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  • Miroir, mon beau miroir

    Miroir, mon beau miroir

    Miroir, mon beau miroir, ne vois-tu rien venir ?
    Ou bien est-ce une autre Anne qui réfléchit mon âme ?
    Si ce rétro-voyeur sait montrer l’avenir
    J’aimerai bien choisir et connaître ma flamme !

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  • Aube et brouillard

    Aube et brouillard

    Ce matin tout est gris et noyé dans la brume.
    Les sommets des montagnes flottent sur les nuages.
    La rivière s’assourdit sur le bois mort en grumes
    Et le soleil s’étouffe dans ce trouble engluage.

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  • Savez-vous planter l’amour ?

    Savez-vous planter l’amour ?

    Savez-vous comment planter le bonheur dans les demeures ?
    Savez-vous comment semer le bien-être dans les cœurs ?
    Il suffit de ramasser des pétales de bonne humeur
    Et de les lancer au ciel en riant d’un air moqueur !

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  • Gouttes d’amour

    Gouttes d’amour

    Tout juste vêtue de perles rosées,
    Coccinelle nue s’en va amoureuse
    Retrouver celui qui va l’arroser
    De gouttes d’amour juste savoureuses.

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  • L’ondine gourmande

    L’ondine gourmande

    Comme il pleuvait aujourd’hui, j’ai proposé à ma blonde
    D’aller la promener nue sous cette pluie torrentielle.
    Elle s’est déshabillée, s’est précipitée sous l’onde
    En s’aspergeant avec joie de cette eau providentielle.

    Elle est fille de sirène et la mer est son berceau ;
    Elle a les yeux de sa mère et sa longue chevelure.
    Elle est née fille des vents sous le signe du verseau ;
    Elle a la bouche de son père et sa fine dentelure.

    L’eau est son besoin vital de particulière essence !
    Il lui faut de l’eau du ciel pour fournir sa subsistance.
    La moindre ondée lui déclenche une crise d’effervescence ;
    Elle va promener nue sans peur et sans résistance.

    Il faut la voir se vautrer dans les flaques avec délices,
    L’eau gouttant de ses tétons comme fontaine ineffable !
    Arquant son bassin sacré comme happé par une hélice
    Vers les cieux condescendants et leur protection affable.

    Pour la soustraire aux regards des curieux indésirables,
    Nous habitons près d’un lac dans la Cordillère des Andes.
    Moi, je guette les nuages dans ce repaire admirable
    Et j’engendre les orages avec ma verge gourmande.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La sirène aux seins doux

    La sirène aux seins doux

    Chaque fois qu’elle s’accoude au rebord de la piscine
    Et que ses seins généreux défient l’anti gravité,
    Mon regard, pourtant hautain, retombe au pied des glycines,
    Soumis à leur tentation et leur attractivité.

    Seuls peuvent rivaliser ses beaux yeux myosotis ;
    Cette flamme bleue intense qui m’impose le silence ;
    Tandis que ses mamelons n’ont pas besoin de notice
    Pour m’ordonner le respect fors de cette ambivalence.

    Mais la sirène est muette et ne sait dire « je t’aime »
    Elle ne sait que sourire et hypnotiser ses prises.
    Ça commence par les yeux, son plus précieux système,
    Et s’achève par les seins dans une double surprise.

    Pour apprivoiser la nymphe, il faut passer par derrière,
    Prendre les seins dans ses mains et les masser tendrement.
    Lorsqu’elle ferme les yeux, ne pas faire machine arrière
    Et l’embrasser sur la bouche un peu plus allègrement.

    Beaucoup d’hommes ont essayé et beaucoup d’hommes ont péri.
    La sirène n’admet pas qu’il puisse y avoir un faux pas.
    Si j’ai su plaire à son cœur contre toutes intempéries
    C’est en lui goûtant son lait et savourant ce repas.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Fous, les oiseaux fous

    Fous, les oiseaux fous

    À force de tourner en rond jusqu’à y perdre notre boule,
    À force de mettre au carré les quatre coins de notre monde,
    Nous, les oiseaux, deviendrons fous, serons complètement maboules,
    Si nous n’arrêtons de virer tout autour de la mappemonde !

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  • Demain, le printemps

    Demain, le printemps

    Explosion de lumière, tempête à l’horizon !
    Ce premier jour de mars sonne enfin le tocsin.
    Des canons du printemps tonnant sur les Grisons
    Et la fin de l’hiver en sérums et vaccins.

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  • La caravane de mars

    La caravane de mars

    Après avoir traversé le désert blanc de l’hiver,
    Le caravanier revient pour les beaux jours du printemps.
    Chargée d’or et de soleil et des fruits les plus divers,
    La caravane de mars fait la pluie et le beau temps.

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  • Douche de feu

    Douche de feu

    Ce matin, foudroyant à travers le brouillard,
    Un rayon de printemps a surgi du néant.
    J’en ai reçu l’éclat fors un peu vasouillard
    Mais sa douche de feu m’a changé en géant !

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  • La fille aux yeux papillons

    La fille aux yeux papillons

    Un joli papillon posé sur son visage
    Comme un masque placé pour dissimuler ses peurs.
    Qui saura quelles fins déterminent l’usage
    De ce voile fébrile insolite et trompeur ?

    Quand les craintes animent un doux visage ardent
    Pour recouvrir ses yeux de deux ailes troublées,
    Il faut croire à l’audace perçue en regardant
    La vision timorée mais pourtant redoublée.

    Mais le masque n’est qu’une beauté éphémère
    Qui s’envolera bientôt pour d’autres fleurs sauvages,
    Laissant la fille en fleur un jour devenir mère
    Et quitter sa jeunesse pour un autre esclavage.

    Je l’ai connue enfant, insouciante et rebelle,
    Courant dans le soleil et poursuivre ses rêves.
    Aujourd’hui elle vit, la frêle colombelle,
    Dans la saison confuse, adolescente et brève.

    Seul le temps nous dira qu’a fait le papillon…
    Est-il resté gardien fidèle et implacable ?
    Ou bien l’a-t-il laissée franchir le portillon
    Pour vivre ses amours et sa vie immanquables ?

    Tableau de Fabienne Barbier

  • En route pour de nouvelles aventures

    En route pour de nouvelles aventures

    Juste le temps de boucler mes deux valises fidèles
    Et nous repartons tous les deux, mon vieux compagnon et moi.
    Sera-ce pour le Pérou et ses vieilles citadelles ?
    Je ne le sais pas encore, mais mon chien est en émoi !

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  • Avions-poèmes de papier

    Avions-poèmes de papier

    Pour écrire mes poèmes, j’ai pris ma plus belle plume,
    Mon plus beau papier couché et mon plus bel encrier.
    Puis j’ai plié mes feuillets, bien rangé mon porteplume,
    Et j’ai regardé voler mes avions de papier.

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  • Dégringolette

    Dégringolette

    Pour trouver le raccourci vers la vérité céleste,
    Il ne suffit pas de monter là où t’emporte ta tête !
    Plus tu empiles de règles, plus tu fragilises ton geste
    Et plus la dégringolade deviendra ton épithète.

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  • En attendant le printemps

    En attendant le printemps

    Pour sortir de son sommeil cette princesse endormie,
    J’ai envoyé mon oiseau pour la réveiller d’un chant.
    Mais à l’orée de l’hiver, tout est en hypothermie ;
    Il faudra encore attendre un printemps plus accrochant.

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  • L’appel du printemps

    L’appel du printemps

    Sur un air de Vivaldi qui courrait sur la campagne,
    Une gerbe de rayons réveilla les fleurs sauvages.
    Les danseuses aux pétales, comédiennes et compagnes,
    Ont bondi sous le faisceau de l’étincelant breuvage.

    Ô Printemps, si ta musique ressuscite les fantômes,
    Répands-la dans les esprits qui languissent dans les villes.
    Illumine les ruelles, renouvèle les symptômes
    Qui font fleurir le bonheur dans les affaires civiles.

    Entendez-vous les violons, les altos, les violoncelles
    Qui sèment leurs partitions sur tous les champs de la terre ?
    Voyez-vous entre les branches, les discrètes étincelles
    Qui annoncent les bourgeons sur les arbres sédentaires ?

    Quand les fleurs jouent les cymbales dans la danse du soleil
    Et que les papillons d’or font voltiger leurs baguettes,
    Les percussions des bourdons, qui flirtent avec les abeilles,
    Mettent une ambiance de joie dans les forêts aux guinguettes.

    C’est le sacre du printemps qui réveille les dormeurs
    Et les sort de leurs effrois, de leurs plaintes et leurs chimères.
    Ouvrez bien grand vos fenêtres, aérez bien vos demeures !
    Laissez entrer dans vos cœurs cette hardiesse primaire !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La Madone aux étoiles

    La Madone aux étoiles

    Créatrice éphémère d’un univers sans fin,
    Amoureuse éternelle des anges butineurs,
    La Madone aux étoiles étreint jusqu’aux confins
    Du firmament de glace ses amants patineurs.

    Un jet de lait furtif cristallise le fruit ;
    J’en observe la trace une nuit sans étoile !
    Les saintes mamelles ont le goût de l’usufruit
    Qui nourrit ses enfants et les couvre de toiles.

    Si Dieu est féminin aréolé de saints,
    Je demande à goûter encore la jouissance
    De ses seins nourriciers qu’Il me montre à dessein
    Mais avec la tendresse de sa magnificence.

    La Madone est ainsi, amoureuse éternelle ;
    Et plus je le redis, plus j’apprécie l’extase
    D’un amour ineffable, tendresse sempiternelle,
    Qui conseille et conduit mon âme vers l’épectase.

    Enfin, c’est là que j’aime aller aux quatre vents
    Quand mon esprit n’est plus qu’un souvenir de braise.
    Que m’importe d’user mon corps à contrevent
    Si l’ivresse m’élève comme un alcool de fraise.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Vilaine aux jolis seins

    Vilaine aux jolis seins

    Elle s’appelait Vilaine, jamais je ne l’oublierai.
    Quand elle me regardait de ses jolis seins pointés,
    Pour me préserver les yeux de leur éclat déliré,
    Je les fermais chaque fois à mon cœur désappointé.

    Pour préserver cet amour et le nourrir chaque jour,
    Je ne devais pas lever le regard sur sa beauté.
    Je me fiais à l’odeur qui fusait à contrejour
    De ses mamelons fleurés sur sa gorge chapeautée.

    Mais un soir au crépuscule, d’une passion trop intense,
    J’ai osé la regarder pour mieux la mémoriser.
    Ses deux tétons turgescents étaient de telle importance,
    Qu’ils brillaient comme un soleil pour mieux me martyriser.

    Aveuglé par l’éminence de la poitrine obligeante,
    Je baladais à tâtons ma main entre ses tétons.
    C’est ainsi qu’en pétrissant cette chair encourageante,
    Je l’ai gravée en partant avec mes petits petons.

    Aujourd’hui j’y vois plus clair mais la cicatrice reste
    Et quand je ferme les yeux, il m’apparait le fantôme
    De ces mamelons avides à l’émergence si preste !
    Et l’empreinte restera comme un cruel hématome.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Et la ville refleurira

    Et la ville refleurira

    Enfouies sous les villes les racines résistent.
    Tapie sous le béton, la vie toujours persiste.
    On verra un beau jour refleurir les rues tristes
    Et les murs s’effondrer sous les fleurs anarchistes.

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  • La lessive des fantômes

    La lessive des fantômes

    Juste au coucher du soleil, il faut faire la lessive
    Bien nettoyer les suaires et huiler toutes les chaînes.
    Quand la nuit sera tombée, on verra dans les coursives
    Les fantômes boire l’hydromel vieilli dans des fûts de chêne.

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  • Le gardien des glaces

    Le gardien des glaces

    Tous les matins il surveille la frontière silencieuse.
    Il vérifie l’avancée des congères menaçantes.
    Si le froid ose franchir la restriction audacieuse,
    La riposte du printemps sera abasourdissante !

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  • Les positions sexuelles dans le monde

    Les positions sexuelles dans le monde

    Faire l’amour un peu partout, demande à bien s’adapter !
    Certaines n’ont que deux trous, d’autre trois, même une mâle !
    Les anglaises sont carrées ; les grecques un peu de travers ;
    Les américaines bilames ; les russes, faut les adopter ;
    Les italiennes sont adroites ; les suisses ont des goûts pervers ;
    Les françaises plutôt rondes et les belges un peu simplettes.

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  • Traverser le miroir

    Traverser le miroir

    Pour traverser le miroir, il faut se débarrasser
    De ce reflet encombrant qui est déjà dans la place.
    Ce vieil adversaire odieux serait bien embarrassé
    S’il devait céder la place et briser ainsi la glace.

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  • Ding ! Dong

    Ding ! Dong

    Ding ! Dong ! La lumière sonne ! Ding ! Dong ! Les couleurs détonnent !
    Ding ! Dong ! C’est l’heure des vêpres ! Ding ! Dong ! Mais où sont les prêtres ?
    Ding ! Dong ! Les sœurs se défroquent ! Ding ! Dong ! Si ça vous étonne !
    Ding ! Dong ! Les frères en guêtres ! Ding ! Dong ! Sont à la fenêtre !

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  • L’Archi-Capricorne

    L’Archi-Capricorne

    « Capri, c’est pas fini et bientôt ça prend forme ! »
    Telle est la loi réglée de l’Archi-Capricorne !
    Tout est né de l’idée de prendre la terre informe
    Et de la transformer en magique Licorne.

    Par ses capacités mentales et concrètes
    Elle fait apparaître la conscience du temps.
    Et avec la durée, par sa patte discrète,
    Son capital grandit bien loin du débutant.

    Si la maturité apparaît dès l’enfance,
    Cet Archi-Capricorne sera bon gestionnaire.
    Mais son aspect sera bientôt mis en balance
    Avec austérité et rigueur nécessaires.

    Ce sont ses liens sociaux et ses valeurs communes
    Qu’elle partagera qui donnera le charme
    D’une capacité à séduire les unes
    Et attirer les autres sans verser une larme.

    D’un aspect de puissance et d’élan créateur,
    Elle s’est renforcée dans le creux de son âme.
    Mais beaucoup de tensions d’esprit transformateur
    Lui fera rechercher l’harmonie de la femme.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La forêt endormie

    La forêt endormie

    Tout doucement s’éveillent, à la nuit de l’hiver,
    Les frêles pâquerettes un peu matutinales.
    Les bourgeons apparaissent sur les branches olivaires,
    Le grand sommeil s’éteint sur une aube finale.

    Les grands arbres s’étirent et baillent doucement ;
    Les oiseaux les excitent dès la pointe du jour.
    À l’abri des ombrages dans les renforcements,
    Les œufs couvés frétillent prêts à dire bonjour !

    Février sonne l’heure des premières prémices
    Comme l’horloge suisse au quatrième top.
    Quand vient la pleine lune, la charmante Artémis
    Frappe Odin d’une flèche et lui marque le stop.

    L’avez-vous entendu, le coucou du matin,
    Bien avant que l’aurore vous pâlisse le ciel ?
    Dès qu’il sonne l’appel et que son cri m’atteint
    Je regarde s’éclore la nature matricielle.

    Les fées tissent les toiles emperlées de rosée,
    Les elfes ressuscitent le bestiaire hiberné.
    La mort s’en va honteuse sur sa faux nécrosée,
    Vers d’autres hémisphères où devoir giberner.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Si une connerie est susceptible d’arriver dans un groupe d’humain, tôt ou tard, elle arrivera

    Si une connerie est susceptible d’arriver dans un groupe d’humain, tôt ou tard, elle arrivera

    Quelle que soit l’intelligence dans le groupe des humains
    Si une connerie est faisable, elle sera inévitable.
    Prenez un groupe de cons, bientôt une idée survient,
    Mettez des savants ensemble, les cons se mettront à table.

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  • Les toutous sont parmi nous

    Les toutous sont parmi nous

    Comme s’il en pleuvait, les toutous sont partout !
    Assemblés comme un puzzle, fermes au pied de leur maître.
    Ils ont l’air de dormir mais si l’on crie « miaou ! »,
    On verra toutes leurs queues servir d’applaudimètre !

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  • Les invitations de ma jeunesse

    Les invitations de ma jeunesse

    Le phonographe du temps jouait inlassablement
    Cette vieille partition sur laquelle je gravais
    Mes ballades nostalgiques pour sempiternellement
    Inviter quelques amies pour un goûter aggravé.

    Un élixir de malices, juste pour les enivrer ;
    Quelques fruits aphrodisiaques, juste pour les exciter ;
    Des coupes en forme de calice aux parures d’or givrées ;
    Quelques chaises accommodantes, pour mes jolies invitées.

    Il fallait une banane pour de l’autosuggestion ;
    Un petit panier de fraise pour en croquer un lopin ;
    Cinq kiwis, une pastèque, pour hâter la digestion ;
    Et une poignée d’amandes accompagnées de lupins.

    Une liqueur d’ananas décantée la veille au soir ;
    Avec du sirop de figue cueillies à la pleine lune ;
    Un avocat de rigueur pour assurer mes espoirs
    Et enfin une grenade pour mes idées opportunes.

    Si tout s’était bien passé, je servais à mes nanas
    Un petit café serré et des petits chocolats.
    Pour finir, en digestif, une liqueur de guarana.
    À la sieste nécessaire je gagnais ma tombola.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La truite vagabonde

    La truite vagabonde

    Les deux aigles compères ce soir s’en vont pêcher.
    Le premier tient l’appât et l’autre suit la ligne.
    Volant au ras de l’eau, ils n’ont pu s’empêcher
    De taquiner la truite vagabonde et maligne.

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  • L’offrande à l’oiseau

    L’offrande à l’oiseau

    Lorsqu’il prépare son offrande, le beau mâle étend son ramage !
    Pourquoi le mâle est-il si beau et la femelle moins servie ?
    C’est que pour séduire les belles, il faut bien plus que de bagages
    Et les plus beaux qui sont choisis verront descendance et survie.

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  • Sous les voûtes le soir

    Sous les voûtes le soir

    Sous les voûtes silencieuses ce soir entre chien et loup,
    À l’heure où tout devient bleu et les chats deviennent gris,
    Vous croiserez sûrement deux ou trois maris jaloux
    Qui vont se battre en duel pour une foldinguerie.

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  • Le tact de la potière

    Le tact de la potière

    L’important, c’est de tourner autour du pot la main leste !
    Il faut bien juger le galbe et la taille de la cruche ;
    Il la faut bien évidée afin d’y joindre le geste
    Qui travaillera ses formes dans les rayons de la ruche.

    L’important, c’est de palper et bien sentir la matière !
    Juste assez sur les côtés, bien répartir au culot ;
    Car, pour servir de nourrice à une famille entière,
    Il faut pouvoir contenir et s’adapter au goulot.

    L’important, c’est revenir plusieurs fois sur son ouvrage !
    Les meilleurs pots resteront ceux qu’on aime retrouver.
    Si tu sais bien les remplir jusqu’au calice, sans bourrage,
    Les cruchons bien éduqués n’auront plus rien à prouver.

    L’important, c’est le premier contact avec la texture !
    Que de bonnes intentions et point de pensées impures !
    Il ne faut jamais brusquer sous peine de déconfiture
    Les pots-aux-roses en bouton pour les meilleures boutures.

    L’important, c’est le pied ferme, enroulé dessous les formes ;
    La jambe bien repliée à l’aise dans le giron.
    Tu verras que tôt ou tard si le bassin se déforme
    C’est pour mieux te rassasier et alors mes pots t’iront.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La colombe de la liberté

    La colombe de la liberté

    Haut-perchée sur sa barrière de fils de fer barbelés,
    La colombe désespère et ne trouve pas la paix.
    Car s’il faut une clôture pour pouvoir s’en rappeler,
    La paix n’est qu’une utopie qui lui ferme le clapet.

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  • À dada sur mes fantasmes

    À dada sur mes fantasmes

    Quand je monte mes fantasmes, l’amour est affriolant ;
    Faire l’amour en chaussettes ou sur la banquette arrière.
    Plus c’est drôle ou insolite, plus c’est intense et violent.
    L’amour sans la fantaisie, c’est la pire des barrières !

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  • La princesse des papillons

    La princesse des papillons

    Elle court butiner les perles de rosée
    Absorbant le nectar du pistil étendard.
    Sa mère est une fée toujours bien disposée
    Son père est papillon au caractère fendard.

    Fendard : qui est particulièrement drôle.

  • Soleil sorcier

    Soleil sorcier

    Maître Soleil est un sorcier qui fait parfois ses expériences.
    Il se cache dans les nuages et brandit sa baguette ardente.
    Soudainement un feu de joie surgit dans cette invariance
    Et l’embrase comme il se doit pour brûler d’amours débordantes.

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  • Les couloirs acheminés

    Les couloirs acheminés

    À chaque pas, une autre étape, à chaque étape une autre chambre.
    Cette vie n’a pas d’autre issue que de nous faire cheminer.
    On ne revient pas en arrière depuis janvier jusqu’en décembre
    Est-ce que ça va se terminer dans ces couloirs acheminés ?

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  • On the road again

    On the road again

    Tandis qu’elle attend le client suivant,
    Sur ses hauts talons en fumant sa clope,
    Elle a tout son temps, tout en poursuivant
    Sa quête interlope, la belle antilope !

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  • L’ange décalé

    L’ange décalé

    Par le décalage horaire, il a le regard absent ;
    Dans l’écartement du tendre, son esprit part en morceaux ;
    Dans l’espace d’un instant, son cœur est obsolescent ;
    Dans l’intervalle du temps, il en a plein les dorsaux !

    Mais comment s’imaginer qu’on puisse dire « je t’aime »
    Et puis un jour retirer sa pensée d’un coup de gomme.
    Comment oser publier sans être enduit d’anathème
    Que l’amour peut se reprendre comme on pèse quelques pommes ?

    C’est la faute à Stupidon, l’ange bancal de l’amour !
    Ce maladroit qui décoche ses flèches tordues et voilées !
    C’est la faute à tous les hommes qui se perdent dans l’humour ;
    C’est la faute aux bonnes femmes qui n’osent se dépoiler.

    Tout le monde parle d’amour mais chacun dans son langage.
    L’un le confond à l’humour, l’autre au sexe et au glamour.
    D’autres le traitent comme un jeu où pratiquer le tangage
    Mais tout ça c’est des paroles qui riment avec désamours.

    Mes amis, il est grand temps de remédier au problème
    Et je propose de faire un peu de compréhension.
    L’amour est indélébile, c’est un honneur, un emblème
    Et oser le retirer fait preuve de dissension.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Les vêtements sacerdotaux

    Les vêtements sacerdotaux

    Quand vous irez à la messe, ne prenez pas de bagages.
    Présentez-vous au comptoir des saintes lignes officielles.
    Apportez tous vos chéquiers et vos chèques de voyages
    Pour vous faire renoncer aux possessions matérielles.

    Quand vous verrez les hôtesses vêtues des habits du culte,
    Ne faites pas attention si elles n’ont pas de culotte.
    Les habits sacerdotaux mais jamais de catapulte
    Et pour lancer le clocher, il faut friponnes pilotes !

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  • Sous les eaux, le soleil

    Sous les eaux, le soleil

    Sans avoir l’intention de décrocher la lune,
    Tandis que je marchais près d’un lac insolite,
    Au fond des eaux profondes, sans confusion aucune,
    Le soleil irradiait comme un pur satellite.

    Photo de ce bon vieux lac de Greifensee.

  • Matoiseries

    Matoiseries

    Bien cachés à la porte avec mon petit chat-sœur,
    Nous en gardons l’entrée à patte de velours.
    Notre pire ennemi, c’est les rats agaceurs
    Qui ne cessent de danser d’un pas grave et lourd.

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  • Paysage mouillé

    Paysage mouillé

    Promenant mes souliers près d’un lac singulier
    Et les ayant trempés pour m’être rapproché
    Un peu trop de ses rives aux roseaux penduliers,
    Je tentais d’en sortir sans me le reprocher.

    Ainsi je me hâtais vers des terres plus fermes
    Pour avoir les pieds secs et les idées plus claires.
    Sur cet oasis sec se dressait une ferme,
    Portes et volets fermés, un peu patibulaire.

    Je m’aventurais donc sur ces terres incertaines
    Quand une voix aigüe me fit tendre l’oreille ;
    Une jeune paysanne d’une allure hautaine
    Et vêtue de surcroit du plus simple appareil :

    « Si ta queue est aussi mouillée que tes chaussures,
    Viens auprès de mon feu, je vais la réchauffer ! »
    S’exprimant d’un sourire pendu aux commissures
    Qui argumentait bien de quoi philosopher…

    Alors je suis allé me sécher les godasses ;
    Je me suis mis tout nu pour plus de sûreté.
    Et la chaudasse a su faire preuve d’audace
    En me suçant tout cru en toute impureté.

    Mes enfants, vous irez marcher dans la nature,
    Vers ce lac imbécile en chaussant bien vos bottes !
    Mais si vous préférez plutôt une aventure
    Ne portez ni chemise, ni caleçon, ni culotte !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Faisons déconfiture !

    Faisons déconfiture !

    Pour une composition de bonne déconfiture,
    Je vous ai préparé les fruits les plus pourris,
    De ma plume émoussée de grossière écriture,
    Avec des mauvais vers et des chauves-souris.

    Commencez par un fût qui aurait fait long-feu,
    Déposez-y les fruits un peu écrabouillés ;
    Puis en guise de sucre, mettez des boutefeux
    Et attisez le tout pour tout carambouiller.

    Lorsque ça épaissit, jetez-y une enclume.
    Si elle ne flotte pas, rajoutez du gros sel.
    Si ça ne mousse pas, rajoutez quelques plumes
    Puis versez le gruau dans une grosse faisselle.

    Laissez bien refroidir pendant deux ou trois nuits
    Dans un endroit humide qui sent le renfermé.
    La nuit de pleine lune, attendez-donc minuit,
    Prenez un grand couvercle, agitez, refermez.

    Plusieurs mois ont passé, invitez vos amis !
    Vos meilleurs ennemis, vos maîtresses éconduites…
    Nappez-en quelques toasts avec du salami
    Et Dieu vous octroiera une peine réduite.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • En attendant les coquelicots

    En attendant les coquelicots

    Il est bien long d’attendre que la nature passe.
    L’hiver n’est pas fini qu’alors je m’impatiente !
    Que tous ces frimas cessent, que les gelées trépassent
    Et que vienne le temps des amours inconscientes !

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  • Totale confiance

    Totale confiance

    Toujours j’ai confiance et toujours je reçois !
    Je n’ai aucun besoin, je ne suis que récipient !
    Les opportunités du jour que j’aperçois,
    Sont mon guide intérieur, mon divin excipient.

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  • Auprès de mon phare

    Auprès de mon phare

    Juste au bord de la mer, juste auprès de mon phare,
    À surveiller le ciel et toutes ses étoiles.
    À la fonte des glaces, on entend la fanfare
    Qui prévient les péniches et les bateaux à voile.

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  • États des Alpes Unies

    États des Alpes Unies

    Connaissez-vous les alpages ? La contrée amie des vaches !
    Il s’étend jusqu’au Tyrol de la méditerranée.
    Il traverse des pays et leurs langues de bravache
    Mais sous un ciel en commun aux nuages filigranés.

    Je crois que seules les vaches ont leurs cloches au même son.
    Elles se sont accordées au berger son diapason.
    Quand il leur donne le la, elles chantent une chanson
    Qui se moque des pays et bouscule les blasons.

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  • Mon chat, c’est mon grigri

    Mon chat, c’est mon grigri

    Je promène mon minet tous les jours dans ma poussette !
    Je lui mets de beaux habits, c’est mon joyeux Mistigris !
    Je prends très bien soin de lui ; s’il est sale, je l’époussette !
    Je ne me sens jamais seule, car mon chat, c’est mon grigri !

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