Maintenant que Noël est passé, tous les arbres vont au paradis Et les voilà, illuminés, nantis d’une belle auréole. Quittez les regrets compassés, n’en faites pas une maladie ! Tous nos sapins vont culminer dans une sacro-sainte alvéole.
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Avant que ça ne recommence, je vais rôder cette semaine Toutes mes envies de voyages et mes bonnes résolutions. Ainsi portera ma semence à l’orée de l’année prochaine ! En attendant ce débrayage, voici ma première solution.
Image extraite de la série « Les passagers du vent » de François Bourgoin.
Tandis que passent les poissons en bancs serrés vers leur destin, Il vaut mieux suivre Saint-Étienne vers la surface et la lumière. Après libations et boissons qui animaient notre festin, Il serait bon que je me maintienne surtout la tête la première.
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Puisque j’ai encore une année à parcourir pour ma santé Je vais demander du repos, tranquillité, sérénité. Je vais pouvoir me pavaner là où je me suis absenté(e) Trop de fois et soigner ma peau à toutes les extrémités.
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Quand le soir couvre son domaine de son ombre sur les collines, Les maîtres aiment lever les yeux, parcourir, contempler les terres. Ils annotent au fil des semaines la progression, la discipline De bon ton, à peine orgueilleux, qui marque x son ministère.
C’est la lumière qui se condense, la lumière qui s’obscurcit Et devient l’énergie première, celle qui régit la matière. C’est la lumière qui se fait dense, qui ralentit, qui raccourcit Jusqu’à devenir la charnière de la physique tout entière.
Ein neues Jahr, ist es eine Galaxie Die bietet Platz für die abenteuerliche Seele. Als ob man wiedergeboren, « Hallo, ich bin wieder da! Heute durchläuft Liebe dieser Nebel. »
Une nouvelle année, c’est une galaxie Qui offre son espace à l’âme aventureuse. Comme si tu renais, « coucou, me revoici ! Aujourd’hui l’amour passe par cette nébuleuse. »
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Maintenant nous avons fêté Noël et la nativité, Rappelons-nous nos origines, réveillons-en nous nos racines ; Nous y verrons s’y refléter toute cette féminité Et tout ce que l’on imagine, tant ce souvenir nous fascine.
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Laissez-moi vous conter l’histoire de la légende des rois mages Qui comme les trois mousquetaires n’étaient pas trois mais plutôt quatre. Ils ont accompli, c’est notoire, chacun d’incroyables voyages Et complété leur ministère par leur propre image à combattre.
Le premier est grand voyageur, il navigue au-delà des mers, Il a abandonné l’école afin de vivre au jour le jour. Le deuxième a le cœur vengeur qui a su dompter les chimères Et pu conquérir l’auréole qui l’a sacré pour sa bravoure.
Le troisième a la maitrise du savoir et des connaissances Qu’il sait user à bon escient en paraboles et métaphores. Enfin le dernier électrise son âme depuis sa naissance Par la sagesse du subconscient qui relie la vie et la mort.
Et c’est ensemble qu’ils ont trouvé le chemin qu’indiquait l’étoile Pour aller accueillir l’enfant et lui apporter leurs présents. Ce qu’ils ont chacun éprouvé, c’est aujourd’hui qu’ils le dévoilent : De l’or, de la myrrhe, de l’encens et puis l’amour omniprésent.
Le conquérant marche au zénith sous le soleil point culminant Il a appris à observer, comprendre, entendre et entreprendre. C’est dans la lumière bénite, à l’aise dans son élément, Qu’il a su toujours préserver toute son existence à apprendre.
Il est le temps qui accélère et qui impose ses limites Qui indique la persistance du moindre atome qui demeure. Il est le temps qui décélère, qui mesure et qui délimite La durée de tout existence, de ce qui naît, grandit et meurt.
Depuis le début de ce mois, j’arpente les rues de Noël Pour m’inspirer de chaque porte et sentir les maisons en fête. Aussi, ce soir, permettez-moi de vous faire un petit rituel En vous souhaitant tout ce qu’apporte la bénédiction du prophète.
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Ne lésinez pas sur le blanc, n’épargnez pas sur la dentelle Pour obtenir l’arbre de charme que l’esprit de Noël transforme ! Enfin, en un geste troublant, honorez donc la demoiselle Répandant d’amour une larme pour agiter ses jolies formes !
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Que d’ornements, de parements sous cette neige immaculée Qui couvre les boules de houx d’une guirlande de lumière ! Que de folies, d’égarements et de bonheurs accumulés Sur le gui et un peu partout aux alentours de ma chaumière !
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La ballerine écarlate fait des pointes avec ses pieds Pour danser la sarabande de la magie de Noël. Voyez ses petites pattes sautiller comme il lui sied Afin qu’ici se répande, l’Esprit Saint d’Emmanuel.
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Lorsque Marie est en transes, animée par l’Esprit Saint, C’est tout son corps qui rend grâce au miracle de Noël. Et cette divine danse est perpétrée à dessein Afin que son cœur embrasse l’avènement annuel.
Le voyageur est matinal et part quand l’aube est imminente Et devine l’aurore pâlir sur les collines embrumées. Il fixe le point cardinal du parcours qu’il expérimente ; Il n’a pas peur de se salir et nulle crainte à s’enrhumer.
Il est l’énergie qui avance, cette énergie qui crée l’espace, Et qui aussi crée le néant jusqu’aux confins de l’univers. Il est l’énergie qui devance, cette énergie qui nous dépasse Et qui fait paraître géants les infinis les plus divers.
En décorant votre sapin, pensez bien à l’orner de boules Qu’on puisse prendre à pleine mains pour sentir l’amour de Noël ! Quand vous l’aurez ainsi, là, peint, faites alors chauffer la poule Pour ne pas remettre à demain les petits plaisirs sexuels.
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Quand la ville devient violette et les lumières orangées, On sent que chacun se prépare à honorer l’évènement. Derrière les espagnolettes, je devine toutes les rangées De joujoux et cadeaux épars pour fêter cet avènement.
(L’espagnolette est la ferrure à poignée tournante qui ferme les fenêtres anciennes que ceux qui ont des fenêtres en alu ou en PVC ne peuvent pas connaître. Quant aux « rangées de cadeaux épars », c’est un oxymore pour les connaisseurs.)
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Il a plus d’un tour dans son sac, ce comédien de Capricorne Qui possède une collection de masques pour chaque occasion ! Tiens ! Aujourd’hui du havresac, il en sort un gai et un morne, L’un pour asseoir sa protection, l’autre pour notre persuasion.
Au début Dieu créa la Terre et y répartit ses semences Puis, développa les ruisseaux et mit le soleil dans le ciel Afin de donner à nos pères la nourriture en abondance Qu’ils emmenaient sur leurs vaisseaux comme une manne providentielle.
Mais l’homme a voulu contrôler, mais l’homme a voulu dominer, Tirer profit de l’élevage, dans un usage immodéré. Pour cela il a enrôlé, pour cultiver ses graminées, Et développé l’esclavage pour s’enrichir et prospérer.
Pour lutter contre les hivers, la nature lui a pourvu De quoi alimenter son feu et de quoi tisser ses habits. Et si par quelques faits divers, il se trouvait fort dépourvu, Il suffisait de faire un vœu pour recouvrer son acabit.
Mais l’homme a voulu commercer jusqu’aux quatre coins de la Terre Pour gagner un peu plus d’argent en faisant œuvrer à bas prix Par d’intérêts controversés et restrictions supplémentaires Lui seul se voyant partageant les avantages entrepris.
Afin de pouvoir se loger, l’homme construisait sa cabane Qui peu à peu s’agrandissait selon le nombre des enfants. Personne n’était délogé, chacun y trouvait sa pavane Et les maisons resplendissaient dans un bien-être triomphant.
Mais l’homme a voulu investir son argent dans le bâtiment Et a consenti à prix d’or à vendre ses propriétés. Alors il faut se travestir et recourir au châtiment Qui nous fait lever à l’aurore pour suer pour la société.
Quand L’homme vivait au présent, il ne cherchait pas de raison Pour vivre une vie proposée par une médiatisation ; Il suivait son père à treize ans qui lui montrait dans sa maison Le métier qu’il se disposait selon sa civilisation.
Mais l’homme a voulu dépasser les objectifs, les bénéfices ; Il a construit des pyramides afin d’être seul sur le faîte. Chacun voudrait se surpasser pour atteindre cet édifice, Avoir des revenus solides et vivre de luxe et de fêtes.
En nous privant de l’abondance, on nous prive de liberté Car pour devenir l’élite, il faut contraindre par la faim Pour retrouver l’indépendance, pour recouvrer notre uberté, Sachons remettre des limites avant que ce ne soit la fin.
Au plus profond de nous-mêmes règne un grave manque de confiance Et nous croyons sans optimisme que jamais l’espoir ne viendra. Suivons ce que notre cœur aime et toute sa signifiance Enlèvera le pessimisme et l’abondance reviendra.
Pourquoi la nuit fut la plus longue lors du solstice de l’hiver ? C’est pour que la Reine de l’Ombre puisse paraître divinement ! Drapée d’une parure oblongue issue du cœur de l’univers, Elle éclipsa, et la pénombre, et les ténèbres, évidemment.
Quand les boules déboulent sur les boulevards, Quand les étoiles chantent sur les arbres des parcs, Quand les mots s’éparpillent dans la bouche des bavards, Quand, dociles, défilent les guirlandes des Parques,
Quand les boules s’enroulent sur les belles vitrines, Quand les bougies d’argent brillent de leurs flammes d’or, Quand les fleurs nous déroulent leurs tapis de feutrine, C’est Noël qui arrive et la ville s’endort.
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Tandis que je me promenais en cherchant l’esprit de Noël, Je rencontrai l’arbre de vie avec ses éclatantes spires. Sur son écorce parcheminée, j’ai vu écrit « Emmanuel, Par ton essence, je revis et par ton souffle tu m’inspires ».
Lorsqu’au début bébé-licorne darde son unique appendice, C’est le soleil dans la maison et l’ange qui souffle dans sa corne. Quand plus tard ilelle devient bicorne, tous ses attributs s’agrandissent Et puis, le cœur et la raison fondent la vie du Capricorne.
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Un homme averti en vaut deux, un homme prudent en vaut trois. Priver un homme de la prudence, c’est l’aveugler, le rendre sourd. Il devient sitôt galvaudeux et son esprit reste à l’étroit Car il n’a aucune défense et se perd dans les carrefours.
La Prudence, c’est une manière de nous prolonger tous les sens, Comme développer un réseau qui s’étend tout autour de nous. C’est aussi avoir les dernières nouvelles données et connaissances Qui permettent d’aller mezzo là où le chemin se dénoue.
C’est pareil au rétroviseur qui protège tout à la fois De ce qui pourrait survenir au-delà du champ de vision. C’est notre conseil aviseur, un compagnon digne de foi, Qui éclaircit notre avenir par ses intimes prévisions.
C’est comme un instinct animal qui ne serait pas bâillonné, Qui serait couché à nos pieds, prêt à détecter le danger. C’est comme une fibre végétale, rattachée et étalonnée, Qui nous servirait de trépied et, même, saurait nous venger.
La prudence, c’est avoir le cœur, connecté sur ses émotions, Qui sait anticiper ses craintes, modérer ses joies, ses colères. Le chagrin même rend vainqueur en atténuant nos commotions Et l’âme ressent son empreinte comme une vérité corollaire.
Nous savions déjà que la Suisse est le pays des belles cuisses, Mais n’oublions pas le Tessin qui est le lieu des jolis seins. Sachons aussi que les romanches arborent de superbes hanches Et que c’est en Suisse romande que les plus beaux étalons bandent.
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Tandis que Noël s’active chez les elfes et les lutins Les petites fées danseuses s’entraînent pour le ballet. Afin qu’elles soient attractives de la veille jusqu’au matin, S’il y en a des paresseuses, on les chasse à coup de balai !
Avant que l’homme ait tout détruit, il faut que Noé se réveille Et se mette à collectionner tous les vestiges du passé. Car l’homme érige et déconstruit tellement vite ses merveilles, Qu’on n’a pas le temps d’affectionner ce qui est déjà fracassé.
Un des derniers bouddhas géants juste avant sa destruction par les talibans.
Alors nous sommes tous d’accord : Dès qu’on le voit ouvrir la porte, On crie « Joyeux anniversaire, vivent l’hiver et ses frimas ! » Gloire à celui qui fit raccord, sur la Terre qui nous transporte, À toutes les saisons nécessaires pour que la nature s’exprimât.
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Les portes sont à marier lorsqu’elles paradent en détails Leurs belles couronnes de bonheur pour mettre la maison en fête. Et je suis prêt à parier que si j’étais un beau portail, Je leur ferai la cour d’honneur jusqu’à ce qu’elles en soient satisfaites.
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Avant de quitter mon amie l’Automne et toutes ses dorures, Je voudrais la remercier pour les couleurs qu’elle m’a données. Ce fut un mini tsunami que notre première aventure, Mais elle a su me romancier une saison désordonnée.
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C’est très indiscret de voir à travers Les petits secrets du monde pervers, Mais c’est amusant de voir les mystères Parfois médusants, parfois terre-à-terre.
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À la veille du solstice, les trois fées sont monotones Car leurs heures sont comptées à l’approche de l’hiver. Juste dans cet interstice, elles vont replier l’automne Pour pouvoir la remonter l’année prochaine, misère !
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Qu’il est long, qu’il est loin, le chemin de la crèche, Depuis qu’on nous les ferme un peu partout en France. Nous, les derniers témoins, veillons sur la flammèche De nos traditions fermes dans ce peuple en souffrance.
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Au commencement fut le verbe qui résonna comme un écho Créant, au sein de la lumière, les fondations de l’univers. Il reviendra d’un son superbe et réclamera son écot Accru sur la valeur première sans qu’il n’y ait de découvert.
Car ce qui est confié à l’homme depuis le jour de sa naissance, C’est de se connaître soi-même et par là même retrouver Dieu. Il n’est point besoin de diplôme pour transmettre la connaissance Mais l’intérêt de l’âme humaine est un don miséricordieux.
Ainsi celui qui collectionne tous les secrets, sans les transmettre, Se charge d’un fardeau pesant qui l’empêchera de monter. Tandis que ceux qui affectionnent, aux élèves, d’être leur maître, Feront le choix satisfaisant qui, lui, leur sera décompté.
Chaque race fait son bilan selon coutumes et traditions ; Chacun selon où il habite organisera son jardin. C’est d’ailleurs en assimilant plusieurs langages et transmissions Que les compétences s’acquittent à progresser dans les gradins.
Au jour du jugement dernier, c’est là qu’on meurt dans les nuées Si tout ce qu’on a amassé n’est pas dans la fraternité. Mais chaque fruit, chaque denier que l’on aura distribué Demeurera la panacée d’une immortelle éternité.
Et je propose qu’on affrète, pour les trois cent soixante milles Adorateurs de leur idole, la « Paris-Saint-Barthelemy » ! (Avec sa guitare et ses frettes) afin que chacun assimile Que la route du Rock’n Roll soit une airline-academy !
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Lorsqu’un homme est bien déguisé, ou une femme, je ne sais pas, Et qu’il sourit de tout son cœur ou qu’elle rit de toute son âme, Il faut avoir les sens aiguisés pour savoir si ses beaux appas Sont d’un Monsieur un peu moqueur ou d’une taquine Madame.
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N’oubliez pas de déloquer portes, fenêtres et volets À partir de la mi-décembre pour, la poussière, éliminer. N’oubliez pas de débloquer les bougies et les feux follets Afin de faire monter les cendres dans l’âtre de la cheminée.
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CeluiCelle qu’on prenait pour un soleil nous a sorti de la nuit Et répandu sa lumière partout dans notre maison. Depuis miracles et merveilles nous ont sortis de l’ennui Et le cœur de la chaumière nous chauffe en toute saison.
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Le Dieu-Soleil, dès le début, a créé toutes les planètes Qui dansent autour de son feu pour se chauffer au brasero. Depuis toujours il distribue, à coup d’étoiles et de comètes, Tous ses rayons avantageux qui ensemencent les héros.
Râ, Jupiter ou Anubis, quel que soit le nom qu’on lui donne, Traverse le ciel chaque jour en éternelle renaissance. Avec Isis et Osiris, c’est tout un mythe qui ordonne Que notre cœur brille d’amour de toute notre reconnaissance.
Le Roi-Soleil est notre maître depuis qu’on a ouvert les yeux Sur la lumière qu’il diffuse afin d’admirer sa grandeur. C’est dès l’enfance qu’on voit naître tous les coloris merveilleux Qui nous égayent et nous amusent dans l’allégresse et la candeur.
C’est l’architecte d’un système qui donne à chacun sa mesure ; Les astres, quelle que soit leur taille, lui obéissent aveuglément. Et chacun tourne autour du thème qui crée la vie par l’embrasure De l’aurore qui ravitaille la Terre et tous ses éléments.
Le Feu-Soleil est l’énergie qui incite à battre nos cœurs, Qui réchauffe le corps et l’âme et met l’amour dans la maison. Les saisons font en synergie enchanter les moissons en chœur Qui nourrissent, hommes et femmes, le corps, l’espoir et la raison.
Mais si nous voulons élever notre orgueil jusqu’à l’égaler Nous nous y brûlerons nos ailes et le corps se desséchera. Nous devons juste prélever son feu divin inégalé Et commémorer avec zèle ce qui nous en rapprochera.
Le Temps-Soleil est régulier comme le calendrier du monde Pour indiquer le temps qu’il fait, pour calculer le temps qui passe. Chacun pourra au singulier compter chaque heure, chaque seconde Qui trace le cercle parfait d’une auréole dans l’espace.
La nuit, lorsque je rêve d’elle, j’aimerais qu’elle lève les mains Pour mettre ses seins animés dans mon regard halluciné. Mais la coquine demoiselle me les promet toujours demain Car ils pourraient bien abîmer mes yeux, tant de fois, fascinés.
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Comme je suis un peu têtu, je rêve d’elle tous les soirs En scandant « Obla-di-bla-da » pour la faire taper dans les mains. Mais la perfide dévêtue daigne juste à peine s’asseoir En disant : « Mon pauvre fada, tu les verras après-demain ! »
Les clefs du temps sont différentes, selon Monsieur, selon Madame, Selon si elle est jeune fille ou venue à maturité. Les clefs du temps sont transparentes et ouvrent la porte de l’âme Qui permet, si le cœur vacille, d’atteindre la postérité.
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La Lune règne en Reine-Mère sur toutes les eaux de la Terre ; Elle régit les glaces immobiles qui vibrent sur les océans, Elle attire la masse des mers, créant les marées planétaires, Ainsi l’eau, devenant mobile, scande le maître des céans.
La vie sans eau n’est pas la vie, le temps sans rythme n’est pas le temps Et cet auguste balancier anime tous les phénomènes. Chaque animal, pour sa survie, sait combien il est important D’obéir à ce nuancier qui fait les mois et les semaines.
Ainsi ce cycle en vingt-huit jours se présente sous quatre aspects : Une lune pleine et royale qui se cache et se renouvelle. Cette cadence, depuis toujours, a imposé comme un respect, Comme une théurgie loyale, une chimie universelle.
Dans nos cellules, ce rythme bat comme un foyer incandescent Mais qui vibre à une fréquence que seule l’eau sait écouter. Quand les animaux mettent bas, ils communiquent par leur sang Cette loi à leur descendance sans que nul ne puisse en douter.
Même nos femmes au ventre rond connaissent bien ce rythme intime. Elles n’ont pas besoin d’horloge pour savoir quand c’est le moment. L’homme moderne, ce fanfaron, qui veut que tout soit légitime Devrait plutôt faire l’éloge à l’astre qui est sa maman.
Enfin la lune est aux poètes ce que les rêves sont aux enfants. Elle amplifie leur allégresse et elle atténue la tristesse. Elle fait chanter l’alouette, elle fait sonner l’olifant Quand les animaux en détresse recherchent sa délicatesse.
La théurgie est une forme de magie, qui permettrait à l’homme de communiquer avec les « bons esprits » et d’invoquer les puissances surnaturelles aux fins louables d’atteindre Dieu.
Même en abandonnant la clef sur son cadenas verrouillé, La cage restera fermée et la liberté menacée. Quand tous mes désirs sont bouclés, mon cœur en reste tout rouillé Et jamais l’amour enfermé ne goûtera la panacée.
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Les fenêtres ont du cœur lorsqu’elles se referment Sur l’amour des amants pour leur intimité. Puis les gonds font les chœurs lorsque jaillit le sperme Qui fera la maman en magnanimité.
Les fenêtres ont du corps quand elle crie « encore ! » Et que l’amant revient remettre son ouvrage. On compte les records, on compte les accords, Les coups en va-et-vient, les coups qui encouragent !
Les fenêtres sont frivoles quand elles laissent entendre Les soupirs de Madame et ses gémissements. Parce quand on convole, on s’aime, c’est si tendre, Qu’on fait tout un ramdam lors des jaillissements !
J’ai écrit ces quelques lignes en chantonnant la très jolie chanson « Les fenêtres » de Jacques Brel.
Lorsque les glaces auront fondu, plus rien ne sera comme avant Et l’homme devra s’adapter à ne plus ruiner sa planète. Le futur sera confondu dans un méli-mélo savant Qui dira qu’on a accepté de faire, du passé, place nette.
Les jardins suspendus de Babylone par Evgeny Kazantsev.
Dans la forêt d’arbre à came, de bielles et d’arbre à vélo, La rouille métamorphose les plastiques et les métaux. Si tu laisses ta bécane dans ce vert méli-mélo, Elle traversera par osmose les troncs et les végétaux.
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Fi des crèches tchécoslovaques (*) qui nous mélangent des rois mages Tout droit venus des Amériques ou de la Chine orientale ! Pourquoi pas des santons cosaques qui mettraient Joseph au chômage Et comme chameau chimérique, un lama transcontinental ?
* vu que la Tchécoslovaquie n’existe plus, je ne devrais avoir aucun problème avec les tchèques et les slovaques… enfin en principe…
Est-ce que les fenêtres sont en forme d’amour Quand battent à l’intérieur les cœurs de deux amants ? Qu’il est bon de renaître, chaque heure, chaque jour, Un bonheur antérieur qui devient permanent.
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Il est parfois des catastrophes, des accidents ou des malheurs Qui tombent avec tellement de force que l’on se croit anéanti. Et on se plaint, on apostrophe, on traite Dieu comme un voleur Qui nous reprend comme un divorce tout ce dont il nous avait nanti.
Il y a pourtant des accidents qui se produisent à dessein Et plus ces accidents sont graves et plus leur effet nous renforce. Ça commence par des incidents comme si la vie faisait un dessin Mais dont l’intensité s’aggrave si l’on n’arrête pas l’amorce.
Les plus grands bouleversements m’ont fait prendre un nouveau virage, Car ils m’ont permis de lâcher tout le poids qui m’alourdissait. Il s’est produit inversement ce que je redoutais avec rage Et m’a évité de gâcher ma vie où je m’engourdissais.
C’est une loi astronomique qui montre que la gravité Permet d’envoyer des fusées en s’aidant de cette attraction. Comme si la force atomique se retrouvait parasitée Par la nouvelle diffusée d’un phénomène de traction.
L’étincelle peut être petite à l’échelle microscopique Et apportera un enfant à ceux qui ne le cherchaient pas. Mais cette précieuse pépite sera le choc psychologique ; Le couple sortira triomphant en étant maman et papa.
Aussi quand vous verrez venir une nouvelle désastreuse, Dites-vous bien que plus c’est grave et plus ça vous fera rebondir. Il faut savoir que l’avenir contient des zones ténébreuses ; Qu’il faut changer pour être brave et qu’il faut accepter pour grandir.