Imaginez que votre double vous renvoie chaque fois la balle Et qu’il écoute vos prières le soir pour les réaliser ! Peu importe si ça vous trouble, mais si jamais ça vous emballe, Il se présentera juste derrière vous pour les visualiser.
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Avant de fermer les frontières qui nous détiendront tout l’hiver, Ouvrons peut-être une fenêtre ou une porte sur l’été Qui garde la mémoire entière sur tous les petits faits divers Qui auront vu nos enfants naître et leurs mamans les allaiter.
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C’est un guerrier, un conquérant ; tel un cyclone, une tornade, Il a étendu son empire du midi au septentrion. On le voit partout s’enquérant et parler à la cantonade, Juger le meilleur et le pire et faire taire les histrions.
Il gouverne par la parole, il départage par l’épée. Sa voix unit son entourage, sa force calme les esprits. Il sait distribuer les rôles et propager son épopée En nous montrant tout son courage et tout ce qu’il nous a appris.
Quiconque l’a accompagné dans ses conquêtes remarquables Se souvient de la compassion qu’il accorde à ses ennemis. Chacun pourra en témoigner, c’est un conquérant implacable Mais qui accepte la rédemption de ceux qui deviennent ses amis.
Il a apporté ses valeurs dans les contrées les plus lointaines Sans imposer ses conditions mais en s’exprimant par ses actes. Il a partagé la chaleur et bu aux eaux de la fontaine Afin que chaque expédition soit corroborée par un pacte.
Comme un errant, un vagabond, il n’a su élire domicile Ni dans les plaines, ni les montagnes, ni sur les mers, ni les cités. Il poursuit les vents furibonds vers les conquêtes difficiles. Seule, sans doute, sa compagne sait le comprendre et l’assister.
Les femmes à toiles d’araignée tissent de jolis décolletés Et savent écarter leurs jambes autant de fois que vous voulez. Seulement, une fois qu’elles ont régné sur l’homme qu’elles ont récolté, Après quelques passes ingambes, il en demeure tout chamboulé.
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Mon ami(e), viens donc prendre un verre à la frontière de l’automne Et de rouge nous enivrer et de vieux Bordeaux absorber. De l’autre côté, c’est l’hiver dont les spécialités gloutonnes Sont les pommes de pins givrées et les châtaignes en sorbet.
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Elle porte, comme un berceau, la vie transmise par sa mère Et a permis aux créatures de suivre leur évolution. Elle en garde encore le cerceau, emblème de Terre et de Mer, Qui nous transmet la signature de sa divine contribution.
Elle apparaît dans son palace juste parée d’argent et or, Tout son pouvoir est concentré sur le symbole du Pentacle. Assise sur le trône de glace, elle maîtrise les météores Qui font son royaume centré autour du divin tabernacle.
Peut-être froide, un peu austère, indifférente aux faits marquants Qui tracent et écrivent l’histoire de tous les peuples en migration, Elle apparaît comme un mystère, bien hermétique dans son carcan, Mais elle règne, c’est notoire, entière sur toute la création.
Elle voit les civilisations se développer et prospérer Puis retomber en décadence, l’orgueil jamais récompensé. Elle voit les colonisations se révolter et espérer, Réclamer leur indépendance, tout ça pour tout recommencer.
Mais dans son cœur, brûle la flamme qui nous transmet la connaissance Et nous permet d’appréhender toutes les erreurs du passé. Mais combien nous faudra-t-il d’âmes, combien faudra-t-il de naissances Avant que l’Amour quémandé vive, dans notre cœur, amassé ?
Si vous connaissez la sonate en gamme de Ré « tape-cul » Je vous donne un conseil d’ami : de préférence, jouez les graves !. Car si vous gagnez vos pénates en courant vite dans les aigus, Vous irez alors au tapis sans avoir terminé l’octave.
Dans les forêts environnantes, il y a tout plein d’escaliers « tape-cul » qui sont aussi pénibles en montant qu’en descendant. Mais lorsqu’il a neigé et que la nuit a bien tout gelé, là, ça devient carrément du suicide.
Le rythme secoue les grelots, on se prépare pour la fête, Afin qu’ensemble, on reprenne les vieux negros spirituels. Quelques cris dans les trémolos qui font chanter en voix de tête, C’est comme cela qu’on s’entraîne en Afrique à fêter Noël.
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Il faut sauver les oies, les dindes, les chevreuils, les cerfs et les biches De tous ces banquets qu’on prépare dans les poêlons et les marmites ! Alors les animaux se blindent, chacun tout au fond de sa niche, Et se préparent à la bagarre car leur patience a des limites !
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Décembre, c’est comme au cinéma : sur une grande neige blanche, Le soleil projette en couleur ses plus belles représentations. D’abord, il suffit d’un schéma pour que le rêve se déclenche, Ensuite, à fond, sans douleur, les feux des ornementations.
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Si la vie a jailli des mers et le feu sorti des volcans, C’est parce que Dieu a fécondé notre papesse universelle. Tous les fils reliant la mère à ses enfants sont convaincants ; On les retrouve dans l’ondée, la pluie qui tombe et qui ruisselle.
Si vous creusez profondément, non dans la Terre, mais dans le cœur, Vous y connaîtrez les secrets organisés de l’Univers. Semblables à un saint sacrement qui lie le sang à la liqueur Extraite des deux fruits sacrés mûris d’ovaires en ovaires.
S’il fallait écrire le livre qui représente la mémoire, Il faudrait donner mille vies et autant de plumes d’argent. Puis continuer et poursuivre chaque chapitre du grimoire Pour en assumer le suivi et négocier le plus urgent.
Mais ce livre est éparpillé dans nos cellules et dans nos gènes. On en retrouve des symboles sur des cartes et des connaissances Issues de mots recopiés, de métaphores hétérogènes Et même dans les paraboles où vibrent les réminiscences.
Chaque fois que vous goûterez un peu d’eau pure de la source, C’est réellement un message qui vous ressuscitera l’âme. Et lorsque vous écouterez la pluie qui tombe, le vent qui course, C’est l’ouverture du passage et vous ralliera à sa flamme.
Puisque nous sommes en décembre et qu’il faut aller de l’avant, Je vous expose le chantier en vous présentant mon bestiaire. Je l’ai accroché dans ma chambre en calendrier de l’avent ; Ainsi je vois le mois entier pour souhaiter les anniversaires.
(Avis aux casse-pieds qui auront compté 37 cases : 24 jours de l’avent, + 13 desserts que l’on fait traditionnellement en PROVENCE le soir de Noël, = 37, le compte y est !)
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Le bateleur a le secret du souvenir des vies passées ; Il a déjà fait le chemin et revient pour nous initier. Avec quelques objets concrets qui relient futur et passé, Il opère en un tournemain et nous en fait bénéficier :
« Je peux lancer ma pièce en l’air, je peux décocher mon bâton, Trinquer en élevant ma coupe, ou fustiger l’air de ma lame, La vie n’est pas qu’une galère où l’on ne progresse qu’à tâtons ; Il faut faire fi des entourloupes de tout son cœur, toute sa flamme.
C’est comme rentrer par la fin, comme sortir par la naissance ; Comme une histoire sans début, un récit sans terminaison ; Comme l’enfant d’un séraphin d’une éternelle adolescence ; Comme un vieillard dans sa tribu au seuil de sa défloraison.
C’est le secret de l’existence, sans dévoiler le procédé, Qui conduit l’homme dans l’errance sans jamais savoir où aller. Tout se rapporte aux circonstances, sans résister ni concéder, Tout en restant en apparence ni enflammé ni emballé. »
Au jour de l’an, tout recommence, il faut reprendre le chemin ! À peine terminé sa tâche, il faut renouveler l’effort ! Prendre son temps avec clémence, savoir en garder pour demain, Vivre au présent mais sans attache, juste avec un peu de confort.
Dernier coup d’œil à la fenêtre pour voir s’envoler sans un bruit Notre dernier jour de novembre qui disparaîtra cette nuit. Les anges vont devoir s’y mettre avant que l’hiver ait construit La magie du mois de décembre jusqu’aux derniers coups de minuit.
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De fils en lignes et en aiguilles, j’aime retrouver mon Ariane Qui fait semblant de s’éloigner pour montrer son dos exemplaire. Son joli corps, comme une anguille, ondule tel un filigrane Que je reproduis par poignées simplement juste pour lui plaire.
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Que j’aime observer la nature lorsqu’elle recouvre de rouille Nos ridicules prétentions à nous approprier l’espace ! Ces grillages qui dénaturent, ces vieux cadenas qui verrouillent Subiront l’incompréhension de l’impassible temps qui passe.
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Le secret ne tient qu’à un fil pour créer des marionnettes, Mais il faut du beau fil d’acier bien loyal et pas soupçonneux. Les femmes savent qu’on enfile mieux le cœur d’un mari honnête Qu’avec des moyens tracassiers qui se cassent ou qui font des nœuds.
On ne s’aperçoit pas toujours qu’on a souvent la même chose Qui revient ponctuellement dans l’esprit, le cœur et le corps. L’anniversaire est un beau jour pour offrir un bouton de rose Disant perpétuellement : « je t’aimerai demain encore ».
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Comme la matière s’attire à partir d’un petit atome, Les plus belles pensées s’assemblent sous le pouvoir de l’attraction. C’est pourquoi pour mieux ressentir l’amour des femmes et des hommes Les petites filles rassemblent les plus belles déclarations.
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De caravelle en caravelle, j’ai voyagé au fil des livres, Poussé par le vent du désir de découvrir un autre monde. De passerelle en passerelle, j’ai respiré l’air qui enivre, Porté par le vent du plaisir d’une écriture vagabonde.
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Pendant l’école buissonnière, allez vous cacher sous les ponts Où, sous la voûte en sablier, se tapit la basse couture. Observez les belles manières des fleurs qui, tissant le jupon, Font dépasser du tablier tous les dessous de la nature.
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Si j’pouvais accorder le temps, je vous donnerais l’heure juste Pour fair’ durer les bons moments aussi longtemps que nécessaire. Si j’pouvais accorder les cœurs, je vous les ferais plus robustes Afin qu’ils prennent de la valeur à chacun des anniversaires.
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Quelquefois elle se trahit en confiant son tapis volant Au petit vent frais matinal afin d’aérer ses ouïes. Et vous en restez ébahis de voir qu’elle n’a pas de collants Mais une queue abdominale, c’est incroyable, c’est inouï !
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Lorsque les âmes se rapprochent pour s’en aller ou revenir, Bouddha leur prête son oreille pour leur conseiller le chemin. Celui qui était un parent proche peut assurer son avenir Et, dans le plus simple appareil, renaître le cœur sur la main.
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Comme c’est mon jour de bonté et qu’on arrive en fin d’aprème, Je vous invite chez Odette, dans un quartier fort coloré. Humez l’arôme d’un bon thé et les meilleurs choux à la crème Au premier de cette guinguette autour d’un bon Saint-Honoré.
Croyez bien que je le regrette, mais je n’ai pas connu Odette.
Tapi au seuil de la fenêtre, exactement sur le passage, Le gardien surveille qui entre, le gardien protège qui sort. Cet ange velu m’a vu naître puis suivre mon apprentissage. Aujourd’hui couché sur mon ventre, il me préserve du mauvais sort.
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Son cœur produisait l’étincelle et son esprit inspirateur Est redevenu l’hirondelle qui rejoint les oiseaux migrateurs. Elle a abandonné le voile qui vêtait son cœur de maman Pour redevenir une étoile qui brille dans le firmament.
Son esprit animait la flamme qui dansait au fond de ses yeux. Aujourd’hui s’évapore l’âme qui prend sa place dans les cieux. Alors lentement se dévoile une infime petite voix Qui scintille comme une étoile à présent qui montre la voie.
Sous la neige ultraviolette De couleur surnaturelle La lune étend sa palette De cotonneuse aquarelle.
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Quelques feuilles aromatisées aux essences de sève de pin Avec un nuage de lait et deux ou trois flocons de neige. Laissez-moi vous hypnotiser de poudre de perlimpinpin En faisant, dans votre palais, fondre un parfum de sortilège.
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M’aimeras-tu encore quand je serai rouillée ? Parquée dans un garage tout au fond d’une casse ? Oublieras-tu mon corps lorsqu’il était mouillé De l’amour, qu’avec rage, nous faisions dans l’impasse ?
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Il y a des moments dans la vie où je me sens bien protégé Comme si Dieu posait sa main pour faire, de ses doigts, un abri. Un instant le cœur est ravi de sentir son âme allégée Du poids des soucis de demain et le corps d’un jeune cabri.
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Le poids de l’âge n’est pas constant, moins on en a, plus on en veut. Après on triche pour grandir puis, on trafique pour rester. Ce doit être un signe des temps qui donne leur couleur aux cheveux Mais qui osera le brandir comme s’il s’est, d’un poids, délesté ?
Photo : Calanais Stone Circle sur l’île de Skye en Écosse.
Juste l’espace d’un passage et soudain naît une rencontre. Juste une femme qui traverse le point commun de mon regard. Si je la suis, est-ce bien sage ? Mais l’oublier va à l’encontre D’une aventure où l’envie verse tous ses espoirs d’un cœur hagard…
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Si l’astrologie du visage s’exprimait par des soleils verts Et si le voile de la nuit n’en pouvait cacher la lumière, Je plongerais dans le rivage derrière ce regard entrouvert Prendre ensemble un bain de minuit au fond de sa bouche prisonnière.
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Toute la musique que j’aime, elle vient du blues de mes racines Qui plongent au profond de mes veines et qui fait balancer mon cœur. J’ai mis au point un stratagème d’accords et de rimes assassines Que je sanglote à perdre haleine sur ma guita-a-a-a-are de rockeur.
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L’humanité est presque neuve, juste quelques murs lézardés ; Les hommes presque en ascension, mais l’escalier reste en chantier ; L’amour est encore à l’épreuve, les religions bien attardées ; Il règne une incompréhension des plans du fils du charpentier.
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Poursuivons donc notre chemin sans l’instinct de conservation Par les défis les plus stupides, un zeste de mégalomane ! Mais gardons le cœur sur la main, avec bonnes conversations, Et poussons l’esprit intrépide à esquiver les mythomanes.
J’avais d’abord pensé à « esquiver les nymphomanes » mais ç’aurait été dommage pour ce roi de la pirouette qu’est le sagittaire qui continue à courir sur la Grande Muraille de Chine.
Le Colisée a bonne mine sous le faisceau des projecteurs, Les Dieux du stade sont adulés et les chanteurs plébiscités. La course au trésor détermine sur l’écran de nos récepteurs La révolution calculée dans les ghettos et les cités.
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En amour, comme à la pétanque, pour bien coller au cochonnet, Rien ne vaut une bonne triplette pour se mettre l’eau à la bouche : La première manie bien la langue pour vous sucer le bâtonnet, La deuxième est un peu simplette mais ne fait pas la fine mouche. Enfin si vous êtes en manque, les bourses pas trop siphonnées, La troisième, prénommée Gillette, vous aspire à fond les cartouches.
J’en demande pardon à Marcel Pagnol d’avoir détourné sa «triplette des Bouches-du-Rhône » mais étant un homme de goût et d’humour je suis sûr qu’il m’a déjà pardonné.
Tous les chemins sont ouverts à l’humanité sociable Quand on est persuadé qu’il n’y a pas de frontières. Tout ce qui est découvert ne peut être qu’agréable Et pour s’en dissuader, l’imprudence reste entière.
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Comme je suis opportuniste et que j’aime le corps de la femme, Je fréquente un petit cabaret qui l’expose à son avantage. Une fille contorsionniste montre qu’il n’y a rien d’infâme D’exhiber aux désemparés son sexe et même davantage.
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À l’éternel optimiste qui aime les grands espaces, Je rends hommage à son art de rechercher la sagesse. Tout en restant conformiste, il ne reste pas en place Mais il a l’esprit bonnard en accord à sa largesse.
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Lorsque l’hiver se déchaussent tous les bonhommes de neige, Ils font des bulles de glace exprès pour se satisfaire. Alors la Terre s’échauffe, ses pensées forment un manège Qui tourne autour de la place pour détendre l’atmosphère.
Bulles d’air prises dans la glace du lac d’Abraham au Canada.
Avez-vous vu tous les sourires qui sont dessinés sur les branches Comme des lèvres qui murmurent « je t’aime » porté par le vent ? Souvent mon cœur se met à rire lorsqu’il entend que se déclenchent Des amourettes dans les ramures unies par le soleil levant.
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La beauté des sinusoïdes anime le corps féminin Et prie mes spermatozoïdes à onduler de leur flagelle. Dans tout mon être humanoïde doté du genre masculin, Je sens un flux bizarroïde nanti d’un effet antigel.
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Elle construit des barques en papier sur sa robe couleur outremer Qui se transforment en oiseau quand ses cheveux volent au vent Puis, la nuit pousse son équipier, le jour, dans les bras de sa mère Et l’on voit leurs petits fuseaux horaires naître en se sauvant.
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C’est juste entre la page paire et la page impaire précédente Que s’ouvre un passage secret sur la cinquième dimension. J’y rencontre mon père et ma mère puis, toute ma fibre ascendante Et j’y recouvre sans regret mon entière compréhension.
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Puisque c’est là son dernier jour, le scorpion fait feu de tout bois Et va donc vivre intensément une journée à crève-cœur. Et l’on observera toujours, dans le ciel, son dard qui flamboie Pour exciter passionnément l’amour qui le rendra vainqueur.
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Sur la carte du tendre, nous venons en novembre Dans ces moments précieux où nous nous enlaçons. Nous aimons, nos mains, tendre sur les corps, sur les membres. De ces gestes gracieux, jamais ne nous en lassons.
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