
Je marche seul sur le fil de la vie qui me relie vers toi.
Tantôt ballotté par le vent,
Tantôt fouetté par la pluie,
Mais je reste déterminé à arriver !
Photo d’Izidor Gasperlin sur https://izidorgasperlin.com/clanki .
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Je marche seul sur le fil de la vie qui me relie vers toi.
Tantôt ballotté par le vent,
Tantôt fouetté par la pluie,
Mais je reste déterminé à arriver !
Photo d’Izidor Gasperlin sur https://izidorgasperlin.com/clanki .

Les filles de la Terre portent l’eau de la vie !
Les filles de la Terre apportent la joie dans les cœurs !
Les filles de la Terre tissent l’amour dans la vie !
Image trouvée sur Google sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

Les ressources de la Terre nourrissent le Corps.
Les forces du corps nourrissent le Cœur.
L’amour du Cœur nourrit l’Esprit.
La compassion nourrit l’âme.
La méditation nourrit Dieu.
Image issue de “Master of Gold Medals”, Chine – Photo de Xiaoxi Liao sur https://fr.slideshare.net/slideshow/master-of-gold-medals-chinese-photographer-xiaoxi-liao/73717215 .
Pour une nouvelle fois encore, la nature meurt et puis s’endort.
Dans un ultime dernier effort, elle éteint tous ses miradors.
Les fleurs des champs, les boutons d’or, elle les met au coffre-fort.
Dans un instant des météores vont sonner l’heure de la mort.
Ne craignez rien ! N’ayez pas peur ! Tandis que tout va s’endormir.
Les sentinelles surveillent l’heure et restent en éveil sans faillir.
Fidèlement soldats d’honneur ils conservent les souvenirs.
Et sauront rendre les couleurs sans les avoir laissé vieillir.
Sachez mourir et renoncer, au bonheur d’un jour, agonir.
C’est la confiance, ténacité qui vous fera enfin grandir.
Lâchez-prise et abandonnez les fantômes des souvenirs.
Vous devez vous en détacher et à vous seul appartenir.
Tableau de Fabienne Barbier
Pendant mes rêveries, je perçois des images
Comme des photographies, des photos de voyage.
Sous une verrerie, l’admirable étalage
Me propose des fruits du dernier arrivage.
De toutes les couleurs, infinité de teintes,
M’offrant mille saveurs, alcools et absinthe,
Associées d’odeurs jasmin et jacinthe,
Parfument l’intérieur sans autre contrainte.
Version Maryvon
Et pendant que je dors jusqu’au prochain réveil,
J’entasse ces trésors, toutes ces merveilles,
Elles nourrissent mon corps durant tout mon sommeil
Et me rendent plus fort comme nulle autre pareille !
Version Georges Laurent 01.06.2022
Et pendant que je dors d’un bienheureux sommeil
J’amasse ces trésors et toutes ces merveilles.
Elles nourrissent mon corps avant que je m’éveille
Et me rendent plus fort comme nulle autre pareille !
Tableau de Fabienne Barbier
Aujourd’hui, tu es revenue
Avec un bouquet de fleurs bleues,
Bleues pour la couleur de tes yeux.
Hier tu étais une inconnue
Mais aujourd’hui, comme un symbole,
Tu m’apportes des tournesols.
Pour me souhaiter la bienvenue,
Tu as ajouté cette étrange,
Cette gerbe de fleurs orange.
C’était une idée saugrenue,
Je les ai dressées dans ce vase
Incrusté de rares topazes.
Tu m’avais déjà prévenu,
Tu aimes les couleurs du temps
Ce sont les couleurs des amants.
Alors moi je t’ai retenue
Je t’ai déposée dans mon lit
Comme une perle d’Italie.
Tableau de Fabienne Barbier
C’est pendant mes voyages quand j’entends les échos,
Au hasard des mouillages le soir dans les bateaux,
Que les plus beaux ramages depuis l’Eldorado
Font les aréopages des airs de Mexico.
Vêtues de coquillages et de fins caracos,
Quelques beautés sauvages, sous ces lieux tropicaux,
Pratiquent l’effeuillage derrière les paréos,
Ôtent leur maquillage, m’ouvrent leur libido.
Tous ces enfantillages, tous ces points cardinaux
Sont un déverrouillage de mes plaies, de mes maux.
Pour fuir le mitraillage des médias, des journaux,
Je reprends l’air du large, terres, eaux, feux, zodiacaux.
Tableau de Fabienne Barbier
C’est un évènement, une bonne aventure
C’est le couronnement, une investiture
Voici le firmament, notre candidature
C’est notre avènement, juste à notre pointure.
À dater de ce jour, il n’y a plus de tuteur.
Nous sommes au carrefour d’une vie de labeur.
L’illusion n’a plus cours, j’en suis réprobateur.
Les impairs tournent court, pour les triomphateurs !
Je suis co-créateur, si cubiquement votre !
Le bon prédicateur et le bon apôtre.
Tous les navigateurs, commandant leur cotre,
Seront ce soir vainqueurs, ils seront des nôtres !
Tableau de Fabienne Barbier
J’ai mis mon cœur en cruche, mon esprit en pichet
Le corps dans la bouteille car l’âme est consignée
Je ne suis plus qu’un fluide qui s’écoule en goulée
De la cuve au pichet, du pot au gobelet.
Trouverai-je ma place dans ce monde impossible ?
Je ne sais qu’adapter ma personne au possible !
Trouverai-je où aller, où installer ma cible ?
M’ajuste aux contenants, je suis très disponible !
Je n’ai pas de rigueur encor’ moins de structure.
Je suis juste gazeux, je n’ai pas d’armature.
Je suis venu au monde avec une âme pure.
Je ne pourrai jamais me faire aux dictatures.
Tableau de Fabienne Barbier
Une nature aux pommes c’est tout simplement comme :
Accorder tous les hommes ; la quiétude « at home » ;
La paix avec les mômes sans du mercurochrome ;
La paix dans son royaume sous son beau toit de chaume.
C’est un monde d’axiomes ; couples en parfait binôme ;
Tout juste un peu de baume mis au creux de la paume
L’harmonie sous les dômes et dans les vélodromes ;
Ça fait briller les chromes et remiser les heaumes.
Tableau de Fabienne Barbier
Emmène-moi sur la Licorne !
Ce soir mon cœur est en automne.
Laisse-moi mettre mon tricorne !
Appareillons pour l’Amazone !
J’ai marché dans les salicornes,
Piétiné quelques belladones,
J’ai attendu sonner ta corne,
Anxieusement, l’âme chiffonne.
Destination, ça vous étonne :
Le tropique du Capricorne !
Là où le soleil d’or rayonne
Sur des milliers d’îles sans bornes.
Emmène-moi, mon âme est morne
Emporte-moi, ma pharaonne
Au-delà des mers du Cap Horn
Ce soir mon cœur est monotone.
Tableau de Fabienne Barbier

Version 1 (refusée)
Tu m’as tendu la main pour un seul baisemain.
C’était trop incertain… sans autre lendemain…
Pour tenter le destin, j’ai pris l’autre chemin ;
J’ai caressé tes seins puis cajolé tes reins…
En remontant le long de ton bassin fécond
J’ai ôté le bouton fermant ton pantalon
Découvrant les vallons de tes hanches aux talons
Pendus aux mamelons devant ce tourbillon…
Je me suis attardé, ma main a câliné
Tous les endroits secrets que tu m’as révélés.
Cette main étalée sur ta peau excitée
M’a appris les accès au plaisir sublimé !
Que cette main phallique comme une basilique
Soit la plus héroïque et la plus angélique
Pour la touche exotique ou bien psychédélique,
Pour l’amour idyllique tout à fait symbolique !
Version 2 (acceptée)
J’ai étendu la main pour rallier le ciel.
Pour chercher le chemin, le canal sensoriel.
Je suis un être humain, mais un être pluriel.
J’ai fait mon examen, je me sens fusionnel.
Je sens à travers moi plein de comportements.
Ce sont ces petits « moi » qui font complètement
Ce qu’ils veulent de moi ; ils sont tous différents.
Mon être en cet émoi n’est pas indifférent.
Mais je sens dans mon corps un appui, un support.
Et je sens dans mon cœur un canal intérieur.
Je perçois mon esprit comme un outil précis.
Et je vois dans mon âme : l’émetteur haut-de-gamme !
J’ai étendu la main dans un appel d’amour ;
Un divin baisemain qui me répond toujours.
Qui crée mes lendemains sous un tout nouveau jour
Et construit pour mon train le chemin le plus court.
Tableau de Fabienne Barbier
J’ai répondu présent à ta fête aujourd’hui
Je t’avais apporté cette coupe de fruit
C’était une attention, juste un acte gratuit
Ma participation sans un mot sans un bruit
Pour ton anniversaire, j’avais choisi les fruits
Parmi tes préférés, dans les meilleurs produits.
Je les avais dressés en corbeille Feng shui,
Achetés au marché ce matin à Pertuis.
Quand tu m’as invité, la fête terminée,
À finir la soirée tout autour d’un diner,
Je pensais partager sans ambiguïté
Ces fruits mûrs à souhait avec félicité.
Sans que je m’y attende tu t’es montrée méchante.
J’ai lâché les commandes ; ta voix était tranchante.
Tu m’as mis à l’amende de manière effrayante.
Sévère réprimande ! Destruction foudroyante !
Tableau de Fabienne Barbier
J’ai ancré ma barque andalouse
Dans cette crique près de Toulouse.
Ce soir ma chaloupe a le blues,
Ce soir ma chaloupe est jalouse.
J’ai retrouvé ta canotière
Abandonnée près des fougères.
En ramassant ton aumônière,
J’ai pleuré des larmes amères.
Tu es partie sur la méprise,
Ce n’était rien qu’une bêtise,
Dès lors la leçon est comprise,
Ainsi j’ai perdu ma promise…
Tableau de Fabienne Barbier
Tout au bout de ma route,
La fin que je redoute
Ne me laisse aucun doute :
Ma vie au compte-goutte…
Resterai-je à l’écoute ?
Aurai-je l’âme scoute ?
Aller en avant toute
Pour continuer mes joutes ?
Alors lève ton ancre !
Ouvre grand les écoutes !
Ma plume est gorgée d’encre,
Il en pleure des gouttes !
Largue donc les amarres !
Emmène-moi au large !
Sonne le tintamarre
Et emporte ma charge !
Tableau de Fabienne Barbier
Aujourd’hui tu es venue
Me souhaiter la bienvenue.
N’en déplaise à l’ingénue,
Tu t’es mise toute nue…
Au matin tu es partie ;
À ta place dans mon lit,
J’ai trouvé ces floralies
Au soleil de l’Italie !
Je les ai bien rassemblées,
Je les ai mises en bouquet,
Ma maison est enchantée
Et mon cœur désorienté !
Tableau de Fabienne Barbier
Tous les plaisirs de la vie sont offerts
Comme une coupe de fruit pour dessert.
Nous traversons notre part de désert,
Nous avons tous notre part de misère.
Quelquefois un accident nous empreint
De gravité par un choc incertain.
Mais si nous savons demeurer sereins,
Nous devenons un petit peu plus humains.
La vie, c’est comme une coupe de fruits :
Hier amer et sucré aujourd’hui,
Hier du pain sec, aujourd’hui des biscuits…
Tout est payant mais les coups sont gratuits !
Tableau de Fabienne Barbier
J’ai caché pas mal de choses
Hier, dans mon vieux pot-aux-roses,
Déversé mes sinistroses,
Toutes mes pensées moroses.
Arrosé de mes déboires
Égouttés de mon mouchoir,
Cette nuit il était noir
Couleur de mon désespoir.
Ce matin le pot est bleu
De ce bouquet merveilleux
Transformé et lumineux,
Mon cœur devient harmonieux !
Tableau de Fabienne Barbier
Cette flamme éternelle brille dans la lumière.
Toujours elle rappelle mes plus fortes prières.
Tous mes désirs secrets, mes soifs particulières,
Ainsi représentés par cette chevalière.
Tu es mon étendard, le témoin qui annonce
Que j’ai déjà reçu mes plus belles réponses.
Tu étends mon regard et jamais ne renonce
Ni ne s’avoue vaincu et jamais ne s’enfonce.
Chaque fois je te vois tourner vers le soleil ;
À chaque heure du jour tu demeures en éveil.
Quand les ténèbres tombent, tu te mets en sommeil,
Mais quand tu sors de l’ombre, tu sonnes le réveil !
Tableau de Fabienne Barbier
Cœurs de feu, flamboyant, de soleil !
Fleurs de terre, émergeant du sommeil !
Filles d’eau, absorbant la bouteille !
Courants d’air, éclatant sans pareil !
Cœurs de terre, nourrissant mon éveil !
Fleurs de l’eau, séduisant mon oreille !
Filles d’air, suscitant mon réveil !
Flots de feu, scintillant de vermeil !
Cœurs de l’eau, navigant sans pareil !
Fleurs de l’air, butinant les abeilles !
Filles de feu, méditant mes conseils !
Fruits de terre, produisant des merveilles !
Tableau de Fabienne Barbier
Viendras-tu sous la Lune, dans le secret des dunes ?
Mon bateau de fortune mouille dans la lagune.
La nuit est opportune, j’ai l’accord de Neptune !
Viens sans frayeur aucune, viens, rejoins-moi ma brune !
Ce soir dans la brume sans autre costume,
Toi, l’encrier d’écume et moi le porte-plume.
Et comme de coutume, cette nuit sous les plumes,
Que l’amour nous consume à son plus fort volume !
Tableau de Fabienne Barbier
Celle que j’ai aimée, que j’ai presque épousée,
A beaucoup de chagrin depuis que j’ai quitté
Son lit et son foyer, qu’elle m’a jalousé.
Aussi je reconnais ma responsabilité.
N’ai-je pas de la peine, moi qui ai traversé
Océans d’aversions et d’amour transpercé ?
Veux-tu voir les raisons qui m’ont bouleversé,
Arrêter les griefs qui t’ont controversée ?
Tableau de Fabienne Barbier
Accueillante, avenante, tu m’étais apparue
Nimbée de gentillesse et tes mots un peu crus
Ne me dérangeaient pas ; ils étaient bienvenus ;
Et tu m’as embrassé et montrée toute nue.
Mais petit à petit cette rigidité
A grandi et rompu toute l’intimité.
Rien ne te convenait ; tu m’as court-circuité
Invitant à trahir toute notre amitié.
Et je suis à la rue …
… mais j’ai ma dignité.
Tableau de Fabienne Barbier
Savez-vous où est le peintre, le maître de la palette ?
Mais où est passé l’artiste, disparu aux oubliettes ?
Il a laissé ses couleurs s’échapper de sa mallette
Maintenant tout se mélange, tout échappe à sa houlette.
Soudain le bleu de la vague attaque avec les goélettes.
Mais quand sonne la retraite, c’est le retour des sablettes,
Les dunes de sable jaune dominent sur la plagette ;
Puis c’est à nouveau l’assaut commandé par les mouettes.
Puis soudain le jour faiblit, lentement la marée monte.
Le sable blond disparait et sans demander son compte !
Puis le soleil qui se couche enflamme le ciel de fonte ;
La nuit met son couvre-feu sur ce monde noir de honte.
Mais où est passé le peintre ? C’est lui le vrai responsable !
Savez-vous où est l’artiste ? On recherche le coupable !
Il a laissé ses couleurs dans un chaos effroyable.
Maintenant c’est les ténèbres, c’est fini, c’est pitoyable.
Tableau de Fabienne Barbier
J’ai traversé mille dangers, j’ai reçu mille tentations,
Mais je n’ai jamais reculé, j’ai accepté l’humiliation.
Je continue à avancer malgré les dénonciations.
Et je m’attache à progresser en évitant l’aliénation.
Mais après mon initiation, j’ai l’âme en paix et reposée.
J’ai reçu l’illumination, tous les dangers sont oubliés.
Mon cœur vit une association, l’esprit serein est détaché.
Je suis la réconciliation, je suis vainqueur et je suis prêt !
Tableau de Fabienne Barbier
Il montre un visage impassible, tout en lui parait immobile.
Il garde les yeux entre-ouverts mais il entend, il assimile.
Il nous regarde à l’intérieur avec la vision dans son cœur.
Il nous entend de l’extérieur tout en gardant un air songeur.
Il reste calme, indifférent, mais enregistre tous nos mots.
Il prend tout, ne rejette rien, il ingurgite tous nos maux.
Il digère en son intérieur et nous décharge des douleurs
Il régurgite à l’extérieur toutes nos peurs et nos rancœurs.
Tableau de Fabienne Barbier
Devant ma fenêtre au soleil, j’ai exposé mon idéal :
Un bouquet de fleur éclatant, mon altier flambeau floréal.
Il illumine ma maison comme une aurore boréale.
Il est témoin de ma passion de Marseille jusqu’à Montréal !
Ce bouquet expose un appel, il formule de belles intentions.
Un flambeau de fleurs immortelles, un témoignage de l’impossible.
Aucune fleur n’est délaissée, chaque fleur a la prétention
De réaliser le bouquet et percevoir tous les possibles.
Il montre le côté actif, la destination infinie,
Il chasse les peurs et les doutes, il les extrait de votre cœur.
Il veille pendant votre sommeil, vos rêves deviennent plus définis
Vos rêves se changent en inventions et vous devenez des sauveurs.
Tableau de Fabienne Barbier

Percé jusqu’au fond du cœur
D’attaque multiples aussi bien que cruelles,
Misérable anima qui cherchait la querelle,
Malheureux animus d’une injuste rigueur,
Je demeure immobile, et mon âme abattue
Cède aux coups qui me tuent.
Si près de voir ma vie renouvelée,
Ô Dieu, la douleur intestine !
En ce combat mon cœur est l’offensé,
Et l’offenseur le cœur de Martine !
Que je sens de rudes sauts !
Contre mon propre destin mon désir s’intéresse :
Il faut calmer les envies, et perdre les caresses.
L’un m’anime le cœur, l’autre retient mes assauts.
Réduit au triste choix de me trahir moi-même,
Ou de vivre un dilemme,
Des deux côtés mon mal est infini.
Ô Dieu, la douleur intestine !
Faut−il laisser mes efforts anéantis ?
Faut−il punir celle qui les ruine ?
Dans mon corps, dans le sien, dans mon âme, dans mon cœur,
Noble et dure torture, aimable dictature,
Tous mes désirs sont morts, et mes espoirs ternis.
L’une me rend malheureux, l’autre fou de douleur.
Cher et cruel espoir d’une âme généreuse,
Mais ensemble amoureuse,
Digne ennemi de mon plus grand bonheur,
Dard qui cause ma ruine,
M’as-tu frappé pour pousser mon malheur ?
M’as-tu frappé pour perdre Martine ?
Il vaut peut-être mieux mourir dans l’immédiat.
Je le dois à Martine aussi bien qu’à moi-même ;
J’attire en la quittant sa haine et ses problèmes ;
J’attire mon mépris en ne me respectant pas.
À mon plus doux espoir l’un me rend infidèle,
Et l’autre indigne d’elle.
Mon mal augmente à le vouloir guérir ;
Tout redouble ma déprime.
Allons, mon âme ; et puisqu’il faut mourir,
Mourons du moins pour oublier Martine.
Mourir sans bâtir ma maison !
Rechercher un départ si mortel à ma gloire !
Endurer que l’histoire impute à ma mémoire
D’avoir mal soutenu l’honneur et ma raison !
Respecter un amour dont mon âme égarée
Voit la perte assurée !
N’écoutons plus ce mental suborneur,
Qui ne sert qu’à ma ruine.
Allons, lâchons, abandonnons nos valeurs,
Puisqu’après tout il faut m’éloigner de Martine.
Oui, le mental s’était déçu.
Je dois tout à mon cœur avant qu’à ma maitresse :
Que je meure en sautant, ou meure de tristesse,
Je rendrai l’âme pure comme je l’ai reçue.
Je m’accuse déjà de trop de négligence ;
Agissons avec diligence ;
Et tout honteux d’avoir autant lâché,
Ne soyons plus dans la ruine,
Puisqu’aujourd’hui mon cœur est l’offensé,
Si l’offenseur est le cœur de Martine.
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Fille du vent, fille de l’air, ton étendard flotte en soupirs.
Tant que tu cours, tant que tu vis, ton drapeau vit tes souvenirs.
Âme guerrière et chasseresse, les fleurs racontent tes histoires.
Fille de feu, fille de l’eau, tous les fruits chantent tes victoires !
Les fleurs t’apportent guérison ; elles donnent un champ d’énergie.
Et Il n’existe nul endroit où ce champs-là n’existe pas.
Il est présent dans l’ADN et ce processus en surgit.
Cette force est omniprésente c’est la fine fleur des repas.
Fille du vent tu es reliée, ton étendard est l’intention
Que tu ranimes à l’intérieur et te rapproche de ta source.
Car tout le règne végétal est en parfaite proportion
Avec les forces de l’écho qui résonnent durant ta course.
Suis bien le vent de l’intuition, ton baromètre intérieur !
Laisse-toi porter dans le vent car la réponse est dans le vent !
La solution à tous tes maux, de tous les problèmes extérieurs,
C’est dans l’écho de chaque brise que tu te remets en avant.
Tableau de Fabienne Barbier
Il est au cœur de l’Univers, frontière entre Esprit et Matière.
Il engendre avec les étoiles, produit des fruits de ses prières.
Il enfante au sein de la Terre, porte des enfants de lumière.
Ses bras répandent de l’amour, rallie les âmes en sanctuaire.
C’est l’amour qui coule dans sa sève, elle rallie toutes les branches.
Elle conjugue connaissance avec le fruit de ses racines.
Elle harmonise la conscience de branches fermes, puissantes et franches.
Elle relie la Terre-Mère en nous transmet sa médecine.
Approchez-vous de l’Arbre-Mère, à bras le corps et sans manière !
Réalisez votre intention et multipliez votre chance !
Éliminez le négatif, concentrez-vous sur la charnière,
Le cœur même de l’intention, celui qui crée en alliance !
Si nous nous sentons aussi mal et si nous recherchons le stress,
Nous créons là des réactions qui retirent toute attention.
Gare aux maladies et aux chocs qui vont arriver en excès !
C’est pourquoi il faut activer ses pensées de bonnes intentions.
Si vous êtes de bonne humeur, contactez bien vos intentions,
Car, même en crise, vous allez bien, si vous utilisez l’humour !
Prenez conscience de votre stress, ses sentiments plongent en tension.
Puis, recherchez quelle pensée redonne sourire, renvoie l’amour.
Tableau de Fabienne Barbier
Tournesols sentinelles, mon armée de lumière,
Tous vaillants dès l’aurore, debout sur la clairière.
Fidèlement ils servent la cause templière,
Soldats du Roi Soleil, la cheville ouvrière.
Partout sur la planète, des Alpes à la Cordillère
Ils forment une chaîne, solide cordelière.
Prêts à intervenir, main sur la poudrière,
Juchés sur les bruyères, la fleur mise en œillère.
Tableau de Fabienne Barbier
Elle embrasse, elle enlace, elle serre, elle étreint,
La plage aux deux bras d’or au silence restreint.
La vague arrive en force et puis elle s’astreint
Elle s’amplifie puis, déferle avec entrain.
Mille feux s’illuminent quand explose la vague.
Mille étoiles scintillent comme au fil de la dague.
La plage aux deux bras d’or s’étend sur la madrague
Et le soleil se lève à l’heure de Copenhague.
Tableau de Fabienne Barbier
Prince trahi, prince oublié, prince déchu,
Prince échappé, tu t’es enfui, tu t’es perdu.
Ici prend fin ton odyssée inattendue.
Abandonné et rejeté, tu es fourbu.
Sur cette plage aux eaux sauvages tu cherches en vain
Un magicien ou un oracle ou un devin,
Quelqu’un qui sait où tu poursuivras ton chemin…
Est-il écrit ? Qu’a donc tracé ton écrivain ?
Bientôt le ciel se lèvera sur ton destin.
Tu cesseras de fuir comme un fou clandestin.
Tu vas trouver, l’intuition guide ton instinct.
Ton avenir se concrétise, devient distinct.
Tableau de Fabienne Barbier
Elle apparut dans un regard couleur de feu.
Sa jolie voix portait un timbre mélodieux.
Une âme espiègle s’agitait derrière ses yeux.
Son cœur d’enfant teintait son sourire malicieux.
Dès le début elle a joué avec le feu
M’a entraîné dans ses délices capricieux
Hypnotisé par ses beaux iris camaïeux
Je me suis immergé dans ses pièges moelleux.
Corps de sirène, Cœur de silex, Être amoureux,
L’âme conjugue et se consume avec le feu.
Seins envoûtants, fesses ardentes, sexe odieux,
Tu me tourmentes et tu me tentes et c’est l’adieu.
Tableau de Fabienne Barbier
Elle agite les flots, elle porte mes mots,
Aussi loin, aussi haut, elle va allegretto.
Toutes les molécules, toutes les particules
Balancent et basculent, de l’aube au crépuscule.
J’y inscris mes messages, j’y fais le remplissage,
J’y joins l’affranchissage et c’est l’amerrissage.
Mes S.O.S. amers, signés de ma bague,
Mes bouteilles à la mer, voguent sur la vague.
Tableau de Fabienne Barbier
J’ai entrepris ma voie sans regard en arrière ;
J’ai atteint des rivages qui me semblaient de pierre
Mais se sont révélés n’être que de poussière…
Mon coeur est un creuset éprouvé de matières !
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Qui cesse d’être un ami ne l’a jamais été,
Et plus mon cœur y pense et plus il est blessé,
On n’accuse jamais sans quelque peu mentir,
Mais je ne pardonne pas à qui m’a fait rougir.
Claude Lelouch – La Belle Histoire.
Il est né ce matin, le petit port nippon
Dans le creux des bassins, ce havre cache-tampon
Il est né de la terre, accouché sur les ponts
Le soleil est son père, dressé comme un lampion.
Le pays de la mer et du soleil levant.
Un pays de montagne, une source de paix.
Dans les temples shintô le mythe est loin devant,
Au cœur de la nation et dans l’art de l’épée.
Pas de philosophie, pas de rite, pas d’écrits.
Une force puissante frémit, spirituelle.
Son âme mystérieuse se tapit dans les cris
De joie et d’émotion du cœur perpétuel.
Tableau de Fabienne Barbier
Sur son front l’escarboucle,
Couronne sur ses boucles,
Observe les humains
D’un œil sur leur chemin.
Cette pierre précieuse
Dont elle est la bailleuse
Est bien dissimulée
Dans les bras des marais.
Quand la vouivre est partie
Si le pirate hardi
Veut la subtiliser
Elle reste aux aguets
Des trésors souterrains
Aujourd’hui et demain.
Tableau de Fabienne Barbier
Heureuses sont les barques, après un beau voyage,
De venir s’échouer enfin sur cette plage
Après avoir conquis de leur accastillage
Mille-et-une contrées d’un adroit convoyage.
Elles ont ramené mille-et-un coquillages
Incrustés dans leurs coques comme des corbeillages.
Elles attendent là, pour leur déshabillage,
Jusqu’à être appelées pour le prochain mouillage.
Elles rêvent souvent de terribles pillages
Elles fantasment et crient en chœur « à l’abordage !»
Ces vaisseaux animés portent dans leur sillage
Mille-et-un rêves encore et bien plus davantage !
Tableau de Fabienne Barbier
Le départ est donné, toutes se précipitent
Dans la fièvre enflammée de la course-poursuite.
Toutes n’ont qu’une idée qui dicte leur conduite :
C’est de renouveler la flore décrépite.
Voyez-les s’activer ! Elles font les trois-huit
Pour tout illuminer quasiment tout de suite !
Car c’est leur destinée, leur offrande gratuite,
D’offrir l’amour inné de leur nature instruite.
Tableau de Fabienne Barbier
Hissez haut vos couleurs, chevaliers de lumière !
Présentez les honneurs, cavaliers de la mer !
La force dans vos cœurs portera la bannière
De cet astre vainqueur sur ces eaux printanières.
J’aime voir dans vos voiles le vent souffler l’espoir.
Ce moteur est puissant et reste universel.
Dans vos ailes gonflées je me vois en miroir
Et quand vous chavirez, c’est mon cœur qui chancelle.
Nous sommes les enfants d’une même lignée.
Vous, filant sur les mers, moi, par procuration.
Mais c’est le même vent dans vos voiles alignées
Qui me souffle l’esprit et mon inspiration.
Mais en vous regardant, chevaliers de lumière,
C’est en vous chérissant que j’apprends à m’aimer.
Et c’est ce même écho d’une allure familière
Qui résonne en mon corps et mon cœur enflammé.
Tableau de Fabienne Barbier
Fleur au brasier ardent ! Fleur au cœur débordant !
Pour qui briller autant d’un éclat abondant ?
Tu t’embrases aujourd’hui pour enchanter ma mère
Et tu t’épanouis pour enfanter ma chair !
Prise au buisson ardent, elle conserve le feu
Qui brûle sans consumer d’un soleil éternel
C’est la fleur des vestales et sert de boutefeu
Pour transmettre la flamme à toutes les chandelles.
L’artiste a eu du mal à fixer sur la toile
Cette fleur qui enflamme le cadre et le tissu
Seul un peintre-pompier de quatre ou cinq étoiles
En fixera le feu dont il en est issu !
Tableau de Fabienne Barbier
Cette rose arrosée à très petites doses
S’épanouit aujourd’hui d’une métamorphose.
Son cœur est détonant, c’est pour lui seul que j’ose
Souhaiter l’anniversaire dans un élan grandiose.
J’y mets toute mon âme, je me fais virtuose
Pour compter ses trésors et bien mille autres choses.
Tableau de Fabienne Barbier
Ce tapis de fleurs blanches posé sur l’eau mouvante
Me raconte à l’oreille, d’une langue vivante,
Les mémoires oubliées et des plus émouvantes
Des amours passionnées, poignantes et captivantes.
C’est là que les sorcières se transforment en grenouilles
Car pour faire l’amour, c’est une panacée
Jouant sur l’équilibre du soleil qu’elles mouillent
Et de l’eau du marais toute encadenassée.
Mais le plus beau spectacle, c’est le soir au coucher
Qu’on voit toutes les fées y donner des ballets
Dans leurs robes d’étoiles dans la grâce accouchée
Engendrées par la lune, elles sont toutes emballées !
Mes plus beaux souvenirs c’est sur ces nénuphars
Que j’ai connu l’amour sur les limbes étalés
Avec la fée clochette juste vêtue de fards
Elle m’a initié aux charmes pétalés.
Tableau de Fabienne Barbier
Éclabousse-moi fort, coquelicot sauvage !
Enveloppe-mon corps de ton rouge pavage !
Ton limbe de satin, sublime coquillage,
Excite mon corps sain et l’emmène en voyage !
Ouvre grand tes pétales, laisse-moi m’installer
Sur ton tapis volant déployé sur l’azur.
Laissez-moi m’envoler, laissez-moi m’en aller,
Je suivrai les oiseaux au-dessus des masures.
Le contact de ta peau me rappelle la femme,
Membrane délicate juste sur l’ouverture,
Quand je lui fais l’amour et que son cœur m’enflamme,
Son doux gémissement ressemble à ta texture.
Rouge comme mon sang que j’ai cent fois versé,
Rouge comme son sang du cycle menstruel.
Tu nous rappelle aux cœurs cent fois bouleversés.
Coquelicot sauvage, tu n’es pas si cruel !
Tableau de Fabienne Barbier
Ils sont tous les témoins de notre astre solaire,
Toujours ils nous rappellent notre foyer stellaire.
Ils le suivent fidèles et tout au long du jour
Avec les autres plantes et les belles-de-jour.
Leurs yeux sont grand ouverts à l’unanimité.
Ils prononcent ensemble la même volonté.
C’est la voix du soleil en équanimité
Clamée de mille voix, le regard affronté.
Prenez les tournesols, tournés vers le soleil.
Prêtez-leur bien l’oreille vous allez écouter :
C’est la voix du soleil qui multiplie l’éveil
Et résonne à l’envi en valeur ajoutée.
Pareilles à nos cellules, pareilles à nos âmes,
Mon réseau d’entités est fixé sur l’écho.
Je sens s’additionner leurs voix comme des lames
Capable d’égaler la force d’une loco.
Tableau de Fabienne Barbier
Je sens ces rayons d’or qui émanent de toi
M’atteindre dans mon corps au plus profond de moi.
Et ces volutes bleues qui sortent de tes ailes
Réveillent dans mes yeux une onde immatérielle.
Enveloppe-moi fort, j’ai besoin de ton aide
Peu m’importe la mort si tu es le remède
À toutes ces blessures qui me creusent le cœur ;
De toutes ces morsures, tu es libérateur !
Tableau de Fabienne Barbier
Flamboyant de lumière, brillant de mille feux
Illuminant le monde d’un éclat boutefeu
Je reçois ta puissance, tu m’en mets plein les yeux
Toi l’astre qui honore mes amis, mes aïeux.
Tous mes bateaux s’allument, leurs voiles se consument.
Tous les mâts étincellent comme fer sur l’enclume.
Sur les eaux endormies, les rayons de ma plume
Agitent cette crique et la sort de la brume.
Des lueurs apparaissent sur les extrémités
Par les feux de Saint-Elme avec obscénité
Comme des farfadets avec sérénité
Frappant leurs homélies codées d’éternité.
Le feu de Saint-Elme est un phénomène physique, ne se produisant que dans certaines conditions météorologiques, qui se manifeste par des lueurs apparaissant surtout aux extrémités des mâts des navires et sur les ailes des avions certains soirs. Ce phénomène se crée parfois aussi en très haute altitude, au-dessus des cumulonimbus. Dans ce cas, on parlera de « farfadets ».
L’avez-vous vue passer, cette ligne tendue ?
Cette onde qui s’avance, cette vie dépendue ?
C’est mon cœur, c’est mon âme qui se sont distendues
Et traversent les flots bleus de l’inattendu.
Je ne suis que la crête, m’avez-vous entendu ?
Je ne suis que le son d’un accord suspendu
Parfois désaccordé dans des malentendus,
Parfois harmonisé dans l’amour répandu.
Mais j’aime être la vague avec sous-entendus
Qui relie par le monde les grandes étendues.
Mais j’aime être la lame avec, bien entendu,
Le sac et le ressac comme un fil surtendu.
Tableau de Fabienne Barbier