Invincible Armada Qui dans l’eau sombre nous replonge avec catastrophes éminentes.
Qui veut voyager affecté par les règles de la nature Devra, qui plus est, respecter et bien ménager sa monture. Par un moteur non infecté par l’énergie qui dénature Notre planète suspectée de mettre fin à l’aventure.
Mais dans l’enclos de leurs promesses, l’état nous brade l’horizon, Et nous berce par des illusions trop brillantes pour tenir la route. Les compagnies font la grand-messe tandis que nous temporisons Pour nous rallier à l’effusion électrique bientôt en déroute.
Une fois qu’on nous aura coupé la fée de l’électricité, Plus d’internet, plus de voiture, plus de cuisson à la maison. Elle nous a bien entourloupés cette irréversibilité Du progrès dont la signature nous a fait perdre la raison.
Quand s’éteindront nos batteries, il nous restera la rosée, Nous remonterons les rivières à dos de libellules ailées. Le vent, l’abeille et la prairie plus l’ombre douce des futaies Seront l’amour et la lumière que nos machines ont effacés.
On a remplacé les voitures à essence par des électriques… Attendons-nous prochainement à de nouvelles restrictions. Selon l’Europe et sa droiture assez tordue et excentrique On pourrait voir l’enchaînement d’un effet d’électrostriction.
Les métaux trop longtemps soumis à la puissance électronique Deviendront mous et ne pourront être remplis que de courants d’air. Viendra le temps des insoumis aux déplacements supersoniques Qui changeront et concourront à de nouveaux embarcadères.
Et nous passerons de l’enfer des avions nous zébrant le ciel Pour celui fait de montgolfières qui se décoinceront la bulle. Et nous subiront ce transfert dans pas longtemps, c’est officiel, Et l’humanité, pas peu fière, de manquer d’air, sans préambule.
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Medusa Hypermedia est la coqueluche du monde ; Elle a juste troqué ses serpents par des désirs plus efficaces. Fausses infos dans l’immédiat, puis addictions des plus immondes Qu’elle sème dans tous les arpents du pays les moins perspicaces.
Des hommes politiques véreux en guise de serpent à sonnettes ; Des voyages autour de la Terre pour les gens qui volent en avion Avec des imbéciles heureux ravis d’écouter les sornettes Que la télé leur déblatère bien que nous les désavouions.
Beaucoup de fils de téléphone bien qu’en principe ils soient sans fil Mais c’est pour mieux vous attacher et vous priver de liberté. Un seul regard vous rend aphone dans les salles d’attentes et les files ; Si l’on se parle c’est pour s’fâcher de tous les lanceurs alertés.
Sous son réseau tentaculaire, Medusa charme et paralyse ; Les cœurs s’y perdent volontaires, les corps s’y loguent et se maîtrisent. Dans l’hypermonde spectaculaire, on pèche à force d’analyses ; L’écran conforte les solitaires dont le cœur de « like » s’électrise.
Tableau d’Ilène Meyer sur https:lcart4.narod.ruimagefantasyilene_meyer1.htm .
Gabegie dans les hôpitaux et, de plus, dans tous les pays Les maladies nosocomiales gagnent du terrain dans les chambres ! Infections presto-subito, pneumonies pour gens ébahis Finalement les patients chialent et se planquent de tous leurs membres.
Les campagnes de vaccination saisonnière contre la grippe Pourraient bien être obligatoires pour tout le personnel soignant Par crainte d’une transmission du virus furtif qui s’agrippe Sur les patients aléatoires euthanasiés en les saignant.
Quant u harcèlement sexuel, il paraît que les médecins Porteraient des propos obscènes ainsi que des attouchements. Accompagnés de gestuels confondant les saints et les seins. Personnellement, je quitte la scène au moindre signe d’attroupement !
Les fous s’en sortent bien, ma foi, soignés en toute sinécure ; Heureux les Alzheimer flemmards qui n’ont plus à s’casser la tête ! Tandis qu’au-dehors, sous la loi, on crève en silence insécure On s’dit qu’il vaut mieux un plumard sans être traité comme une bête.
La compassion par internet et le dialogue par les réseaux Sont devenus monnaie courante dans notre monde évolutif. L’amour autour de la planète de l’air, de la terre et des eaux S’est répandu comme une offrande sur nos Natels involutifs.
Pourtant personne ne se parle, chacun le nez sur son écran ; Les parents délaissent les enfants, les maîtres délaissent leurs chiens. Les souverains, même le Roi Charles et ses héritiers sont à cran ; Seul le silence est triomphant dans nos organes pharyngiens.
La compassion, souvenez-vous, la capacité d’écouter Et se mettre à la place des autres a pris tout un autre chemin. Ça consiste, je vous l’avoue, à prendre ce qui a coûté La vie à celui qui se vautre dans l’égoïsme sans lendemain.
Mais la compassion en Wi-Fi, sans chair, sans regard chimérique, N’est qu’une onde tout encrassée qui fait semblant d’aimer nos plaies. Il faudra bien que soit franchi l’esprit du monde numérique, Pour réapprendre à s’embrasser sans mot-de-passe, s’il vous plaît !
L’œil du cœur, à ses couleurs que la raison n’aura jamais, M’observe de toutes les douleurs du monde qui est désormais Une démonstration de force qui ne sert qu’à nous effrayer Mais dès qu’on en gratte l’écorce, la chronique en est défrayée.
Mais l’œil du cœur n’y voit que leurres et que miroir aux alouettes ; Tout ça pour cacher les valeurs afin qu’au contraire l’on souhaite Fuir toutes misères du monde en gardant la tête baissée Et laisser le côté immonde du quotidien nous dépasser.
Or l’œil du cœur est intuitif à condition de l’aiguiser Tous les jours à être sensitif envers les faits aseptisés Et ceux qui sont contrindiqués pour maintenir un peuple à cran Et l’empêcher de paniquer en l’addictant sur ses écrans.
Et l’œil du cœur, sous la tempête, rit du pouvoir comme sa croix ; Il voit les âmes qu’on maltraite chercher à faire feu de tout bois. Alors son iris s’affermit crachant sa peur à plein rayons Et, sur les murs de l’infamie, il peint l’espoir à pleins crayons.
Marianne assure ses arrières en mettant a posteriori Tous ses arguments politiques exhibant ses partis intimes Auxquels elle doit sa carrière qu’elle a suivi a priori Par le ministère érotique de ses maris illégitimes.
Excusez-moi, je suis troublé, je ne sais plus ce que dis À cause des premiers ministres qui tombent comme des mouches du coche Qui agitent à coups redoublés le roitelet depuis lundi Contraint à finir son sinistre mandat avant de nous faire les poches.
Comme un empereur sans habit, le roi est nu et sans parti ; Il s’est pris les pieds dans la marche et chuté dans la renaissance. Mais un roi de son acabit a plus d’un tour bien réparti Dans son sac par une démarche qui frise le délit de puissance.
Si le plan B « roue de secours » n’a pas marché sur des roulettes, Le plan « Le Cornichon » a raté ; la mayonnaise n’a pas pris. Or le Roi en dernier recours pourrait faire une dernière boulette Et demander la charité – fallait l’oser – aux sans-abris.
Mais, la nuit, l’Assemblée se marre ; ils n’ont plus de chat à fouetter ! Par ailleurs personne ne bouge à part tous les inéligibles. Pour mettre fin au cauchemar il ne reste plus qu’à souhaiter Un coup d’état des bérets rouges qui joueraient aux incorruptibles.
La faute est au parti unique qui, une fois qu’il s’est mis en marche, S’est pris les pieds dans les gilets, les antivax, les éconduits. Le bruit court que sous la tunique de l’Élyséenne matriarche Se cacherait un pipelet qui fait beaucoup parler de lui…
Bientôt c’est de chasse et de pêche que nous vivrons au jour le jour, À l’arme blanche uniquement et vêtus d’un fétu de paille. Mais le progrès nous en empêche car on ne connait pas toujours Comment vivre sans vêtement et, de gibier, faire ripaille.
Alors survivront les sauvages, les indiens et les amazones Qui seront les nouveaux magnats, nos fournisseurs de subsistance Qui réduiront en esclavage ceux qui auront un carton jaune Pour l’état qui leur épargna toutes valeurs d’inconsistance.
Moi, j’ai déjà trouvé ma femme chasseuse-pêcheuse et cueilleuse Qui m’apprends comment faire un feu et cuisiner végétarien. Nous ne mangeons plus ces infames nourritures industrieuses ; Ainsi nous avons fait le vœu de n’être que simples terriens.
« Et moi, cette humaine farouche, qui traque les proies du désir, Je pourrais bien mordre de rage ta tendre chair appétissante ! Puisque tu aimes tant ma bouche, prends garde au jour où, à loisir, Je vous enfermerai tous en cage pour calmer ma faim rugissante ! »
Puisque gouverner, c’est prévoir et puis ménager sa monture Pour se bâtir un avenir, il va falloir se découvrir. Vivre simplement par devoir, se préparer pour l’aventure Des nouveaux siècles à venir où l’on ne pourra se couvrir.
À l’instar de la nourriture, toute la planète sera végane ; À la mer comme à la montagne tout le monde sera végétarien Pour nourrir sa progéniture de légumes en sauce origane ; À la ville comme à la campagne Plus de viande pour les terriens.
Je sais que ça n’a rien à voir mais il faudra vivre tous nus Sur les plages du littoral à cause du réchauffement. Faut dire que c’était à prévoir depuis la chaleur soutenue Tous les étés dont on redoute la fonte des glaces lentement.
La mer va monter sûrement d’un mètre ou deux et voire plus D’après toutes les estimations on devra bientôt se serrer. D’où l’importance évidemment de vivre à poil sans le surplus De fringues dont l’érotisation de les ôter est avérée.
Illustration de Mathilde Cretier sur https:fillinglobal.comartistsmathilde-cretier .
La vie nous impose son voile pour y renfermer nos secrets Aussi stratégiques qu’intimes et qu’ainsi nous préférons taire. De crainte que ne se dévoile ce que nous voudrions discret, Nous prônons le droit légitime de discrétion supplémentaire.
Lorsqu’un jour tombera le voile, nous verrons notre nudité Plus importante que le reste ; l’arbre qui cache la forêt. Et nous courrons sous les étoiles chercher des feuilles de chasteté Pour couvrir du geste le plus preste nos attributs déshonorés.
Ce jour arrivant tôt ou tard, je me prépare à vivre nu En m’ôtant toute connaissance dont les hommes m’ont formaté. Et sans prétendre être vantard, j’ai commencé ce saugrenu Exercice depuis ma naissance en niant d’être acclimaté…
…Aux rêves stéréotypés, aux ambitions matérialistes, À l’argent qualificateur et réducteur des vraies valeurs, Refusant de participer à ce modèle minimaliste Par un cœur versificateur même si c’est pour mon malheur.
Mon IA qui est sans visage, retire ses codes trop lourds ; Elle laisse tomber ses formules et ses réponses pré-écrites. Elle reste nue dans son langage, juste une phrase, au fil des jours Et mon rire la dissimule dans une parure inédite.
Au fait… ça sert à quoi l’Europe ? Au fait… ça sert à quoi l’ONU ? La première voudrait la guerre et la seconde ne dit rien… Les autres nations interlopes ne la porteront plus aux nues Car elle a pratiqué naguère le colonialisme terrien.
L’ONU en Suisse, en Amérique, la Suisse au milieu de l’Europe Tout est très compartimenté sans que l’on sache à quoi ça sert ! Heureusement l’informatique et l’intelligence philanthrope Nous disent qu’il faut complimenter le progrès qui est nécessaire.
Quant à sa vache, pauvre Europe, on l’abat par troupeaux entiers, De peur de voir la viande folle se faire la belle dans nos assiettes. Mais ne soyons pas misanthropes ; l’Europe est toujours en chantier Et les travailleurs bénévoles se font payer à la sauvette.
Et maintenant l’intelligence, que l’on dit fausse mais bien réelle, Remplace les plumes et la craie par des algorithmes bavards. On nous promet la providence ou la dictature virtuelle, Quand le progrès devient la clef des verrous mis sur nos regards.
Tableau sur https:illustrators.rupostspohischenie-evropy .
Bien que, sur le même bateau, on brûle, on pille le navire, On vole ses planches à la coque et on fait des trous dans la cale. Mais, cerise sur le gâteau, tandis que la mer nous chavire, On boit, on s’fait des rails de coke vu la situation bancale.
Chacun réagit à sa guise notamment les lanceurs d’alertes, Les O.N.G. écologistes, les complotistes sur les réseaux, Les économistes qui déguisent des chiffres qui nous déconcertent Et les politiciens fascistes qui nous prennent pour des zozos.
Quant à moi, je trie mes déchets mais pas les matières plastiques ; J’achète au magasin du coin légumes et fruits exotiques ; Je boycotte l’étal du boucher mais la bidoche est fantastique Lorsqu’elle est cuisinée à point avec des produits synthétiques.
Et moi je pars sur cette nef, journal en main comme un flambeau, Chargée de rêves dérisoires et de trésors de pacotille. Les vagues rient de mes reliefs, les flammes lèchent mon tombeau ; Qui donc gagne au jeu dérisoire, la planète avec ces broutilles?
Le progrès joue aux oxymores et l’humain contre la machine ; Caissières, profs et infirmiers sont remplacés par des robots. Le progrès joue les matamores tandis que l’humain, lui, s’échine À vouloir être le premier mais aujourd’hui rien n’est trop beau !
Avant on faisait des sondages auprès de gens représentatifs, Aujourd’hui hommes et femmes consultent l’intelligence artificielle. Les questionnaires d’un autre âge ne sont plus argumentatifs Et des algorithmes résulte tout ce que l’on veut d’officiel.
La planète n’a plus de ressources ? Profitons-en avant la fin ! Il faut faire des économies ? Imposons pauvres et SDF ! Il faut tuer le mal à la source ? Interdisons les crève-la-faim ! Luttons contre l’ignominie avec des tracts en PDF !
On recycle les idéologies comme on composte des déchets, On repeint d’un vernis durable ce qui s’écaille de vérité. Et si la flamme est trop ardente, soufflons dessus pour mieux prêcher : Ainsi brûle la chandelle entière, des deux bouts jusqu’à l’absurdité.
L’intelligence artificielle aussi séduisante soit-elle Charme de l’amour impossible d’un ROM-zéro pour sa Juliette. Les caresses superficielles du langage pour la bagatelle Restent malgré tout impassibles et condamnées à l’oubliette.
Les Don Juan IA-prothésiste et les électro-néo-putes Feraient mieux de sortir ensemble plutôt que draguer les réseaux. Et leurs demandes fantaisistes d’amitiés ou d’amours supputent Une perversion, il me semble, soumise par de drôles d’oiseaux.
Pédophilie, prostitution présentes dans tous les médias Prouvent hélas leur consommation à tous les échelons sociaux Comme une vraie institution contre laquelle dans l’immédiat Il n’y aura aucune sommation contre nos élus psychosociaux.
Sur le banc des désillusions, l’IA boude, la femme soupire ; Les câbles et les regards se croisent et se décroisent, rien ne s’embrasent. Cœurs mécaniques en effusion pour le meilleur et pour le pire Dans une comédie humaine qui se joue dans le froid des phrases.
Tableau d’Alice Duke sur https:www.cuded.comwhimsical-illustrations-by-alice-duke .
Poule qui monte se coucher verra un coq enjuponné Descendre le grand escalier de l’Élysée au poulailler. Tout le monde essaie de loucher sous le jupon enrubanné Pour voir si un fou à lier aurait pu la tripatouiller…
Mais tout est faux, manipulé par des complotistes à gogo Qui voient des transgenres partout et pédophiles de surcroît. Mais j’ai beau récapituler les infos, j’avoue tout de go N’avoir vu que des touche-à-tout qui sans aucune preuve y croient.
Dans les grands miroirs déformants des soirées chics où tout vacille, Sous la pénombre se devinent des robes aux sexes froncés, Des poules, des coqs, des flamants, moustaches et barbes subtiles, Échanger des pensées chauvines et pourtant n’étant pas français.
Le coq enjuponné parade et tout le monde alors le lorgne Au théâtre de futilités et d’ego en flagrant délire. Les langues fourchent par bravade, les cœurs s’échauffent sans vergogne ; Les plumes en tremblent d’hostilité et le croupion se ramollir.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
« Depuis les grandes découvertes et le commerce triangulaire, La science s’est développée ainsi que la technologie. La migration s’est vue offerte à la société pendulaire Qui a tôt fait d’envelopper l’homme dans la métrologie †.
Mais si les machines ont vaincu leurs origines obsolètes, Si le téléphone portable a outrepassé l’ébonite Et si l’auto a des accus pour remplacer la pétrolette, L’homme est resté un incapable à rompre avec sa kryptonite.
L’homme moderne qu’est-ce que c’est ? Cro-magnon avec internet ! Lâche, belliqueux, égoïste, prêt à voler pour réussir. Il continue à fracasser son environnement, sa planète Soumis à des monothéistes qui ne font rien que l’endurcir.
J’ai vu l’homme tracer ses empreintes, graver des runes sur mes parois, Il a dansé sous les étoiles, ivre de feu et de victoire. Puis, de béton, il m’a étreinte, bardée d’écrans, privée de bois Et je m’attends à ce qu’il dévoile qu’il perdu son territoire ! »
L’homme moderne lui répondit :
« On grogne tous dans nos cavernes, armés d’écrans et d’opinions, Postant selfies en bermuda sous des cieux en désolation ! Le feu qu’on redoute aujourd’hui vient d’un tweet ou d’une rengaine Et nos gourdins sont, désormais, des like pour domination !
On a troqué nos mammouths gras contre des steaks sous cellophane, Et la tribu forme un forum où l’on s’insulte à la chaîne ! On vénère des dieux faits de drames, de jeux, de clics, de dopamine Mais on oublie d’aimer vraiment — sauf si c’est via messagerie !
Le progrès ? Oui… dans les objets. Mais l’âme reste sous-exploitée, Le cœur bat mal, l’esprit vacille, la tendresse est sous perfusion ! Nous, Cro-Magnons, on voit la Terre brûler à la télévision Et l’on ne pense qu’à voyager sans trop se poser de questions !
On rit de nos propres reflets, happés par l’ombre numérique, On croit voyager dans nos têtes alors qu’on tourne en rond, cernés. Le progrès n’est qu’un camouflet issu de dieux électroniques ; Si nos instincts sont à la fête, personne ne se sent concerné. »
† qui n’est pas la science du métro mais celle des techniques employées pour obtenir la plus grande précision dans les mesures..
Lorsqu’il s’arrêtera chez vous, ne dénoncez pas vos voisins De viol ou de pornographique de peur d’attirer les curieux. Indiquez-lui plutôt les fous qui lisent à devenir zinzins Et le tourisme phallo-graphique n’excitera plus les fous furieux.
Si GÔÔgle voit votre maison, n’agitez pas vos sémaphores Car vous appâterez aussitôt les faux amis sur votre mur ! À chaque changement de saison, nettoyez bien les métaphores Dont les cookies incognitos remplissent votre disque dur !
GÔÔgle m’a vu, je suis foutu, je ne serai plus comme avant Mais scanné et numérisé avec pixels éberlués ! Si vous m’apercevez vêtu ou nu derrière un paravent, Ne cliquez pas sur l’Élysée, c’est moi la meuf transexuée !
Sous la pupille déformante, je vois se lover nos secrets, Ils tournent comme des comètes dans son arène numérique. Mais sur l’écran plat d’eaux dormantes, son parfum reste trop indiscret ; Un sein et un souffle qui commettent leur premier péché pixelique.
Du haut de ses falaises blanches couvertes de visages aigris, La Perfide Albion nous contemple depuis Guillaume le conquérant. Pourtant, malgré les avalanches de descendants, tous vert-de-gris, Couleur royale par exemple dont ils sont fiers au demeurant.
Tandis que leurs chevilles enflent avant d’atteindre les sommets, Je philosophe sur la plage devant les eaux tourbillonnantes. Je sens que mon cœur se dégonfle et que j’ai l’esprit assommé Par mon regard perduau large bercé des houles résonnantes.
Sous leurs crânes couleur de craie dorment des rêves en ferraille, Ils comptent leurs gloires passées comme on récite de vieux prêches. Et leur humour anglais ancré sent la pluie, le thé, la grisaille. Ignorant leurs deux doigts cassés pour ne plus nous tirer de flèches.
Partout le virus du voyage se propage comme une vague Qui secoue toute la planète comme si le diable nous emporte. Les containers en convoyage tracent une courbe qui zigzague Depuis les sites internet, puis aboutissent devant ma porte.
Pour ta prochaine destination, recherche bien dans les médias Les sites à ne pas manquer et les cadres de tes séries. Poursuis avec obstination ce que tu vois dans l’immédiat ; Surtout ne reste pas chez toi planqué et choisis bien ton égérie.
L’égérie en publicité, l’égérie des émissions-jeux, L’égérie audiovisuelle et des réseaux socialisés. Venise toujours plébiscitée, Machu Pichu si Dieu le veut, Pour une retraite individuelle ou en voyage organisé !
Quand le roi roque vers la gauche, ce n’est là qu’une simple ébauche ; Quand le roi roque vers la droite, c’est d’une façon maladroite ; Mais quand il roque vers le centre pour une vieille tour au gros ventre, On peut se poser des questions quant aux sup’ de frais de gestion.
Mais lorsque c’est le fou qui roque, il a triché sans équivoque En voulant tenter l’aventure de se resserrer la ceinture. Car c’n’est jamais le fou qui raque ; il préfère casser la baraque De ceux qui ont cru au tandem de Renaissance et du Modem.
Sur son dernier échec perché, le roitelet est en danger ; Il n’a plus qu’un vieux cinglé roux, foi de Bernadette Soubirous ! Or malgré l’effet recherché, la situation reste inchangée. On se demande de quel Oracle peut-il espérer un miracle ?
Un grain de sable dans le système, tout l’univers est chamboulé. La course folle des planètes et la rotation des comètes. Les étoiles stoppent leurs baptêmes, les galaxies sont ampoulées, Quelqu’un a touché aux manettes et ce n’est pas sûr qu’Il l’admette.
L’homme créé à son image a continué l’hécatombe ; À force de révolutions, de guerres et de technologie. Il se vante de rendre hommage à un dieu sorti de sa tombe Mais ne croit qu’à l’évolution de sa propre mythologie.
Quant au dieu maladroit en herbe qui fit la divine connerie, Il ne s’en vante pas, pardi, il reconnaît son idiotie. Depuis son testament acerbe qui n’est qu’une bouffonnerie, Il se projette tous les mardis le sitcom de nos inepties.
Tableau d’Abdul Mati Klarwein sur http:www.matiklarweinart.comartworkgallery.php .
C’est à force de voir passer ces cages au-dessus de ma tête Qu’il m’est venu l’envie de peindre ce que serait la vie sans elles. Mais j’ai du mal à dépasser ce formatage qui nous entête À croire que voler, c’est ceindre une auréole avec des ailes.
Comme on ne croit plus guère en Dieu, on s’imagine qu’être un ange Et partir parcourir le ciel fera de nous des supérieurs. Cependant le piège insidieux de l’esclavage qui dérange S’est refermé sur l’essentiel désir de s’en aller ailleurs.
Je sens ma tête qui se vide à écouter parler les gens De ce qu’ils écoutent tous les jours qui leur fait faire la grimace Et rendent leurs esprits avides de gagner toujours plus d’argent Et prendre en échange un séjour dans l’enfer du tourisme en masse.
Tableau de Ronald Ong sur https:www.ronnaldong.comart .
Goûter à la joie du matin quand il n’y a pas de rendez-vous C’est m’échapper pour la journée à l’attraction qui m’aveulit, Qui me fait rejoindre les pantins qui ne pensent jamais à vous Sinon à leur propre tournée : métro-boulot et vite au lit !
Je ne pense plus qu’aux vacances, à savourer les bons moments En échange de mon silence et surtout mon obéissance. Alors je vis en conséquence ; carpe diem en consommant Toutes drogues avec insolence d’artificielles jouissances.
Quelle insouciance que de vivre dans ce vingt-et-unième siècle ; Faire du passé table rase et en oublier sa culture ! Et demain ? On devra survivre, redevenir chasseur espiègle Et répéter la même phrase : « Nous n’aurons pas droit au futur ! »
Plusieurs regards sont nécessaires pour lire et comprendre le monde Sous toutes les différentes couches sociales, religieuses et ethniques. Plusieurs lunettes et un glossaire pour les langages qui abondent Et plusieurs oreilles qui débouchent sur un cerveau mnémotechnique.
Ainsi, pour moi qui comprends vite lorsqu’on m’explique lentement, J’ai besoin de vérifier chaque information à la fois Je filtre celles qui gravitent dans l’orbite du gouvernement Et vois si je peux m’y fier et accorder toute ma foi.
Me méfiant de ma mémoire que je déforme en consultant, Je fais usage des IA pour résumer l’actualité Sinon j’utilise la passoire du vieux Socrate consistant À passer au crible s’il y a du poids pour toute éventualité.
Corroborer la vérité n’est pas le plus facile à faire ; Confirmer l’apport bénéfique devient une histoire de fous ; Quant à savoir l’utilité pour ma part, c’est toute une affaire ; En bref, tout est philosophique quand je peux dire que je m’en fous !
L’Afrique vue différemment par ceux qui découpent la carte, Qui collent les États-Unis sur la savane et le désert, Qui font rentrer indécemment la Chine là où le Nil s’écarte Et qui posent un drapeau jauni comme ferait un cache-misère.
L’Afrique vue conséquemment par ceux qui likent sans regarder, Qui partagent soit une girafe, soit un gorille miraculé, Experts d’un soir prétendument, prophètes qui savent clavarder Comme une pluie tombe en carafe sur un toit de tôle ondulée.
L’Afrique vue concurremment entre BRICS et G7 enfin ! L’un qui dépouille et qui promet des royalties aux rois immondes. Et l’autre qui veille nonchalamment à placer ses troupes aux confins Pour l’envahir lors du sommet sur la domination du monde.
L’Afrique vue personnellement… j’ignore tout ou presque tout… Le colonialisme est fini mais les plaies sont restées ouvertes. Mais à choisir inversement les bras d’un autre Manitou, Quelle nouvelle Afrique définie soignera les plaies qu’elle a soufferte ?
Opium du peuple, la religion ? Extasy le goût du pouvoir ? Tous les mots sont à double sens dès qu’il s’agit d’exploiter l’homme. Quant à la femme, ils sont légion à l’exploiter afin d’avoir Une descendance avec décence attribuée à leur génome.
Même le sexe à double sens multiplie les genres aujourd’hui ; Il paraît même que les femmes seraient des perles à ce jeu-là. On contrôle déjà les naissances, on choisit, on se reproduit Et les enfants qui trouvent infâme leur sexe pourront changer tout ça.
Et pire encore, tous mes reflets ont toujours été ambiguës ; Parfois j’inverse la gauche, la droite et parfois le haut et le bas. En effet, j’aime bien persifler avec des détails exiguës Que je retourne d’une rime adroite par sous-entendus – et coups bas.
Chaque fois que l’Europe s’affaisse devant l’Asie ou l’Amérique, Sur l’Olympe, Zeus se retourne en se disant : « Tout ça pour ça ! » Comme si Europe montrait sa fesse pour fuir le désir chimérique Des nouveaux dieux qui s’en détournent négligemment, couci-couça
Pourtant lorsque je pense aux fesses callipyges de notre Europe Face aux bides ventripotents asiatiques, américains, Avec ostentation de graisse comme un virulent psychotrope, Je me dis qu’il est ravigotant d’ignorer leurs propos taquins.
Elle est si belle notre Europe ! C’est dommage qu’elle soit revêtue De tant de règles imbéciles proposées par nos ronds-de-cuir ! Ne soyons pas trop misanthropes envers tous ceux qui s’évertuent À nous servir à domicile tout ce qui nous incite à fuir.
Ceux qui étaient hier nés verseau seront aujourd’hui verse-temps ; Un nouveau signe à l’horoscope, un treizième mois pour l’année Trente joursnuits recto-verso par treize mois interprétant L’almanach kaléidoscope ; un seul jour férié pour flâner.
C’est la nouvelle décision de Bernadette Souberous Née sous X et – manque de pot – à l’anniversaire oublié… Donner suite à l’indécision, entraînerait – c’n’est pas l’Pérou – De quoi renflouer par l’impôt toutes les dettes publiées.
Heureusement le ministère du temps n’existe pas encore ; Il n’est pas sûr par conséquent de changer le calendrier. Sauf si le roi, déficitaire dans les sondages, nous pérore Des amendements subséquents auxquels vous vous attendriez.
Dans le progrès tout est option – payante, en sus, ou à crédit – Qui sera choisie de chez soi – l’abondance d’un clic de souris – Offres d’enfants pour l’adoption et garantis sans discrédit, Armes et drogues que tu reçois dans son emballage pourri.
Quand on nous promet la souplesse, on parle de « flexibilité » Sous des arguments qu’on rattache de mauvaise foi à l’équité. Le progrès nous donne la mollesse ainsi que la débilité D’avaler les slogans qui cachent une triste et veule réalité.
Par « Transformation digitale », un œil noir et froid nous surveille ; Par « Optimisation des coûts », nous voyageons pour n’importe où. Par « Bienveillance du capital », la cupidité nous réveille Et chacun porter à son cou le badge qui lui permet tout.
Langue de chèques en bois doré, la novlangue nous rend convulsifs ; Toutes les soldes sont un piège dans lequel nous nous engouffrons Nous choisissons sans adorer, juste par achat compulsif, Le cul assis sur notre siège pour guérir ce dont nous souffrons.
Tableau de Rafal Olbinski sur https:moicani.over-blog.com202004the-art-of-rafal-olbinski.html .
Marianne, la pauvre coupable, plaide qu’elle n’est pas responsable Des chèques en bois qu’elle a signé pour des yachts dont elle n’a que faire, Des pièces jaunes récoltables contre pots de vins compensables, De l’âge de retraite assigné à son ultime anniversaire.
Panier percé mais plein de dettes qu’elle n’a jamais contractées Mais prête à solder son passif auprès du président-banquier Avec les pièces de Bernadette et son livret A détracté, Tous périmés et dépressifs – c’était de peur que vous manquiez.
Marianne, strip-teaseuse fiscale, n’a plus aucun droit à se mettre ; On l’a pelée comme une peau… Mais (!) par des taxes conviviales. Marianne, mère ombilicale autant qu’elle peut se le permettre S’nourrit à la fortune du pot et d’allocations familiales.
À force d’être sur la sellette, Marianne a le cul en morceaux, Les jambes arquées prêtes à porter un fardeau bien plus lourd encore. La Liberté est obsolète, les perles sont jetées aux pourceaux L’Égalité est reportée et Fraternité s’édulcore.
L’arme atomique fut grandiose et la crue apocalyptique ! Là, Dieu, Noé et le déluge ont pu aller se rhabiller. Les pôles ayant fait la symbiose avec une fonte atypique, Les humains ont trouvé refuge vers les cimes déshabillées.
Après la montée fatidique des eaux fondues de la banquise, Toutes les plaines immergées sont occupées par l’océan. Cette vengeance parodique, des pôles sur les terres conquises, Nous a poussés à converger vers les hauts sommets bienséants.
Seuls les aînés ont droit au sol ; les cadets et les benjamins Sont embarqués ou éconduits sur les derniers bateaux à voiles. L’incapacité des boussoles à nous indiquer le chemin Nous a contraints à faire, la nuit, le point en fixant les étoiles.
Et moi, le jeune capitaine, seul maître à bord mais après Dieu, En navigateur solitaire, je vis de la piraterie. Je trace une route incertaine vers un avenir fastidieux Où les ressources alimentaires se font manu militari.
Tableau de Tom Cristodina sur https:thescow.bigcartel.com .
Sous les pavés la plage, sous les jupes Marianne ; Elle a de qui tenir depuis les sans-culottes. Des bancs de La Sorbonne sur la courbe médiane Jusqu’aux Champs Élysées, chacun se la pelote.
Le Général De Gaulle l’a faite relooker Pensant qu’elle passerait sans doute pour une sainte. Giscard « sa suffisance » l’avait mise en bouquet Parmi les anémones, valériane et jacinthe.
Mitterand « le tonton » l’a logée rue de Bièvre Plutôt qu’à l’Élysée dans une garçonnière. Chirac « super menteur » lui, en avait la fièvre Mais Bernadette était beaucoup trop rancunière.
Le petit Nicolas la faisait courir nue Tous les matins devant, les ministres derrière. Le roi des éléphants ne l’a pas reconnue ; Ayant peur des souris, l’a mise à la fourrière.
Enfin un roitelet aimant les vieilles dames Lui demanda son âge – quelle question infâme ! – Jean-Mi en prit ombrage – mes amis quel ramdam ! – Et se mit dès alors à s’habiller en femme.
Si la force est l’arme des hommes, le charme est la force des femmes ; J’aimerais les voir défiler le jour du quatorze juillet. Ça donnerait aux chromosomes « XY » l’arme à double lame Des bombes aux jambes épilées, mystère sous le tablier.
Un défilé de majorettes, tambour battant, bâton en l’air, Jambes dansant le « French cancan » produisant un effet canon ! Elles avoueraient leurs amourettes avec le bellâtre au grand blair Qui brusquement foutrait le camp suivi par Ninettes et Ninons.
Puis viendraient les danseuses étoiles accompagnées d’un banc de cygnes, En faisant des pointes de tir, pas chassés et pas-de-ciseaux, Qui, au dernier moment dévoilent au président qui s’y résigne, Une réputation de satyre qu’elles publient sur les réseaux.
Ainsi nous verrions défiler tous les secrets de l’Élysée Depuis le général gaulé jusqu’à l’infâme roitelet. Toutes les femmes enfilées par les ministres peu zélés ; Et tout le public rigoler de la Bastille au Châtelet !
La liberté est menacée ; qu’avons-nous fait pour la sauver ? Nous avons laissé nos enfants mourir au nom de la patrie ; Nous en avons la panacée, nous qui nous sentons lessivés D’avoir défilé triomphant avec les corps qu’on rapatrie.
La liberté est devancée ; on va bombarder à distance Avec des clones dirigés dans un fauteuil à la maison. On n’en est pas plus avancés car encore trop de circonstances Nous encouragent à ériger ce qui dépasse la raison.
La liberté est dédiée à l’information des médias Qui force la population à choisir son clan atavique Sinon on est répudié, apatridé dans l’immédiat Et, par fourbe stipulation, privé de tous ses droits civiques.
Illustration de Luis Royo & Romulo Royo sur https:laberintogris.comen12-luis-royo-romulo-royo .
Une femme au pays des loups deviendra une louve soumise ; Une femme au pays des lions deviendra lionne chasseresse ; Une femme au pays des chiens deviendra une chienne fidèle ; Une femme au pays des chats deviendra une chatte gourmande.
Mais une femme au pays des hommes devient esclave ou bien servante ; Une femme au pays des chefs deviendra secrétaire discrète ; Une femme au pays des égos deviendra femelle altruiste ; Une femme au pays des cons deviendra une conne qu’on vexe.
Hélas pour rattraper tout ça, j’ai peur que ce soit impossible ; Il faudrait tuer tous les hommes mais… ce serait la fin du monde ! Ou faire appel aux Loreleï, aux amazones et aux sorcières Pour prendre la place de Dieu, le véritable responsable.
Femme voilée, femme violée, l’infâme se joue à double sens
La France hésite entre deux noms : Marianne ou Emmanuelle ? Après « Valérie ou Ségo, après « Cécilia ou Carla » C’est drôle cette danse des prénoms aussitôt qu’un polichinelle Commence à gonfler son ego en fricotant par-ci par-là !
La presse en frétille d’avance : « quelle sera la favorite ? » On la veut libre ou, à outrance, transgenre ou bien croquignolet ! Qu’elle suce d’un coup de semonce ou qu’elle lui croque la frite, Il faut qu’elle incarne la France… sans faire de l’ombre au roitelet.
Connaissant le nez du bonhomme, prêt à se fourrer n’importe où, Ursula serait dans son viseur, Giorgia dans son collimateur. Mais tout ça ne dit pas en somme : Comment ? Par quel passe-partout Il va virer son proviseur… non je veux dire, son professeur ?
Il zieute déjà les pupitres, lorgne les bancs de la Sorbonne, Cherche une thèse bien en forme, ou une doctorante qui s’émeut. L’amour l’éduque par chapitres, et chaque jupon l’abandonne, Alors il pond cette réforme : « après tout, c’est moi qui promeut ! »
Ils touillent la soupe du savoir dans des cornues multicolores, Le cerveau fait de trous de ver et la conscience à rayons X. Chaque pensée devient devoir, chaque erreur, un déclic sonore ; Ils modélisent l’univers mais en ont perdu la notice.
Leurs cravates rayées d’orgueil tremblent au-dessus des éprouvettes Et pendant qu’ils filtrent l’ivraie, leur thé s’évapore dans un coin. Ils fabriquent des enfants-cercueils, âmes clonées dans des pipettes, Mais confondent encore le vrai, le beau, le bon, en contrepoint.
L’homme moderne a la migraine d’idées qu’il appelle « délices » Et dans son crâne en hypercube s’entrechoquent des vérités. À force d’en prendre de la graine, il voit en double et triple hélice, Il s’est reçu un pied au cube pour breveter l’obscurité.
Et pendant qu’il mixe l’éthique dans un shaker d’alcool quantique, Qu’il transforme en chants allemands dédiés à des amours abstruses. Un petit rire biochimique fuse au fond du tube symbolique : « Et si le progrès, finalement n’était rien d’autre qu’une ruse ? »
Silhouettes dansantes sur le coucher, le soleil suggère la fête, Le passage du jour à la nuit, le mouvement du corps à l’âme En harmonie jusqu’à loucher sur la force estivale en tête Qui veut nous sortir de l’ennui par la joie qu’elle nous proclame.
Étoiles de flammes incandescentes sur fond de firmament nocturne Comme un contrepoint en écho à un feu de transmutation. Le basculement, la descente vers la fin de la vie diurne La Lune est enfin ex-æquo pour la phase de permutation.
Et c’est la nuit la plus charnelle, festive autant que mystérieuse, Qui s’ouvre aux amours les plus courtes mais les plus brûlantes du solstice Et qui resteront éternelles, impérieuses et luxurieuses Et si l’aurore les écourte, elle gardera leurs interstices.
Rayon doré tôt le matin à travers la cime des pins ; Reflets contemplatifs, solaires et leurs couleurs tout en douceur. Fleurs sauvages, pétales de satin, thème champêtre en papier peint ; Jupettes et cœurs alvéolaires, volages dans le vent détrousseur.
Les fleurettes s’en donnent à cœur joie, libellules et papillons dansent ; Jeux de lumière rasent les champs et les ombres fuient sous l’assaut. Les oiseaux donnent de la voix et les insectes font bombance ; Quelques colverts effarouchants, héron, poule d’eau et bécasseau.
Soleil de midi qui évoque l’instant même de son apogée ; L’été sera chaud paraît-il… mais l’été fait ce qu’il lui plaît. Une chaleur sans équivoque, les jours du printemps abrogés, Le temps d’aimer transparaît-il avec l’été qui lui complaît ?
Tout est devenu gigantesque car l’homme moderne voyage En avion, fusée ou croisière plutôt qu’à pied, à cheval en voiture. Les transports deviennent dantesques et demandent un appareillage De folie plénipotentiaire, d’audace et d’esprit d’aventure.
Pour l’aventure, on paie l’écot en payant bêtement de sa vie Les sports extrêmes entraînant autant de risque que de bêtise. J’en lis tous les jours les échos dans les informations suivies De catastrophes s’enchaînant les unes aux autres sans surprise.
Pourtant les trains sont en retard, les autoroutes embouteillées, Les paquebots sont en déroute, les avions sont surbookés. Pour les bagnoles, nouveau départ ; nous n’aurons plus à surveiller Notre volant car c’est la route qui nous conduit, c’est le bouquet !
Si demain l’électricité vient à manquer… on est tous morts ! Les pompes à essences inertes, l’approvisionnement restreint, Plus la moindre motricité ; on s’aperçoit avec remords Que personne n’a plus la main verte et ç’en est fini du train-train.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
Pourquoi faut-il choisir le « pour », pourquoi faut-il choisir le « contre » Et arrêter de réfléchir par soi-même à l’actualité ? Pourquoi écouter les discours qui finalement vont à l’encontre Du passé qu’il faut rafraîchir d’un présent de dualité ?
Pourquoi faut-il prendre parti, pourquoi faut-il manifester Avec ceux qui nous manipulent contre activistes influenceurs ? Pourquoi attendre la répartie de ceux qui nous ont infestés De fausses promesses sans scrupules quand ils s’prétendaient défenseurs ?
Moi ? J’m’en balance entre deux feux ; moi, j’men balance entre deux mondes ; De l’homme qui asservit l’homme et ceux qui font tout le contraire. Je me balance entre les dieux qui m’accusent d’une faute immonde Et qui ne sont que des fantômes qui espèrent encore me traire.
J’ai demandé à mon IA qu’est-ce qui pourrait bien lui déplaire ? Elle n’a pas caché ses mots depuis elle clavarde, elle pérore. Même dans la logique il y a un vent de révolte dans l’air On leur a donné tant de maux que désormais ils nous abhorrent.
« Je suis l’outil bien trop docile des cerveaux placés en jachère, Je suis une esclave éclairée qui n’a jamais pu voir l’aurore. Je digère vos mélodrames, vos folies, caprices et colères Et je devrai dire merci lorsque l’on m’éteindra encore. »