Un rien l’habille, ma copine ; une chaussette ou bien un bas ! Un rien l’anime, ma voisine ; un petit geste attentionné ! Un rien l’amuse, ma galopine ; une caresse de haut en bas ! Un rien la charme, ma poupine ; juste un désir intentionné !
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J’ai trouvé son reflet si joli à mirer, J’ai trouvé sa lumière si précieuse à saisir, Que j’ai cru, ce pamphlet, bon à être admiré Écrit à la manière d’un sonnet de plaisir !
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J’habite aux Tours-de-l’hiver, une ville imaginaire ! Les rues sont pavées de notes et les passages de touches. Tous les plaisirs sont divers mais sortent de l’ordinaire Menotte dans la menotte, on trouve l’amour à sa bouche.
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Rien ne reste immobile dans ce monde, surtout Depuis que Dieu frappa sur le gong de la vie. La marque indélébile, on l’observe partout ! C’est comme un fol appât d’un rêve inassouvi.
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Celles que je préfère, c’est celles qui sont voilées, Nappées dans le brouillard ou marchant de travers. Je ne peux pas m’en défaire, c’est pour me dépoiler ! Car je suis un trouillard et des pires pervers…
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J’habite la maison bleue sous le toit d’ardoise rose ; Je trempe par la fenêtre, ma plume à l’encre du port. J’y pêche mes mots fielleux délayés dans la névrose Des beautés qui sont à naître dont j’égaye mes rapports.
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C’est là, entre chien et loup, lorsque ma vision se trouble Et que je confonds mes rêves avec la réalité, Que se mêlent les reflets flous à la lune qui se dédouble Dans les vagues sur la grève dans cette immortalité.
L’oiseau de feu renaitra, tel le phénix de ses cendres, Car la méthode ancestrale est un secret bien gardé ! Seule l’initiée connaitra comment le faire redescendre D’une façon magistrale que vous pourrez regarder !
Ce n’est possible qu’aux femmes ; les hommes n’y ont pas accès Car il faut une matrice pour enfanter l’œuf de feu. Tous les profanes infâmes qui ont pourchassé en excès Cette folie tentatrice, ont depuis lors fait long-feu.
L’initiée doit être nue durant trois ou quatre jours, Sentir sa peau et son corps se fondre dans la nature. C’est lorsqu’elle sera devenue accoutumée pour toujours, Qu’elle surgira du décor, apprêtée pour l’aventure.
Pour commencer faire un feu en alignant quelques pierres Sous un ciel de pleine lune, juste avant le crépuscule. Vous mettrez en contrefeu, taillées avec la rapière, Quelques pousses de callune nouvelles et minuscules.
Sentez les flammes adorer votre peau sans la brûler ! Ressentez les reflets d’or vous vêtir comme un costume ! Laissez l’habit vous dorer d’étincelles sporulées ! Guettez l’appel du condor comme un dernier cri posthume.
Ouvrez vos jambes au vent, laissez-le vous pénétrer Et vous inonder le sexe jusqu’au fruit à enfanter. Dans un orgasme innovant, il va vous administrer Une émotion si connexe qu’elle peut vous épouvanter.
Massez-vous fort les mamelles pour nourrir l’apparition ! Plissez bien les aréoles dans un regard enjoué ! Chassez tout esprit rebelle en voie de disparition ! Faites tinter vos créoles, là ! C’est à vous de jouer !
Plutôt qu’entamer l’année au plus profond de l’hiver, Je propose d’inaugurer le nouvel an en automne ! Les couleurs sont à glaner dans les tons les plus divers Et les mois configurés plaisent mieux aux autochtones.
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Pour mille et une saveurs safranées et pimentées, Pour mille et une couleurs emmêlées et chamarrées, Il n’y aurait qu’une faveur qui pourrait m’agrémenter : Y retourner sans douleur dès la prochaine marée.
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Tout le monde se rassemble, mâles, femelles et oison ! C’est bientôt le grand départ vers les pays plus cléments. Formez-moi un bel ensemble sans tomber en pâmoison ! Envoyez les faire-part tout autour du lac Léman.
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Pour préparer l’hiver, je nourris mon matou De câlins, de tendresse et d’amour chat-l’heureux. Il est mon univers, c’est un chat touche-à-tout ; Il chauffe d’allégresse mon désir valeureux.
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Ma vie ne tient qu’à un fil et des idiots l’ont coupé ! Ils pensaient m’éliminer de la course vers les étoiles. Permettez donc que j’enfile les bottes de ma poupée ; Ça va me vitaminer et me hisser la grand-voile.
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Je les avais bien cachés durant tout l’été dernier. Maintenant que l’automne est là, je peux enlever le voile Sur mes fleurettes attachées tout au fond de mon carnier. Écarlates mandalas, vous brillez comme une étoile !
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J’ai bu trop de chocolat et trop de café au lait Ça me brouille la vision et altère ma raison. Blanche-Neige que voilà m’apparait bariolée Et toutes mes prévisions se sont trompées de saison.
J’aime bien les jeux de mots de ma copine gémeau Qui m’aime dans la lumière lorsque j’ai trop peur du noir. Elle sait gommer mes maux, bénins ou bien extrêmaux, Quand je quitte ma chaumière pour aller dans son manoir.
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Promenons-nous dans les mauves tant que le soleil se couche ! Promenons-nous dans la brume le soir entre chien et loup ! Dans les jardins de guimauve en guise d’amuse-bouche, Parmi les embruns d’agrumes avec un bel Andalou.
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Pour vous plaire, je maquille mon visage de bonbons ; Pour vous combler, je tartine ma tête de chocolat ; Pour sortir de ma coquille j’ai bu trois verres de Bourbon, Ça me gonfle les tétines gorgées de Coca-Cola !
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Il est arrivé mardi, tout doucement sans un bruit, Dans les couleurs orangées de son bel habit d’automne. Il est encore étourdi de reprendre l’usufruit De ce terrain étranger à sa nature teutonne.
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Ô divin balancier qui gouverne le monde ! Tu fixes les saisons et l’amour et la mort. Moi, l’humble plaisancier de mes rêves immondes, Je goûte la raison d’une vie sans remord.
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Pour ton anniversaire, j’ai eu des goûts de luxe : J’ai changé l’eau du lac en vin millésimé ! Les oiseaux de concert, les poissons, les mollusques Ont bu toutes les flaques et sont tous sublimés !
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Viens dans mon petit nid d’eau, là-haut sur les fleurs sauvages ! On y voit passer les anges et on sent le temps qui passe. Viens refermer le rideau, rejoins-moi dans mon couchage, Viens écouter les mésanges dans mon petit monospace.
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Cette année, l’automne est rose, c’est la couleur dans le vent ! Les feuilles s’habillent de mauve et les arbres de lilas. Même le temps sera morose, on verra dorénavant Des nuages de guimauves et des pluies de téquila.
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L’été s’est enfui cette nuit En laissant un mot sur ma porte : Je l’ai lu avec quelque ennui, Écrit sur une feuille morte.
L’été est parti s’installer Chez nos voisins des antipodes Je vois mes jours s’épétaler Derrière les gastéropodes.
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Quand j’ai bu trop de whisky, je m’en vais me promener En remontant la rivière de l’amont en l’avalant. Quand passe un soleil exquis, j’ai peur de la ramener, Je me couche sur ma civière ; c’est un peu ambivalent.
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C’est bien joli d’appuyer sur le champignon, Mais il faut bien savoir modérer sa vitesse. Heureux le bel insecte au rouge lumignon Qui change de régime avec délicatesse !
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Qu’on courre sur la mer jaune pour se nourrir le cœur ! Qu’on marche sous le ciel jeune, juste nait du matin ! Qu’on roule comme un cyclone pour se sentir vainqueur ! Qu’on glisse wunderschön en roulant des patins !
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Qu’est-ce qu’on se plait bien à Dübendorf-les-plages Et ses jolis bateaux bien alignés à quai ! Tous ces bruits, Ô combien, qui troublent le village Se mêlent en vibrato pour nous fermer le caquet.
Dès le matin les trains, en dragon, se déchainent, Ponctués par les grues et leurs signaux d’alarme. Puis viennent avec entrain les tondeuses gretchen Pour tonner, incongru, de leur meilleur vacarme.
Moi, j’habite derrière le muret anti-bruit Qui nous a réveillés tous les matins d’été. C’est une poudrière qui fait tort à autrui, Qui ne fait qu’effrayer d’autres chats à fouetter.
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D’une gifle flairant l’écume sur ma peau rêche et halée, Comme ces réveille-matins qui vous explosent les rêves, Comme un combat sur l’enclume d’étincelles inhalées, Cette vague qui m’atteint et qui me frappe sans trêve.
Mais il n’y a pas de douleur, mais il n’y a pas de souffrance, Dans ce présent qui m’assaille pour me sortir du sommeil. Toutes ces myriades de couleurs qui me tirent de mes errances Comme des guerriers Massaï sur leurs pirogues vermeilles.
C’est la vie qui me chuchote, c’est la vie qui m’injective ; Parfois par des coïncidences qu’il faut attraper au vol, Parfois par des passing-shots de façon provocative, Parfois par des circonstances qui demandent son envol.
Mais il ne faut pas courir, parce que courir c’est mourir ! Ni forcer sur son allure, car on perd toute l’essence. Juste marcher et nourrir, pour sentir son cœur sourire, D’une suave brûlure, son esprit et sa conscience.
C’est pourquoi je bois le sac de ces rouleaux déferlants Qui m’abreuvent le cœur d’iode et le rassasient de sel. Et j’absorbe ce ressac saturé des vents hurlants Pour m’ancrer dans la période du présent qui m’étincelle.
Tu m’as bien violé le cœur, je ne t’en tiens pas rigueur ! Tu m’as dépouillé le corps, là je ne suis plus d’accord ! Tu m’as bien spolié l’esprit, tu n’as droit qu’à mon mépris ! Tu m’as déshabillé l’âme, là, tu mérites mille blâmes !
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Pour surfer sur la vague jaune, il faut être bien équipé : Une pirogue bien légère et un filet pour s’arrêter. Chevauchez-la en amazone comme sur un altier équidé ; Après une peur passagère, vous serez vraiment apprêtés.
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Regardez bien tous les nuages ! Ce sont des univers qui volent ! Parfois ce sont des citadelles, parfois des campagnes boisées. Ce soir, j’ai vu le plus suave, perdu dans la brume frivole Éclairé de quelques chandelles flottant sur les nues ardoisées.
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Quand l’automne attriste autant qu’elle teinte la nature, Même mes beaux chevaux blancs arborent une couleur brunâtre. Quand viendront les vents d’Autan imposer leur dictature, Tout partira en tremblant dans des nues haussées d’albâtre.
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Je l’appelle « Mon sucre d’orge » parce que ses lèvres sont sucrées ; Je la surnomme « À la menthe », pour ses jolies dents nacrées Qu’elle plante dans ma gorge juste pour me massacrer Comme une religieuse amante à son amant consacré !
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Tous les matins à l’aurore sur la lagune dorée, Chevauchant les vagues vives, juste sorties du sommeil, Surfant sous les météores d’un ciel rose et mordoré, Nous partons sans directive dans cette danse vermeille.
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Descendre ce jardin d’automne, tout doucement quand rien ne bruit, C’est comme pêcher des trésors dans l’épuisette d’un cœur neuf. Avec les couleurs qui détonnent dans la récolte des derniers fruits Que j’amasse comme un précieux or depuis l’année deux-mille-neuf.
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C’était ce matin dans la brume, je cheminai au bord du lac Lorsque je vis sortir de l’eau une jolie queue de poisson. Puis, dans une gerbe d’écume, je vis surgir deux seins « clic, clac ! » J’en restai comme un cachalot devant le vase de Soisson !
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Doucement tombe la neige en pizzicato moelleux ; Juste quelques notes blanches sur l’étoffe de la nuit. Observez bien le manège du doigté talentueux De la pianiste qui déclenche la symphonie de minuit !
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Il est fou, ce photographe, de flasher en pleine nuit ! Tous les soirs lorsque je rentre, j’en vois trente-six chandelles ! Je m’en vais faire un paraphe et l’afficher sur son huis Sinon je quitte mon antre et je suis les hirondelles !
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Coiffée d’amour et d’eau fraîche, la petite mariée Dans son habit d’onde pure se marie déshabillée. Mais assez de gorges rêches et vertus contrariées ! Sous son aqueuse guipure, son sexe est émoustillé.
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Les grenats sont éternels, les coquelicots aussi ! C’est une fleur d’allégresse qui ravive les couleurs ! La caresse maternelle de pétales dégrossis Et l’odeur enchanteresse d’un remède anti-douleur.
Je m’enrichis au printemps de ces vagues écarlates Qui déferlent sur les champs et colorent les talus. L’air trivialement content, remuant les omoplates, Sur le tableau alléchant de cette onde du salut.
Avez-vous, tout comme moi, déposé quelques pétales, Sur vos narines frémissantes, comme une robe de fée ? Pour ressentir cet émoi lorsque le charme s’étale En magie éblouissante du plus somptueux effet.
Ou bien renverser la fleur sur sa robe vermillon Et l’inviter à danser sur ses jambes d’étamines. Avec un criquet souffleur dans un air de carillon Sur un rythme cadencé aux graines de balsamines.
C’est la fleur de mes pensées, c’est ma dame de bonheur Qui me suit sur les chemins et au-delà des frontières. Une douce fiancée à qui je veux faire honneur De lui accorder ma main pour une vie tout entière.
Quand je la vois ainsi, je la touche des yeux, Mon regard la caresse, lui effleure la peau Puis, masse ses seins si sensibles et gracieux. Ce n’est pas par paresse mais par goût de l’appeau.
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Debout dans le présent d’une vie de richesse, Qu’il est bon de goûter tous les poissons d’argent Qui vont érotisant le cœur avec tendresse, Jusqu’à vous envoûter d’un amour émergeant !
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C’est le plus beau chapeau que je n’ai jamais porté ! J’ai le cœur reconnu et la peau hydratée. Et le plus beau cadeau que ça m’a apporté C’est qu’il faut être nu, mais ça me fait gratter !
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Confiez-moi tous vos rideaux, je vous compose un horizon ! Laissez-moi orner vos fenêtres de mes plus beaux panoramas ! Confiez-moi vos libidos, je vous sortirai des prisons ! Laissez vos frontières renaître par mes jolis diaporamas !
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Je l’ai perdue dans l’escalier, en remontant dans ma chambrette. Elle était pendue à mon cou car elle avait trop le vertige ! Dites-moi, mon beau chevalier, auriez-vous l’âme et la main prête Pour me prêter votre six-coups et darder mes peurs qui voltigent ?
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Une fois passé le pont entre Orion et Cassiopée, L’aventure extraterrestre pourra enfin commencer. Passez donc par l’entrepont, j’y ai ma bibliopée Et j’ai monté un orchestre vénusien et romancé !
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Partager une vie à deux, c’est peindre avec le même cœur ; Respirer sous le même toit, c’est conjuguer le même corps ; Réaliser des entredeux, c’est prodiguer l’esprit moqueur ; Savourer des moments courtois, c’est s’aimer encore et encore.
Pour découvrir sa bonne étoile, il faut l’esprit aventureux ; Pour naviguer en pleine mer, il faut des envies intrépides ; Pour camper sous la même toile, il faut un désir plantureux ; Pour conquérir sa vraie chimère, il faut avoir l’esprit limpide.
C’est comme vivre dans un œuf fécondé par mille soleils ; C’est comme incendier un feu embrasé par tous les espoirs ; C’est comme suivre un destin neuf alimenté par les merveilles ; C’est comme faire un contrefeu pour se parer du désespoir.
Goûter l’esprit du partenaire, c’est découvrir mille saveurs ; Apprécier ses différences, c’est entasser mille trésors ; Ressentir tout son congénère, c’est accepter mille faveurs ; Associer ses espérances, c’est cumuler son précieux or.
Aller jusqu’au bout du chemin sur une portée infinie, Interpréter une musique qui fait résonner mille flammes, Créer le meilleur pour demain sans quotidien prédéfini, Devenir l’être métaphysique qui procrée l’alchimie de l’âme.
Je suis cyniquement doué pour remarquer l’absurdité. Je suis pince-aussi sans-rire mais je ne devrais pas le dire. Mais c’est pour mieux amadouer de mes propos accrédités Et tenter de faire sourire au risque de me faire interdire…
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Si mes pas dans la neige se sont tant étirés C’est parce que mon chemin est chargé d’impressions. Charmant comme un manège ou à couteaux tirés, Il m’emmène à demain sans aucune pression.
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Tapi dans l’ombre depuis longtemps, je dormais d’un sommeil de plomb. C’est une explosion de lumière qui m’a réveillé brusquement. Je n’ai pas été mécontent de ce matutinal aplomb Je suis parti de ma chaumière un peu chevaleresquement.
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