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  • L’ange enflammée

    L’ange enflammée

    Apparue comme un rêve qui m’a ensorcelé,
    Couronnée de lumière partout étincelée,
    L’Aurore Boréale t’avait auréolée,
    Nimbant ta chevelure de flammes à la volée.

    Le bruissement léger de tes ailes épaulées
    Enchantait mes oreilles toutes déboussolées.
    À ta voix sans pareille au timbre un peu voilé,
    S’accordait ton sourire tentant de rigoler.

    Une robe légère d’un blanc immaculé
    Soulignait ta poitrine à peine aréolée.
    Ton corps par transparence m’avait affriolé,
    Tu m’as pris par la main pour me farandoler.

    Ô bel ange, que j’aime avoir dégringolé
    De la plus haute branche avant de m’envoler.
    Je t’écris cette lettre d’amour épistolé
    En pensant à nos noces pour nous deux convoler !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La coupe au rasoir

    La coupe au rasoir

    Sa vie est partagée, elle a plusieurs patries.
    La montagne ou la mer ? Elle cherche sa matrie.
    Mais elle n’a pas besoin d’aller en psychiatrie
    Pour manier le rasoir avec idolâtrie.

    Elle opère sur vous la coupe énergétique,
    Initiée, diplômée de Rémi-Portraitique,
    Médecine chinoise et sagesse esthétique,
    Avec un soupçon de mécanique quantique.

    Elle conjugue « bien-être » à la touche artistique.
    Les mémoires du corps redeviennent authentiques.
    Le cheveu stimulé, c’est caractéristique,
    Reproduit dans le corps l’effet initiatique.

    Elle joue du rasoir comme un bâton magique !
    Une adresse à la fois pure et acrobatique !
    Elle est connue partout jusqu’à l’Adriatique !
    Elle a sa renommée, elle est thérapeutique !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le voyage solitaire

    Le voyage solitaire

    Je suis au gouvernail de mon bateau fragile.
    Ma barre est de métal mais mes pieds sont d’argile.
    Je navigue au hasard sur les pas de Virgile.
    Je ne suis pas marin, je suis né à Saint-Gilles.

    Je ne suis sûr de rien ni de ma destinée.
    Peu m’importe au final que ma vie soit ruinée
    Si je n’ai pas trouvé ma douce vahiné
    Avec qui je vivrai l’amour concubiné.

    Mais je n’ai pas encore rencontré l’autre rive.
    Le brouillard m’environne, je suis à la dérive.
    Si je m’égare trop, il se peut que j’arrive
    En direction des côtes de Tananarive.

    Mais Dieu est ma boussole et mon cœur est tranquille
    Aussitôt que j’aurai dépassé la presqu’île.
    N’en déplaise à ceux qui m’ont traité d’infantile ;
    Ce sont eux qui seront mon vrai talon d’Achille !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La frontière dimensionnelle

    La frontière dimensionnelle

    Je me tiens sur le seuil, juste sur la frontière,
    Les pieds enracinés sur la terre côtière,
    Le regard absorbé par la mer tout entière
    Et la tête épousant cette voûte altière.

    Je suis la porte étroite, la percée frontalière.
    Mon corps offre à ce monde une chair hôtelière,
    Le sang coule en mon cœur de façon régulière,
    J’en ai caché le feu à la belle geôlière.

    Je me tiens sur la plage brandissant la bannière.
    Je suis un conquérant, d’une trempe pionnière.
    Je suis la porte étroite, je suis une charnière
    Entre ces quatre mondes et mon âme prisonnière.

    Oserai-je, enfin, soulever la barrière ?
    Serai-je audacieux pour embraser la poudrière ?
    Partirai en avant sans retour en arrière ?
    J’en fais mon idéal, j’en fonde ma prière !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Ondes & nues

    Ondes & nues

    Le ciel ne parle pas, il ne parle à personne.
    Il s’habille de gris aux couleurs de l’automne.
    Je ne connais pas l’ange qui ainsi le maçonne,
    Mais il a tout enduit sur la côte bretonne.

    Les cris des cormorans, rabotant les consonnes,
    Pleurent comme l’archet des violons de l’automne.
    Ces sanglots larmoyants blessent mon cœur et sonnent
    Comme un glas inquiétant, sinistre et monotone.

    Pour qui sonner encore, Ô reine Carcassonne ?
    J’en ai la chair de poule et ma tête hérissonne !
    Que cette nuit la grande et la petite oursonne
    Viennent un peu égayer mon âme mollassonne !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • En attendant la vague

    En attendant la vague

    J’ai souvent traversé ces passages à quai,
    Attendant la marée et restant aux aguets.
    Le temps s’immobilise et pousse son loquet.
    Je tente une ouverture et je cherche le gué.

    J’entends passer au large des bateaux les sirènes
    Qui suivent sous le vent la route américaine.
    Ils vivent à l’horizon détachés de ma peine
    Dans une dimension réduite à leur carène.

    Je sais bien que la vague arrivera bien vite.
    Je n’en ai pas le doute et la peur, je l’évite.
    Mais l’inactivité me provoque l’invite
    D’une larme attardée, une conjonctivite.

    Mais je ne tombe pas dans l’illusion du temps.
    Je sais bien que mon bonheur est dans le présent.
    Le futur n’est rien d’autre qu’un égarement.
    Mon bien-être est ici, il est omniprésent.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Rêves & Reflets

    Rêves & Reflets

    La mer a des reflets curieux et scintillants.
    J’allais ce matin-là, d’un esprit pétillant,
    Chercher l’inspiration, trouver du croustillant,
    Espérant découvrir un signe émoustillant.

    Au détour d’un rocher, j’ai été étonné ;
    Toute une pluie d’étoiles avait tourbillonné
    Comme si plusieurs cloches avaient carillonné
    De timbres de lumières hallucinationnés.

    Ces étoiles ont formé un petit escalier
    M’invitant à monter pour être le premier.
    Écoutant mon courage et mon cœur de pionnier,
    Lancelot de la mer, me voici chevalier !

    Porté par la lumière, au-dessus des roseaux,
    Je rejoins les mouettes et les autres oiseaux.
    Je chevauche Pégase l’écume aux nasaux.
    Chantez mesdemoiselles et autres damoiseaux !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le long des rives

    Le long des rives

    J’aime marcher le long des rives
    Tandis que la pluie fouette mon parapluie.
    Je laisse mon coeur écouter ses rêves
    Et je nettoie mon corps de tous ses ennuis.

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  • J’ai ouvert mon coeur au Soleil

    J'ai ouvert mon coeur au Soleil

    Inondé de lumière, j’ai ouvert mon coeur au Soleil.
    Inondé de bonheur, j’ai laissé sortir mon coeur d’enfant.
    Je l’ai laissé exprimer sa joie, sauter, rire et danser.
    J’ai largué mes amarres et mon bateau s’est éloigné.
    Avec lui tous mes soucis sont partis.
    Je reste dans la lumière et je ris et je ris !

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  • Rêverie sur le rivage

    Rêverie sur le rivage

    Juste au bord de la mer, quand j’atteignis la grève,
    Mon imagination m’a noyé dans les rêves.
    Avant que je ne sombre dans la seconde brève,
    J’ai vu tout s’effondrer, sans répit et sans trêve.

    Les sables ont tremblé et se sont recourbés ;
    J’ai eu juste le temps de ne pas m’embourber.
    J’étais impressionné, tellement perturbé
    Que j’en ai eu l’esprit quasiment masturbé.

    Soudain venant des nues, les cumulonimbus
    Se sont tous regroupés vers les cunnilingus.
    Un phare obéissant vite à ce stimulus
    S’est dressé devant moi, debout comme un phallus !

    Le paysage enfin s’est ouvert à mes yeux ;
    J’ai compris qu’on m’offrait le fier vaisseau de Dieu.
    Je pars à l’aventure au destin ambitieux,
    J’en suis le capitaine, je vous fais mes adieux !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le cadre aux quatre éléments

    Le cadre aux quatre éléments

    J’ai trouvé au marché ce vieux cadre oublié.
    Je l’ai dépoussiéré ; il venait d’un grenier.
    Je l’ai bien nettoyé sans bourse délier.
    Il me fait voyager car je suis casanier.

    Aussitôt installé, le soir mon plafonnier
    Devint illuminé éclairant le quartier…
    Les murs ont envolé, d’abord mon canotier,
    Puis ils ont dispersé mes dossiers, mes papiers…

    Ce matin mon parquet sentait le vieux thonier,
    La pièce est inondée, j’ai de l’eau plein les pieds…
    Dans la rue les pavés sont sous un sablier,
    J’ai même vu passer plein de caravaniers…

    Je crois que j’ai fêlé la tête au cafetier !
    De ce cadre trouvé je suis embastillé !
    Au secours, écoutez le cri du prisonnier !
    Prévenez les pompiers et les carabiniers !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Et le pot refleurira

    Et le pot refleurira

    Il refleurit encore et encore aujourd’hui.
    Hier pot-aux-roses il fut, avant qu’il fasse nuit,
    Ce matin, pot-au-bleu, au soleil, il reluit ;
    Une fois de plus le miracle s’est produit.

    Une source de vie : Le trou vert reverdi !
    Comme l’opéra-dit : Le trouvère de Verdi !
    Un spectacle éblouit : le couvert resplendit !
    Un prodige inouï : le couvercle est rempli !

    À cette dimension, l’univers s’accomplit
    Par circonvolutions, merci Fibonacci !
    L’espace-temps doublé par une autre magie :
    Les sept dimensions, ici, toutes réunies !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Les messagers de Neptune

    Les messagers de Neptune

    Ils s’échouent sur la berge, explosent sur la plage.
    Les bouteilles englouties délivrent leurs messages.
    Ils traversent les mers résistant aux roulages,
    À dure école ils ont fait leur apprentissage.

    Regardez leurs assauts après leurs longs voyages :
    Ils affrontent bateaux, et mille appareillages !
    Regardez l’abordage hardi de leur sillage :
    Ils déferlent intrépides et écument de rage !

    Je vous admire, fiers messagers de Neptune !
    Vous qui communiquez partout mes infortunes !
    Votre courage et votre force sont opportunes !
    Vous qui transmettez par le monde ma vraie fortune !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La femme-glaise

    La femme-glaise

    Elle tourne et retourne tout autour de son pot,
    Elle forme et façonne sans prononcer un mot,
    Son ouvrage l’absorbe et marque le tempo
    De ses jours et ses heures passées à l’entrepôt.

    Elle manie la terre en fait naître des cruches
    De la taille d’un œuf et même un œuf d’autruche.
    Absorbée, occupée comme l’abeille à sa ruche,
    Elle aime son métier et c’est sa coqueluche.

    Elle y met tout son cœur, elle crée le bonheur !
    Si vous lui demandez elle saura sans erreur
    Vous modeler un broc d’un style avant-coureur
    Comme vous n’en découvrirez nulle part ailleurs !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le vieux raccommodeur

    Le vieux raccommodeur

    Il est seul à son ouvrage, il y met tout son courage !
    Installé sous les ombrages, juste à côté du rivage,
    Il fait le raccommodage, répare les déchirages
    Devant un aréopage de barques mises à l’ancrage.

    Il contracte le cintrage, apprécie l’équilibrage,
    Vérifie tous les métrages, allège les rembourrages.
    Il a connu des naufrages, de violents coups de cirage,
    Des tempêtes et des outrages, parfois brut de décoffrage !

    J’en perçois le déchiffrage des rides sur son visage.
    J’en dessine un crayonnage après je passe à l’encrage.
    Pour terminer le centrage de mon petit court-métrage,
    J’en peaufine le cadrage pour respecter l’arbitrage.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La cité à fleur de l’eau

    La cité à fleur de l’eau

    Je n’ai pas trop les pieds sur terre, je suis marin.
    Je n’ai pas trop les pieds dans l’eau, je suis à terre.
    De la fenêtre de l’hôtel héliomarin
    Je vois passer des petits cotres d’Angleterre.

    Je me suis enivré d’odeur de romarin.
    Le sol ondule et les maisons sont de travers.
    Je vais me faire houspiller par les mandarins
    Mais je vais fuir par le balcon du presbytère.

    J’ai rencontré une vendeuse de tamarin ;
    Sur son bateau elle m’a proposé un verre,
    Puis elle m’a servi un plat de navarin.
    Oubliez-moi, je n’ai plus l’esprit terre-à-terre !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Aux premières lueurs de l’aube

    Aux premières lueurs de l’aube,
    Tandis que la Terre s’éveille,
    Le Soleil nourrit les couleurs de ses filles.

    Aux premières lueurs de l’aube
    J’ai ancré mon bateau sur la rive
    Et je suis parti cueillir les couleurs de la Terre…

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  • Là où va l’oiseau

    Parfois je vais là où va l’oiseau,
    Parfois je monte là où montent les rêves,
    Parfois je m’élève là où pointent les cimes,
    Parfois j’atteins ma nourriture.

    Source : Photos for Sale – Fine Art America

  • Bien ancré à mon rocher

    Bien ancré à mon rocher

    Bien ancré à mon rocher, je laisse le fleuve dériver.
    Mon bateau est à quai et je reste aux aguets
    Prêt à repartir au moindre signe,
    Prêt à t’écrire quelques lignes.

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  • Les plus beaux

    Les plus beaux

    Les plus beaux animaux courent libres dans la nature.
    Les plus beaux hommes vivent libres dans leurs rêves.
    Les plus belles femmes aiment librement dans leur coeur.

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  • Le bisou bec-à-bec

    Le bisou bec-à-bec

    Et si on se faisait un bisou bec-à-bec ?
    On s’envole vers la plus haute branche,
    On prend un bain de lune,
    On s’asperge d’étoiles,
    On se baigne de paradis,
    Le coeur serein !

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  • Le fleuve du silence

    Le fleuve du silence

    Sur le fleuve du silence je plonge ma pagaie
    Et j’avance sans bruit dans la nuit.
    Je parcours les rives de mes rêves.
    Je sais où je vais et mon ange me guide.

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  • Mon double et moi

    Mon double et moi

    Mon double et moi menons nos vies en parallèle,
    Nous ne nous rencontrons jamais.
    Peut-être avant la naissance ?
    Peut-être au bout de la vie ?
    Nous cheminons ensemble et rions de concert.

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  • J’ai ramené cette fleur pour toi

    J'ai ramené cette fleur pour toi

    J’ai ramené cette fleur pour toi.
    J’ai cherché la toison d’or à l’autre bout de la Terre.
    J’ai trouvé le Soleil de la vie.
    J’ai cueilli sa fille baignée d’or et de lumière.

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  • La nuit, tous les élémentaux

    La nuit, tous les élémentaux

    La nuit, tous les élémentaux s’activent en secret.
    Quand l’aube darde ses rayons, on aperçoit les retardataires ;
    Ceux qui voulaient bien faire leur travail.
    Remercions-les !
    Nous leur devons les plus belles merveilles…

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  • Pour apprendre à chanter

    Pour apprendre à chanter

    Pour apprendre à chanter, l’oiseau écoute la Terre
    Pour entraîner sa voix, il se gorge d’étoile
    Pour affermir son chant, il se nourrit de rosée
    Pour séduire sa belle, il exhale l’amour.

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  • Sur les eaux dormantes du lac

    Quand l’aube luit sur les eaux dormantes du lac,
    J’ancre tous les bateaux de mon corps,
    J’encre toutes les lignes de ma vie.
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    Source inconnue. Si l’auteur de ces images reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer

  • Le Voyageur, le Conquérant, le Maître et le Sage

    Le Voyageur décide son chemin dès l’aube.
    Le Conquérant marche d’un pas confiant à midi.
    Le Maître parcourt son domaine le soir.
    Le Sage expérimente la nuit.

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  • Sur le dos de la Dune

    J’aime marcher sur le dos de la Dune.
    J’aime courir au reflet de la Lune.
    J’aime rire et chanter sur les beautés de la Terre.

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  • Dans la quiétude du moment

    Un soir dans la quiétude du moment,
    Immobile avec les oiseaux de passage,
    Transporté par la beauté immobile,
    Pénétré de la lumière d’or.

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  • L’ange de l’onde

    L’ange de l’onde

    Vers la gauche il regarde et se tient sur ses gardes,
    Vers la droite il s’attarde hésitant par mégarde.
    Le cœur de l’ange hasarde, cet ange, l’âme hagarde,
    Oscille entre avant-garde et entre sauvegarde.

    C’est le prince de l’onde à l’humeur furibonde.
    D’une allure faconde pour commencer sa ronde
    Et d’une âme féconde à la même seconde.
    Son esprit vagabonde, sa nature est profonde.

    Ange de l’eau, tu mens ! Tu vis l’atermoiement !
    Ange de mer, suspends ta pendule d’argent,
    Ange de l’océan, tes quarante rugissants,
    Ange des grands courants, l’éternel louvoiement !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La femme à soixante ans

    La femme à soixante ans

    La femme à soixante ans est toujours attirante.
    Elle a, au fil des ans, acquit l’âme vaillante.
    Elle va souriant dans sa vie rayonnante.
    Elle vit patiemment dans la voie souriante.

    Elle a, évidemment, une humeur chancelante.
    Elle a mille tourments mais jamais défaillante.
    Tous ses millions d’enfants dont elle est bienveillante
    Lui rappellent tout le temps sa nature accueillante.

    J’ai pour elle vraiment une pensée charmante.
    Elle est belle et pourtant restera flamboyante !
    Dans mon cœur cet enfant demeurera brillante
    Car elle est maintenant à jamais pétillante !

    La femme à soixante ans est toujours attrayante.
    Son cœur a soixante ans, son âme est clairvoyante.
    Elle offre à ses amants une peau croustillante.
    Ses soixante printemps la rendent émoustillante !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La femme-flamme

    La femme-flamme

    Femme-flamme, dans la douceur de ton foyer brûlant,
    Je t’ai vue émailler plein de jolis enfants.

    Femme-flamme, dans l’atelier, sur le tour du potier,
    Je t’ai vue façonner des fils sur ton chantier.

    Femme-flamme, dans la chaleur de ton four rougeoyant,
    Je t’ai vue embraser des filles en chantant.

    Femme-flamme, tes mains de feu connaissent leur métier,
    Alors fais-moi l’amour, je vais te marier.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Les mâts

    Les mâts

    Je les vois tous tordus, je le juge foutus,
    Ils sont tous distendus comme un malentendu.
    Mais quels sont ces fichus mâts sûrement mordus,
    Par je ne sais quel gus, sinistre individu ?

    Mais ce n’est qu’un reflet que je vois s’agiter.
    Je n’ai pas observé que la réalité !
    Ce que je vois courbé n’est pas vraiment l’objet,
    Mais l’image immergée dans une ambiguïté.

    Il ne faut pas prétendre à toujours tout comprendre.
    Car il vaut mieux attendre que se laisser surprendre.
    Ce qui n’est que méandre et illusion à prendre
    Permet parfois d’apprendre à connaître et entendre.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Popoterie

    Popoterie

    Je change de crèmerie pour la popoterie :
    Impasse papeterie, pressez la sonnerie
    Pour un charivari à la toile émeri !
    On papote et on rit comme des canaris !

    Quand le vin est tiré au début de l’été,
    Il faut rire et chanter et pas se lamenter
    Si je t’ai invité(e), c’est pour ton amitié
    Et pour nous préserver un peu d’intimité.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La vague étendue

    La vague étendue

    J’avais la cervelle qui faisait des vagues.
    Arrivait le sac comme un coup de dague,
    Venait le ressac, comme écho de drague,
    Comme des chars russes au printemps de Prague.

    De la marée haute dont les flots m’emportent,
    À la marée basse, comme feuille morte,
    J’avais dans la tête des émotions fortes
    Broutant mon cortex comme une cohorte.

    La vague déferle les vertiges opèrent
    Des effets de gerbes, perte des repères.
    La vague s’étale et je désespère.
    La vague reflue j’appelle mon Père !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le Pot-aux-roses

    Le Pot-aux-roses

    Ce n’était pas grand-chose, juste un vieux pot-aux-roses.
    Pour mes pensées moroses, mes moments de psychose.
    À toute petites doses ou jusqu’à l’overdose.
    Priant que ça éclose, pour la métamorphose.

    Hier j’étais offensé lorsque tu m’as blessé.
    J’y ai alors déversé mes mauvaises pensées
    Arrosées d’un’ pincée des glandes sébacées,
    Fuyant les opiacées car j’en avais assez.

    Je laisse ainsi croupir les mauvais souvenirs.
    Je les laisse pourrir sans regret survenir.
    Je laisse ainsi mourir pour ne rien retenir.
    Je m’en vais me nourrir, je vais m’entretenir.

    Le miracle s’opère sans que je désespère.
    Je m’adresse à ma mère, ma vie n’est plus amère.
    Je m’adresse à mon père, je n’ai plus de repère.
    Je lâche mes colères pour que mon cœur prospère.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Assis sur le rebord du monde

    Assis sur le rebord du monde,
    Je pense à la Terre où j’appartiens
    Et j’entreprends mon voyage
    Qui a déjà commencé.

    « Whistling Winds » par Enjo Mathew .

  • Les couleurs de la Terre

    Les couleurs de la Terre nous montre comment plaire.
    Les couleurs de la Terre nous montre comment apprécier la beauté.
    Comment partager les plus belles choses.
    Comment accueillir les couleurs du temps.

    Image trouvée sur Google sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La fraternité des hommes

    La fraternité des hommes en marche est plus puissante que le vent.
    L’amour des hommes est plus fort que les eaux du ciel.
    L’amitié des hommes est plus solide que la Terre
    Et leurs femmes sont leur Soleil.

    Image Masai sur https://galeri.uludagsozluk.com/g/masai/8 .

  • Seul sur le fil de la vie

    Je marche seul sur le fil de la vie qui me relie vers toi.
    Tantôt ballotté par le vent,
    Tantôt fouetté par la pluie,
    Mais je reste déterminé à arriver !

    Photo d’Izidor Gasperlin sur https://izidorgasperlin.com/clanki .

  • Les filles de la Terre

    Les filles de la Terre portent l’eau de la vie !
    Les filles de la Terre apportent la joie dans les cœurs !
    Les filles de la Terre tissent l’amour dans la vie !

    Image trouvée sur Google sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les ressources de la Terre

    Les ressources de la Terre nourrissent le Corps.
    Les forces du corps nourrissent le Cœur.
    L’amour du Cœur nourrit l’Esprit.
    La compassion nourrit l’âme.
    La méditation nourrit Dieu.

    Image issue de “Master of Gold Medals”, Chine – Photo de Xiaoxi Liao sur https://fr.slideshare.net/slideshow/master-of-gold-medals-chinese-photographer-xiaoxi-liao/73717215 .

  • Tombée d’Automne

    Tombée d’Automne

    Pour une nouvelle fois encore, la nature meurt et puis s’endort.
    Dans un ultime dernier effort, elle éteint tous ses miradors.
    Les fleurs des champs, les boutons d’or, elle les met au coffre-fort.
    Dans un instant des météores vont sonner l’heure de la mort.

    Ne craignez rien ! N’ayez pas peur ! Tandis que tout va s’endormir.
    Les sentinelles surveillent l’heure et restent en éveil sans faillir.
    Fidèlement soldats d’honneur ils conservent les souvenirs.
    Et sauront rendre les couleurs sans les avoir laissé vieillir.

    Sachez mourir et renoncer, au bonheur d’un jour, agonir.
    C’est la confiance, ténacité qui vous fera enfin grandir.
    Lâchez-prise et abandonnez les fantômes des souvenirs.
    Vous devez vous en détacher et à vous seul appartenir.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Verrerie fruitée

    Verrerie fruitée

    Pendant mes rêveries, je perçois des images
    Comme des photographies, des photos de voyage.
    Sous une verrerie, l’admirable étalage
    Me propose des fruits du dernier arrivage.

    De toutes les couleurs, infinité de teintes,
    M’offrant mille saveurs, alcools et absinthe,
    Associées d’odeurs jasmin et jacinthe,
    Parfument l’intérieur sans autre contrainte.
    Version Maryvon
    Et pendant que je dors jusqu’au prochain réveil,
    J’entasse ces trésors, toutes ces merveilles,
    Elles nourrissent mon corps durant tout mon sommeil
    Et me rendent plus fort comme nulle autre pareille !
    Version Georges Laurent 01.06.2022
    Et pendant que je dors d’un bienheureux sommeil
    J’amasse ces trésors et toutes ces merveilles.
    Elles nourrissent mon corps avant que je m’éveille
    Et me rendent plus fort comme nulle autre pareille !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Bouquet Bonheur

    Bouquet Bonheur

    Aujourd’hui, tu es revenue
    Avec un bouquet de fleurs bleues,
    Bleues pour la couleur de tes yeux.
    Hier tu étais une inconnue
    Mais aujourd’hui, comme un symbole,
    Tu m’apportes des tournesols.
    Pour me souhaiter la bienvenue,
    Tu as ajouté cette étrange,
    Cette gerbe de fleurs orange.
    C’était une idée saugrenue,
    Je les ai dressées dans ce vase
    Incrusté de rares topazes.
    Tu m’avais déjà prévenu,
    Tu aimes les couleurs du temps
    Ce sont les couleurs des amants.
    Alors moi je t’ai retenue
    Je t’ai déposée dans mon lit
    Comme une perle d’Italie.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Nature musicale

    Nature musicale

    C’est pendant mes voyages quand j’entends les échos,
    Au hasard des mouillages le soir dans les bateaux,
    Que les plus beaux ramages depuis l’Eldorado
    Font les aréopages des airs de Mexico.

    Vêtues de coquillages et de fins caracos,
    Quelques beautés sauvages, sous ces lieux tropicaux,
    Pratiquent l’effeuillage derrière les paréos,
    Ôtent leur maquillage, m’ouvrent leur libido.

    Tous ces enfantillages, tous ces points cardinaux
    Sont un déverrouillage de mes plaies, de mes maux.
    Pour fuir le mitraillage des médias, des journaux,
    Je reprends l’air du large, terres, eaux, feux, zodiacaux.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Cubiquement vôtre

    Cubiquement vôtre

    C’est un évènement, une bonne aventure
    C’est le couronnement, une investiture
    Voici le firmament, notre candidature
    C’est notre avènement, juste à notre pointure.

    À dater de ce jour, il n’y a plus de tuteur.
    Nous sommes au carrefour d’une vie de labeur.
    L’illusion n’a plus cours, j’en suis réprobateur.
    Les impairs tournent court, pour les triomphateurs !

    Je suis co-créateur, si cubiquement votre !
    Le bon prédicateur et le bon apôtre.
    Tous les navigateurs, commandant leur cotre,
    Seront ce soir vainqueurs, ils seront des nôtres !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Cruche, Pichet, Bouteille

    Cruche, Pichet, Bouteille

    J’ai mis mon cœur en cruche, mon esprit en pichet
    Le corps dans la bouteille car l’âme est consignée
    Je ne suis plus qu’un fluide qui s’écoule en goulée
    De la cuve au pichet, du pot au gobelet.

    Trouverai-je ma place dans ce monde impossible ?
    Je ne sais qu’adapter ma personne au possible !
    Trouverai-je où aller, où installer ma cible ?
    M’ajuste aux contenants, je suis très disponible !

    Je n’ai pas de rigueur encor’ moins de structure.
    Je suis juste gazeux, je n’ai pas d’armature.
    Je suis venu au monde avec une âme pure.
    Je ne pourrai jamais me faire aux dictatures.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Nature aux pommes

    Nature aux pommes

    Une nature aux pommes c’est tout simplement comme :
    Accorder tous les hommes ; la quiétude « at home » ;
    La paix avec les mômes sans du mercurochrome ;
    La paix dans son royaume sous son beau toit de chaume.

    C’est un monde d’axiomes ; couples en parfait binôme ;
    Tout juste un peu de baume mis au creux de la paume
    L’harmonie sous les dômes et dans les vélodromes ;
    Ça fait briller les chromes et remiser les heaumes.

    Tableau de Fabienne Barbier