Il faut se voiler la face si nous voulons vivre nus, Ou se couvrir tout le corps pour permettre à l’œil de voir. Mais si j’ajoute une fleur à la bouche de l’ingénue, Je lui ôterai ses voiles et saurai la percevoir.
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Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Je connais cet instant intemporel et pur. La première arrivée d’un rayon de soleil. Violant l’air du matin d’une intention impure Mais dont jouit la terre qui sort de son sommeil.
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Jolis masques, toujours là, pour les rires et les larmes. L’un le regard entraînant, l’autre un regard perturbé. Moi, je navigue en eaux troubles, sous vos pavillons d’alarme Et je vais à la rencontre des chimères embourbées.
Ô femmes aux deux visages, vous m’avez bien dérangé ! Vous m’obligez à entendre le bonheur et le malheur Comme leurres indissociables d’un sentiment étranger. Vous ne savez pas choisir entre un froid et la chaleur.
Tantôt la femme rêve à l’homme qu’elle aurait bien voulu être Et rejette de toutes ses forces ce corps dont elle est l’esclave. Tantôt la femme revêt ses appâts pour apparaître La plus belle des soumises dans l’intimité enclave.
Femme qui rit, femme qui pleure, laisse tomber ces beaux masques ! Ils te dérobent ton âme et te trompent sur ta nature. Jette-les, là, sur la route, montre-toi hors de ton casque, Ce n’est rien qu’un formatage bien plus pesant qu’une armure !
Je sais bien que tu hésites entre masculin et féminin, Entre regret et astreinte, entre envie et désir. Mais c’est dans cet équilibre que tu trouveras enfin L’expression la plus exacte et ton cœur s’en ressaisir.
C’est le rendez-vous, à la pleine lune, Tout devient magique, tout le monde est fou ! Tous les chats sont gris et cherchent fortune Au-dessus de mon toit, à l’heure des matous !
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J’adore les petites culottes, je m’en sers comme balançoire. Dès que j’en vois une, je l’ôte et je m’y installe sans effort. Puis je me balance en cadence au-dessus des lèvres d’espoir Pour pratiquer l’amour en transe avec le plaisir du confort.
J’adore les petites culottes qui font les belles balançoires. Et j’y fais preuve d’impudence sans souci du qu’en-dira-t-on. La tentation me décalotte et je vais bien vite m’asseoir Aussitôt que démarre la danse en tutu du candide raton.
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Quand je suis à ma fenêtre, je joue à changer le temps. J’écarte mes rideaux blancs pour faire entrer le soleil. Je les referme doucement comme un brouillard envoûtant. Avec les doubles rideaux, c’est la nuit qui m’ensommeille.
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Souvent Vénus se fait femme pour s’incarner en humaine. Elle connait la souffrance et subit l’humiliation. N’y voyez ni perversion, ni futile phénomène ! Si Vénus revêt la chair, c’est pour la conciliation.
Si Demeter est guerrière, Vénus s’arme de ses charmes. Sa force est dans sa faiblesse, sa faiblesse est dans sa force. Ô Vénus tu as su faire, par tes rires et par tes larmes, Attendrir tes ennemis et enlever leur écorce.
L’amour est une bataille qui ne connait pas de loi. Le vainqueur n’a rien gagné, le vaincu n’a rien perdu. La dualité, sans doute, est une œuvre à contremploi Qui s’établit dans l’entente en partageant les vertus.
Aimer sans comprendre l’autre, c’est voué à un échec. Aimer et comprendre l’autre, c’est le début du succès. Aimer sans voir l’intérieur, c’est secouer le milkshake. Aimer et voir l’intérieur, c’est s’ouvrir tous les accès.
Vénus, vous êtes, Madame, ce principe féminin Que j’aime de toute mon âme dans mon être masculin. Apprenez-moi à vous peindre, à vous écrire des vers, Je saurai gagner votre âme, Vous serez mon univers.
Quand la flamme s’élève et s’ouvre au crépuscule, C’est la femme divine qui répond au soleil. Elle offre sa corolle et son tendre opercule À l’homme qui saura la sortir du sommeil.
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Mon Général Soleil Cinq Étoile, Garde à vous ! Hissez haut les couleurs et montrez haut vos charmes ! Éternelles aquarelles mettez-vous toutes debout ! Démarrez la fanfare et que sonne l’alarme !
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Venez tous avec moi jouer à traine-cueillette. J’ai mis ma robe à traine et je cueille des fleurs Rouges comme le sang que je jette douillettes Dans l’étoffe écarlate par mes rires et mes pleurs.
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Les sauterelles gourmandes se déplacent à grands sauts. Elles tendent leurs grandes pattes et se propulsent très loin. Dans leurs bottes de sept lieues, tous ces jeunes jouvenceaux Sautent dans les bras de leur belle pour faire l’amour en tsouin-tsouin.
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Le bonheur que je projette, se répand dans la nature. Tantôt le bleu apparaît, comme une berceuse d’azur ; Tantôt le vert transparaît, comme une belle aventure ; Toutes ces plus belles couleurs deviennent ma nourriture.
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Il n’a pas peur de l’obstacle, il avance d’un pas sûr. La foi lui donne des ailes, il décolle dans le ciel. Ne croirait-on pas qu’il chemine dessus la crête d’un mur, Sur cette bande de terre d’horizon artificiel ?
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Les amoureux sont partout, c’est la loi de la nature. La vie l’a ainsi choisi, se répartir en deux êtres : Le masculin-féminin permet la belle aventure ; Tout se vit avec amour et l’on jouit pour renaître.
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Plus près de toi, mon Dieu, plus près de la nature, Je vais me recueillir près des saints résineux. Tous proches du soleil, du haut de leur mâture, Ils me renvoient l’écho bien plus volumineux.
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Plutôt que de pêcher dans mon petit bocal, Je vois les choses en grand et j’ouvre l’horizon. Je lance mes appâts plus loin que mon local Et je récolte plus, bien plus que de raison !
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Tourbillon en plein ciel Feux d’amour sur les tempes Une onde d’arc-en-ciel Veux-tu voir mes estampes ?
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Tout silencieusement, tandis que s’enfuit l’ombre, La vague de soleil fait onduler les monts. Ces courants de flots d’or, jouent avec la pénombre, Ensemencent la terre et font fuir les démons.
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Plus je me rapproche de la sainte lumière Et plus je me dois de redoubler d’attention. Plus je monte et plus je rejette la poussière Et plus je dois bien maîtriser mes intentions.
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En suivant la route qui monte, le ciel est de plus en plus clair. Ensemble, nous gravissons la pente, plus rien ne peut nous arriver ! En posant les pieds sur le sol, à la vitesse de l’éclair, Nous sommes de plus en plus forts, rien ne nous fera chavirer !
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Pourquoi le pêcheur pêche-t-il donc du poisson ? Le premier jour, le pêcheur apprend à pêcher, Le lendemain, le poisson apprend à s’échapper Et le surlendemain, continuent la leçon.
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Quelquefois, tout est à l’envers ; quelquefois, tout va de travers. Le paradis bascule en bas et l’enfer dégringole en haut. Vos traditions sont bousculées, votre vie vous semble un calvaire Mais il faut savoir accepter de renoncer aux idéaux.
Si la volonté de changer est devenue priorité, Il faut apprendre et écouter et lâcher prise à l’apathie. Il vous faut croire à l’impossible, transformer la réalité, Changer vos méthodes de pensée, demander sa vie rebâtie.
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C’est le fou, dit « loco », qui part à la rencontre. Il a confiance en lui et suit son intuition. Là-bas, il va trouver, à l’heure de sa montre, Sa belle locomotive et ses bonnes intentions.
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Il n’y a pas de cage, il n’y a pas de porte, Il n’y a pas de gardien, il n’y a pas de règle. Osez la liberté, osez quitter l’escorte, Osez votre intention, osez faire l’espiègle !
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Dans leurs couleurs de pastels, blanches et azur alternées, Les ruelles jouent de l’ombre et de rayons contrastés, Puis se baignent de reflets des vaguelettes internées Dans l’Hôtel-Dieu du Vieux-Port dans un Mistral dévasté.
De rues chaudes et de rues froides aux quartiers dépareillés, Des montées et des descentes comme des vagues mouvantes, Le paysage est planté dans la baie ensommeillée, Surveillé par la Bonne-Mère toujours fière et bienveillante.
C’est la ville bleue d’azur, accordée au bruit de l’onde. Maisons aux façades blanches qui explosent dans l’écume. Ici les bleus sont légions et ils observent le monde Qui apporte ses couleurs que délave l’amertume.
Ce creuset d’humanité aux milles sangs mélangés ; Les étrangers provisoires, les voyageurs de passage ; Certains y prennent racine, d’autres s’y sont arrangés, Leur cœur resté au pays, leur corps en affranchissage.
Mille voix dans les ruelles, mille yeux sont à l’affût. Mille oreilles vous écoutent, mille mains pour vous nourrir. C’est la ville aux mille bras, la ville aux mille raffuts. C’est la ville aux mille vies ; il faut la voir, puis mourir.
D’abord, Bouddha, c’est l’incompétence inconsciente ; Au tout début, il ne sait pas qu’il ne sait pas. Après, Bouddha, c’est l’incompétence consciente ; Après, ses yeux s’ouvrent et sait qu’il ne sait pas.
Ensuite, Bouddha, c’est la compétence consciente ; Ensuite, ses oreilles s’ouvrent et là, il sait qu’il sait. Enfin, Bouddha, c’est la compétence inconsciente ; Enfin, il sait et tout arrive à ses souhaits.
Des yeux très différents balancent sa vision. Le droit pour ses pensées, le gauche pour ses actions. Des oreilles différentes pour sa bonne audition. La droite pour entendre, la gauche pour l’attraction.
Son nez est de travers, un précieux balancier. La bouche est déformée pour mieux apprécier. Le front est arrondi d’esprit quintessencié. Le menton accordé à l’écho nourricier.
Bouddha, les yeux fermés, tournés vers ses désirs. Bouddha, les yeux ouverts, pour accomplir ses ordres. Bouddha à l’intérieur, pour rêver ses plaisirs. Bouddha à l’extérieur, pour l’amour du désordre.
Venez-tous voir ce soir la chute de la Lune Nous l’avions programmée pour cette fin des temps Elle se couvrira d’or pour sa bonne fortune Et plongera tout droit avant minuit pétant !
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Ils étaient deux angelots, ils n’étaient pas très rapides. Ils étaient deux escargots, ils étaient un peu timides. Mais l’écho savait comment s’adapter à leur vitesse En leur envoyant les gouttes lentement avec sagesse.
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L’amour, c’est quand tu illumines ma lumière et pas les autres L’amour, c’est quand tu as choisi mon petit cœur comme lumière L’amour, c’est quand tu t’imagines que je brille plus fort que les autres L’amour, c’est quand tu réalises que c’est moi que tu préfères.
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Allongée impassible, l’esprit, la tête ailleurs. Alanguie immobile et le cœur dans les rêves. Elle attend le moment qui sera son bailleur. Elle s’étend dans l’instant dans sa petite trêve.
Elle a vidé sa tête dans le flot des pensées, Elle a puisé son cœur dans les eaux de Léthé. Aurait-elle oublié dans son âme offensée ? Aurait-elle laissé encore passer l’été ?
Mais voici qu’Il arrive, du sang sur les mains. Le guerrier a livré sa dernière bataille. Il a tué celui qui barrait le chemin Et l’avait enfermée sous de hautes murailles.
« Près de moi allongée, comme dans un miroir, Nous sommes différents, peut-être pas pourtant ! On se regarde absent, les sens dans leur tiroir Imbécile confusion sans être trop important.
Te laisserais-je ailleurs, toi que j’ai tant croisée ? Te laisserais-je absente, toi que j’ai tant aimée ? Te laisserais-je obscure, toi non apprivoisée ? Te laisserais-je sans moi, toi que j’ai essaimée ? »
La route qui mène à la sagesse est comme un pont aux mille oiseaux. À chaque marche, l’oiseau du temps chante un coucou à la seconde. La fin, au bout, n’est qu’illusion, pour faire peur aux damoiseaux. C’est juste un passage en couleur, une ouverture sur l’autre monde.
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Cachez ce saint que je ne saurais voir ! Qu’il soit un homme, un saint au corps puissant, Ou une femme, la beauté du pouvoir, Ou mon reflet au sexe jouissant !
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Sur la route penchée elle est à son affaire. Pour pencher vers ses rêves, elle se laisse faire, Pour pencher vers l’amour, elle lâche la bride, Pour pencher vers le sexe, elle devient torride.
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À tire-d’aile l’hirondelle livre l’été aux vents mauvais. Les sanglots longs bien monotones seront bien vite un souvenir. Fini le temps des bagatelles, on rentre sous le ciel de Beauvais Et on s’enlise dans l’automne pour ne plus jamais revenir.
Où sont la vie et nos amours ? Étaient-ils tous aussi futiles Qu’il suffit de rentrer chez soi pour trahir ses rêves d’enfants ? Avant que se lève le jour j’ai entendu le coq versatile Saluer l’aurore trois fois et s’en aller ébouriffant.
Oiseau de mort, oiseau de vie ? Je ne sais pas pour qui tu penches. Signe de deuil, signe de joie ? Je ne sais plus où bat ton cœur. Es-tu une horloge asservie, juste un coucou, une pervenche, Qui ne fait que marquer la loi et cumuler notre rancœur ?
Ils ont tous repris leurs travaux les mêmes peines, les mêmes maux. Comme si après s’être réveillés ils reprenaient leur vie morose. Comme si, sortis du caveau, ils rentraient bien vite au tombeau. Pour eux, la vie émerveillée, ne vit que la vie d’une rose.
Laissons l’horloge de la nature marquer le temps, marquer la mort. Laissons mourir notre présent peu nous importe jusqu’à demain. Demain est d’une autre peinture, laissons courir les matamores. Vivons l’éveil omniprésent vivons l’instant sur le chemin.
Quand je gratte ma guitare, que s’envolent mes accords, Je sens la musique grasse qui retombe sur le sol Tandis que l’air de la grâce me transporte à bras-le-corps Et je m’élève en souplesse au blues de l’aérosol.
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Elle avait cette manie d’être nue à la fenêtre. Devant cet écran offert, elle s’offrait son plaisir. Dans les cages d’escalier, on pouvait la reconnaître, Juste vêtue de nuisette, elle montrait ses désirs.
J’avais l’étrange manie de la voir à sa fenêtre, Vêtue d’un déshabillé qu’elle entrouvrait à loisir. Sachant sa nymphomanie, je sentais mon cœur renaître Car parmi d’autres amants, elle avait su me choisir.
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Quant à pousser son fardeau éternellement devant soi, Autant le faire sur terrain plat, c’est nettement moins fatigant ! Si l’alternative m’arrive, un billard sera mon choix Car j’y pousserai mes billes et ça m’ira comme un gant !
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Il a porté sa graine dans les profondes couches Pour l’apporter à l’œuf et conquérir le monde. Las, il s’est trompé de voie et était dans la bouche Et l’œsophage est long… Où es-tu, mon Edmonde ?
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Quand la mer est heureuse accrochée à son phare Qu’elle suce de vagues en mouillant tous les ports, Elle vient au plaisir à grands coups de fanfare, Inondant de plaisir ses petits madrépores.
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Ah que j’aime les ponts partout où j’en rencontre ! Ils me permettent de passer l’autre côté. Ils enjambent l’obstacle et je vais à l’encontre De ce lointain ailleurs dont l’ombre m’était ôtée.
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Tu m’étais apparu au tournant de ma course Pour aider les enfants au corps handicapé. Moi, sans rien en échange, je t’ai donné ma bourse ; Toi, ému par le geste, ton amour m’a happé.
Tu as pris ta maison et l’as placée devant ; Juste là, devant moi, pour mieux m’accompagner. Et depuis ce jour-là, par tous les contrevents, Nous avons voyagé ensemble sans s’éloigner.
Tu étais la conscience qui calmait mes voyages ; Aux passages périlleux, tu tremblais tout ton corps. Dans les pires virages, tu faisais l’aiguillage Qui me remettait vite sur les rails de l’accord.
Puis un jour j’ai chuté et tu fus en vacances. À mon retour tu as veillé sur mon chevet. Dès lors c’est dans mes rêves que tu as eu la chance De me montrer l’ÉCHO et le parachever.
Un jour je t’ai donné à la femme que j’aime. Non pas un abandon mais un lien consistant Qui unira nos cœurs d’un subtil stratagème, Liant nos destinées d’un amour résistant.
Juste après l’équinoxe, le hibou est ravi. Quand les nuits se rallongent, son domaine s’étend. La nature se recouvre d’un obscur préavis Pour offrir aux nocturnes un terrain compétent.
Ils sont tous à la fête, les chouettes et les grands ducs Pour célébrer le culte des oiseaux de la nuit. Du haut de son grand chêne, survolant l’aqueduc, Le hibou récupère son royaume de minuit.
Ses grands yeux d’oiseau-phare guideront les nomades Et tous ceux qui auront besoin d’être éclairés. Sa majesté de l’ombre sonnera la chamade ; Elle est gardien de nuit ; ainsi, vous lui plairez.
Entendez-vous le son de ses hululements ? C’est pour vous inviter le soir à ses banquets ! « Hou Hou, où êtes-vous ? » dit amicalement Votre ami le hibou ; vous lui avez tant manqué !
Quelle belle saison quand arrive l’automne ! Quand les feuilles s’envolent et la nature s’endort ! Et tandis qu’on entasse aux greniers autochtones, Le Roi-Hibou referme la boîte de Pandore.
Sur mon piano Rémi, j’accompagne mon chat. À chaque miaulement, j’accompagne en cadence. Je plaque mes accords et quelques entrechats, Puis quand l’air est trouvé, c’est parti pour la danse !
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Tous ensemble rassemblés pour mieux nous ressembler ! Les oreilles dressées pour la bonne absorption. Donnez-nous aujourd’hui nos potins journaliers ! Prêts à être formatés à toutes nos contorsions.
Ce maudit cauchemar me taraude l’esprit, Je ne saurai me fondre à ces masques apeurés ! Être sur la photo c’est montrer le mépris Que l’on a pour son corps et son âme écœurés.
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Serein contemplatif, ma cervelle d’oiseau N’accroche pas la torpeur, se détourne des peurs. Ce monde est formaté d’un mal dans ses naseaux Qui veut me teindre en noir, en partant de mon cœur.
Tellement de souffrances, tellement de malheurs Englués dans sa masse alourdie de terreur ! C’est pourquoi je m’envole au-delà des valeurs Qui cherchent à me corrompre, m’abîmer dans l’erreur.
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La route qui nous mène à l’automne est bien grande ouverte aujourd’hui ! Plus jamais on ne s’y arrête, les stations d’été sont fermées. N’essayez pas de sortir en marche, vous obtiendriez le sauf-conduit D’un pays exempt de saison où vous y seriez enfermés.
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C’est sa dernière apparition, gardez-la bien dans vos mémoires ! Elle nous tire sa révérence, se transforme en rêve accouché. Mais il faut mourir au présent, il faut bien fermer les armoires, Mettre les souvenirs sous clef, laisser le soleil se coucher.
Dernier coup d’œil, dernier regard, dernier reflet, dernière larme Blessent mon cœur d’une rancœur qui envahit tout mon espace. Baisers volés, baisers donnés, l’amour profond sonne l’alarme Et mon corps tremble comme la feuille qui virevolte au vent qui passe.
Premières pluies déjà commencées, nuages lourds, nuages noirs ! Courants polaires en renfort ont écrasé la résistance. Les thermomètres changent de camp, les baromètres au laminoir ! Je me sens tout abandonné, le cœur trahi, le corps en transe.
Ce n’est pas une guerre perdue, juste une bataille, n’en parlons plus ! Elle va fuir loin dans le sud, lancer un appel empoignant : « Peuples du nord, n’ayons pas peur, ayons confiance, il a bien plu ! Sur tous les fronts dans tous les cœurs, je serai là accompagnant ! »
J’ai rêvé d’elle, juste vêtue de quelques rayons de soleil. Illuminée de mille feux, elle était nue, le corps cendré. Me croirez-vous si elle m’a vue ? Assurément, c’était pareil À l’écho de mille soleils quand elle m’a dit « je reviendrai ! »
Ma Vénus a rajauni après nos millions d’étreintes. Sur sa peau parcheminée, je lui écris mes poèmes. À ses mains aux doigts frisés, je fais de belles empreintes Et son sourire illumine tous nos beaux jours de bohème.
Elle aime jouer du phallus qu’elle brandit comme un plumeau Avant de peindre l’amour brossé à même la bouche. Moi, j’ai besoin d’encrier pour y tremper ma plume au Plus profond ou juste au bord pour atténuer la touche.
Vénus adore se pencher en montrant bien haut son cul. Elle adore les surprises surtout quand elle est éprise. Moi, j’en appelle au génie, pour en être convaincu, Car les meilleures positions doivent être bien apprises.
Imaginez la bagnole : une belle américaine ! Mettez-vous à l’intérieur, ressentez-en la puissance ! Effleurez juste un bouton pour sentir vibrer la chaîne Du piston à mille temps du moteur magnificence !
Vénus est restée très jaune, pas besoin de garantie ! C’est un modèle ancestral qui n’est jamais démodé : Stradivarius de l’amour, un spécimen pressenti Qui transmet l’amour à deux dans des rythmes accommodés !
Tout en haut dans le ciel, j’ai la tête à l’envers ; Une brise d’automne qui m’a outrepassé ! Mais j’ai ma parachatte et ces petits revers Sont bien vite oubliés quand la crise est passée !
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Dans le pays des vallons, tout dépend où tu habites. Tout en bas dans les vallées ou tout en haut des sommets. On n’y parle pas pareil comme une langue presbyte ; On ne comprend pas son voisin, encore moins les éloignés.
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