Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • Compter les poissons

    Compter les poissons

    Pour lutter contre l’insomnie pendant les nuits de pleine lune,
    Je vais promener mes souliers au fond de la rivière vermeil.
    Je m’assieds loin des calomnies auprès des bancs de poisson-lune
    Et je m’imagine un boulier qui comptabilise mon sommeil.

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  • Tous ces oiseaux qui s’envolent

    Tous ces oiseaux qui s’envolent

    Tous ces oiseaux qui s’envolent à grands cris contre le vent,
    Sont pareils à ces amis qui vous flattent narquoisement.
    Sous un prétexte frivole, ils caquettent en aggravant
    Juste un peu leur infamie assez discourtoisement.

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  • Cœur d’or

    Cœur d’or

    Un cœur d’or sonnait Ding-Dong sur le clocher de ma vie ;
    Les ventricules gonflés du sang vermeil de l’amour.
    Sur des vieux airs de folksong de l’ancienne Yougoslavie,
    J’en reconnaissais ronfler ses systoles pur glamour.

    Moi aussi, je l’ai sonné, son carillon d’espérance
    Pour porter mon oriflamme sur des citadelles fières.
    Des cœurs carapaçonnés derrière des vies en errance
    Qui refroidissaient ma flamme d’une âme austère de greffière.

    Il a résonné longtemps comme un glas de circonstance
    Qui a creusé ses sillons dans la chair de mes souffrances.
    Son balancier remontant sans trouver de résistance
    Parmi les microsillons gravés pour ma délivrance.

    Qu’est ce qui donne la valeur ? Qu’est ce qui dore son blason ?
    Qu’est-ce qui rend l’âme légère ? Qui est son mètre étalon ?
    Fi de ces contrevaleurs qui faussent le diapason
    Fi des monnaies étrangères, des talents et des gallons.

    Alors je l’ai libéré, j’ai tranché ce qui l’attache,
    Je l’ai laissé s’envoler libre de toute folie.
    Mon âme s’est libérée de ses soucis multitâches
    Et m’a ouvert les volets, chassant la mélancolie.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Un amour de Coccinelle

    Un amour de Coccinelle

    Mon matou est amoureux, mon matou est passionné.
    Coccinelle de printemps, coccinelle des amours,
    Berce son cœur langoureux, d’un amour attentionné
    Sous le soleil éreintant dans la chaleur des mamours.

    Dodelinant sur sa tête, mettant la puce à l’oreille,
    Elle lui murmure des mots doux dans un langage secret.
    Sur des chansons de quintette, chœurs à nuls autres pareils,
    Elle enchante mon matou en élans très indiscrets.

    Je l’ai vue ouvrir ses ailes en effeuillage érotique
    Faisant glisser chaque pois comme ardentes excitations.
    Mon félin fervent de zèle suivait la bête hypnotique,
    Queue levée en contrepoids, prunelles en dilatation.

    Tel un pilote intrépide menant par le bout du nez,
    Elle conduit son matou là où la raison l’ignore.
    D’une démarche rapide, elle emmène mon minet
    Avec ses meilleurs atouts pour épouser son signor.

    Tous les soirs quand vient la nuit, sous la lanterne lunaire,
    Écoutez le doux ronron d’un cœur félin qui soupire.
    Couché dans les belles-de-nuit, en période solunaire,
    Le phallus hors du giron et sa belle s’y accroupir.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Matou sur les genoux

    Matou sur les genoux

    Heureux qui a dans son giron le doux ronron d’un animal ;
    Un petit être sans histoire qui ne cherche pas à paraître.
    Tous les sages vous le diront, il n’y a ni faute ni mal,
    Mais un bienfait libératoire à écouter l’âme renaître.

    Mon beau matou sur les genoux et le corps entier se détend !
    Je coupe le flux de l’esprit et laisse libre les échos
    Qui délient tout ce qui se noue, qui diluent dans la nuit des temps
    Tout ce qui exprime le mépris et font cœur-esprit ex-aequo.

    Je m’accorde à son diapason au rythme du divin ronron
    Qui m’emporte au-delà de l’âme vers l’être intérieur qui me guide.
    J’ai rajouté à mon blason l’image du matou en rond
    Qui fredonne à ma douce flamme pendant mes épreuves languides.

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  • Les plis de la mer

    Les plis de la mer

    Quand la mer est plissée, il faut la déplier !
    Les rouleurs de marée ont le cœur à l’ouvrage !
    Regardez-les glisser et se multiplier
    Ces planches chamarrées font un bon recouvrage !

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  • Fin de semaine humaine

    Fin de semaine humaine

    Fini pour la semaine, je rentre à la maison ;
    J’ai fait les provisions, je vais me reposer.
    C’est la nature humaine d’avoir toujours raison ;
    J’ai fait mes prévisions, je peux donc disposer.

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  • Donnez à boire à mon cheval

    Donnez à boire à mon cheval

    Afin de donner à boire à son fidèle étalon,
    La jeune Calamity Jane a plein d’idées dans son sac :
    Elle a fauché le ciboire chez le curé d’Avalon !
    C’est plus petit qu’une dame-jeanne mais c’est mieux qu’être sans sac !

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  • Ils sont fous ces acadiens

    Ils sont fous ces acadiens

    Accrochés à leur étoile sur un faux drapeau français,
    Ils explosent leurs couleurs dans les flonflons de leurs fêtes !
    Prenez-les à rebrousse-poil, ils ont les sourcils froncés,
    Mais ils sont très cajoleurs et leurs femmes très satisfaites !

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  • Faites des paires

    Faites des paires

    Une nuit de pleine lune dans un grand lit adapté.
    Après trente-neuf semaines, vous ne pourrez ignorer,
    Le fruit d’amours opportunes qu’il faudra bien accepter.

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  • Les Fées-mères

    Les Fées-mères

    Elles sont invisibles car on ne les voit pas,
    Elles sont silencieuses, on ne les entend pas,
    Elles sont éphémères, viennent et puis s’en vont
    Et quand elles sont parties, nous nous en émouvons.

    J’en ai à la maison une preuve formelle,
    Elle peint des tableaux quand je ne regarde pas.
    Ses cheveux indociles sont couleur caramel
    Et ses foulards soyeux emballent ses appâts.

    Si vous cherchez à voir comment elle travaille,
    Vous la prendrez pour folle ou comme femme-enfant.
    Laissez-la à son rythme, et voyez les trouvailles
    Qu’elle invente en pouffant son rire triomphant.

    Si elle vous parle un peu, prêtez bien votre oreille
    Car sa voix est fluette et raisonne en son cœur
    Comme un ruisseau murmure et nulle autre pareille
    Vous dira des merveilles sans blâme et sans rancœur.

    Maintenant je vous quitte, je l’entends qui m’appelle !
    Elle a besoin encore d’un peu d’inspiration.
    D’abord un peu d’amour pour nourrir sa chapelle
    Et puis un peu de rêve pour son admiration.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le radeau des légumes

    Le radeau des légumes

    Tous ces fruits bénis de la Terre sont les offrandes à ma passion ;
    Je les fais glisser sur le fleuve et les ramène à la maison.
    C’est mon jardin humanitaire, mes légumes de compassion,
    Mûris à point comme une preuve de la divine floraison.

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  • Si tous les gars du monde…- 1

    Si tous les gars du monde…- 1

    Si tous les garçons du monde voulaient se donner la main,
    Nous construirions des chemins qui nous emmèneraient loin.
    Les filles formeraient des rondes, nous serions tous des gamins ;
    L’amour, en un tournemain, comblerait tous nos besoins.

    J’en ferais un train de rêve qui filerait à toute vitesse,
    Embrassé par les garçons, encouragé par les filles.
    Il circulerait sans trêve avec force et politesse
    Et sifflerait à l’unisson dans les foyers des familles.

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  • Souvenirs de Bretagne

    Souvenirs de Bretagne

    Te souviens-tu de ces vents fous qui tentaient de nous séparer ?
    Nous luttions, les mains enlacées, pour résister à leurs assauts.
    Te souviens-tu de ces remous qui risquaient de nous égarer,
    Dont nous n’étions jamais lassés et dont nous étions leurs vassaux ?

    Ces souvenirs des jours heureux, je les ai gravés dans mon cœur ;
    Le vent y souffle toujours plus fort et les courants, également.
    S’il y eut des jours malheureux, je les ai gommés sans rancœur ;
    Ils étaient tracés sans effort sur sable gris, tout simplement.

    Ce sont nos routes de Bretagne, bordées de vagues outremer,
    Où nous avons marché ensemble vers des aventures incertaines.
    Puis j’ai regagné mes montagnes, tandis que tu gagnais la mer.
    Mais, fréquemment, les nuits je tremble quand je pense à mon capitaine.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le concerto papillon

    Le concerto papillon

    Connaissez-vous mon concerto en gamme de Mi-Papillon ?
    Il se joue très allegretto sur des aigus bien envolés,
    Main droite frappant comme un marteau, Main gauche douce comme un carillon,
    Puis, les deux mains pizzicato, iront conjointement convoler.

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  • La vague de peinture

    La vague de peinture

    J’ai mélangé les couleurs sur ma toile immaculée,
    Du bleu pour imaginer une vague de fraicheur,
    Marqué flux, flots et rouleurs d’un jet blanc éjaculé,
    Puis, couché ma vahiné sous un soleil débaucheur.

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  • Ouvrez la fenêtre

    Ouvrez la fenêtre

    Cette prison de verre est offense à mon âme.
    Ouvrez grand la fenêtre, que mon esprit s’évade !
    Au-delà de d’hiver, je rallierai ma dame
    Pour nos amours renaître dans nos cœurs de bravade.

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  • L’éternel féminin

    L’éternel féminin

    Puis soudain, l’horizon s’embrase dans la déchirure du temps,
    D’un éclat troublant le silence dans cette atmosphère écrasante.
    C’est la vie dictant sa prophrase qui fait un écho percutant,
    Un verbe édicté sans violence dans la lumière fertilisante.

    J’en oublie tous ces temps d’attente, mais ces temps-là n’existaient pas,
    Je n’étais qu’une ange-apprentie, pas encore promue chérubin.
    Juste une jeune débutante, je faisais mes premiers faux pas,
    Jusqu’à ce qu’Il m’ait pressentie pour épouser mon concubin.

    Je suis née de fleur de lumière, pour éclairer la création ;
    Je suis née de flamme essentielle dans la cinquième dimension.
    Si les ombres dans la poussière n’y voient là que procréation,
    Leurs théories providentielles ne sont pavées que d’intentions.

    C’est ainsi que souffle la vie sur les paysages endormis,
    C’est ainsi qu’anime la flamme sur les cœurs en mélancolie.
    Jusqu’au fond des âmes asservies des espoirs à jamais hormis,
    C’est moi qui brandis l’oriflamme des obscurantismes abolis.

    Souffrez qu’aujourd’hui je m’efface, je vous ai montré le chemin.
    Mon pouvoir inspire vos âmes car je l’ai béni de mon sceau.
    En tous coins, en toutes surfaces, c’est écrit sur vos parchemins :
    « La confiance est votre sésame ! » Gravez-le sur vos panonceaux !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Mais où est le chat de l’Ashram ?

    Mais où est le chat de l’Ashram ?

    Il était une fois un gourou, en Inde, qui vivait avec ses disciples dans son ashram. Une fois par jour, au coucher du soleil, le gourou rejoignait ses disciples et prêchait.

    Un jour apparut dans l’ashram un chat magnifique, qui suivait le gourou où qu’il aille. Or, chaque fois que le gourou prêchait, le chat ne cessait de se promener au milieu des disciples ; les distrayant et les empêchant d’écouter le maître. C’est pourquoi le maître finit par prendre une décision : cinq minutes avant de commencer chaque session, ils attacheraient le chat afin qu’il ne vienne pas l’interrompre.

    Le temps passa, et un jour, le gourou mourut.

    Le disciple le plus âgé devint le nouveau guide spirituel de l’ashram. Cinq minutes avant son premier prêche, il exigea qu’on maintienne le chat en laisse. Ses assistants mirent vingt minutes à retrouver l’animal pour pouvoir le faire…

    Le temps passa et, un jour, le chat mourut.

    Le nouveau gourou ordonna qu’on trouve un autre chat afin de pouvoir l’attacher.

    Des siècles plus tard, les disciples du maître écrivirent de savants traités sur le rôle essentiel d’un chat dans le bon déroulement de toute prière.

    Histoire extraite du livre de Jorge Bucay, « Laisse-moi te raconter les chemins de la vie »

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  • De paysages en paysages

    De paysages en paysages

    De paysages en paysages, ce temps qui passe m’hypnotise
    Dans ses reflets en clair-obscur que mon esprit tarde à connaître.
    J’en ai oublié les visages, et leurs finesses, et leurs sottises,
    Dans leurs navrantes sinécures qui passent devant ma fenêtre.

    Mon âme a planté son hamac dans les montagnes immobiles
    Et mon esprit, qui fait du vent, s’évapore dans la chaleur.
    Mon corps a pris de l’estomac dans ce silence indélébile
    Et mon cœur s’en va dérivant bercé par le chant des haleurs.

    Ce paysage continu sans commencement et sans fin
    Voudrait m’emporter avec lui jusqu’au-delà de l’horizon.
    Mon esprit est discontinu, mon âme reste sur sa faim,
    Je voulais un coin de parapluie, je n’ai trouvé qu’une prison.

    Dans cette enceinte du présent murée d’hier et de demain,
    L’inertie passe où rien ne passe et les chemins vont nulle part.
    Partout, je suis omniprésent, je suis les voies et les chemins,
    Je me transvase dans l’espace, je vole au-dessus des remparts.

    Il n’y avait rien à entreprendre, il n’y avait rien à discuter,
    Mais écouter ce paysage qui raconte la vie sur Terre.
    Je ne cherche pas à le comprendre, je m’abandonne à l’écouter,
    Car d’affûtage en aiguisage, il berce mon cœur libertaire.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Mais où est le chat ? – 7

    Mais où est le chat ? - 7

    Enfin, je t’ai trouvé, misérable matou
    Qui me tourne en bourrique et qui me rendra fou !
    Et pour te retrouver j’ai gardé un atout :
    Une cloche helvétique accrochée à ton cou !

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  • Mais où est le chat ? – 6

    Mais où est le chat ? - 6

    Aujourd’hui c’est dimanche et je ne te cherche plus !
    Mets-toi dans la poussière, roule-toi dans les gravats !
    Je retrousse mes manches dès lundi ; s’il a plu,
    J’irai voir les gouttières pour danser la java !

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  • Mais où est le chat ? – 5

    Mais où est le chat ? - 5

    Parmi tous ces corps rôtis dans ce barbecue géant,
    Mon minou s’est égaré, je ne le retrouve pas.
    Dans quel coin s’est-il blotti, là au bord de l’océan ?
    Il va bientôt se marrer quand je ferai mea culpa !

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  • Mais où est le chat ? – 4

    Mais où est le chat ? - 4

    Vêtu de sa cape invisible,
    Maître Matou, rusé chasseur,
    Lentement s’en va vers sa cible
    Sur ses pattes de finasseur.

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  • Mais où est le chat ? – 3

    Mais où est le chat ? - 3

    Mon matou est malicieux et plein de taquineries !
    Il s’est encore échappé à mon regard attentif.
    Serez-vous plus astucieux que ses sottes gamineries ?
    Essayez de l’attraper, soyez un peu inventif !

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  • Mais où est le chat ? – 2

    Mais où est le chat ? - 2

    Ce matou m’agace
    Car il est tenace
    Partout où il passe
    Dans mon humble espace.

    Dès que je le trouve,
    Aussitôt je prouve,
    Qu’à fouiller les douves,
    On trouve la louve !

    Ça y est, je le vois !
    À son air narquois !
    J’ai vu son minois
    Jaillir sur le toit.

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  • Mais où est le chat ? – 1

    Mais où est le chat ? - 1

    Où donc est passé ce chat qui miaule avec tant de zèle ?
    C’est un chat caméléon, un espion observateur !
    Il mène une vie de pacha et ronronne comme un Diesel
    De race du Napoléon, un chat assez dictateur.

    S’il se cache c’est par jeu, pour échapper à ses maîtres
    Qui cherchent à le destiner à être chasseur de souris.
    Il est plus avantageux de s’élever de dix mètres
    Pour mieux se faire câliner après s’être bien nourri.

    Mais je connais le moyen d’attirer cet animal ;
    Il suffit de siffloter la danse des entrechats.
    Aussitôt mon citoyen quitte son fief optimal
    Et descend sans souffloter, mais c’est normal, c’est un chat !

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  • La nuit, tous les chats sont gris-souris

    La nuit, tous les chats sont gris-souris

    « – Ainsi je suis déguisé marchant à pas de souris
    J’ai même appris leur langage, et je parle souriceau.
    J’ai l’appétit aiguisé et la chance me sourit !
    Je vais mettre dans mes bagages ce malheureux vermisseau ! »

    « – Approche-toi, pauvre chat, j’ai tout préparé pour toi !
    Le chien derrière la porte attend d’agir sur mon ordre.
    Il ne fait pas d’entrechat et ne parle que son patois,
    Mais n’ira pas de main morte lorsqu’il sera prêt à te mordre ! »

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  • La pêche aux oiseaux

    La pêche aux oiseaux

    Dès que la pêche est ouverte je vais au bord de la mer.
    J’appâte mon hameçon avec des miettes de thon.
    Bientôt ma ligne est couverte de tous ces oiseaux primaires
    Qui dévorent sans façon mon appât d’un air glouton.

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  • Ralliez-vous à mon panache blanc

    Ralliez-vous à mon panache blanc

    Quand on est un éléphant et qu’on a de l’ambition,
    Il faut savoir rassurer et montrer le bon chemin.
    Écoutez-moi mes enfants, suivez-moi sans condition,
    Je pourrai vous assurer les meilleurs après-demain !

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  • L’horizon dévoilé

    L’horizon dévoilé

    C’est le soir au crépuscule, à l’heure entre chien et loup,
    Que les voiles se dévoilent et que l’horizon se montre.
    Comme un « i » en minuscule, le soleil vient, tranquillou,
    Laisser la place aux étoiles pour une heureuse rencontre.

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  • L’eau qui tache

    L'eau qui tache

    Les suisses sont assez soucieux et ne redoutent qu’une chose :
    C’est que le rouge du drapeau déteigne sur la sainte croix blanche.
    Après des efforts audacieux pour que leur croix ne soit pas rose,
    Ils ont compris que c’est par l’eau que le problème se déclenche.

    Moralité ; un suisse saint et sensé sait astiquer à sec
    Sauf s’il est suisse-allemand, évidemment !

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  • Le vague à l’âme en solitaire

    Le vague à l’âme en solitaire

    Quand mon âme est un peu morose et que je vois la vie en noir,
    Je vais promener sur la plage le soir quand tout se teint de bleu.
    Je repense à ma vie en rose, je la tamise dans l’entonnoir
    Entre les vagues de roulages et le ciel qui fait ce qu’il peut.

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  • La belle-au-bois-dormant

    La belle-au-bois-dormant

    La belle-au-bois-dormant devrait se réveiller
    Toute la vaisselle à faire, les chaussures à cirer !
    Ce n’est pas très performant, c’est même déconseillé
    De laisser ses affaires et se faire désirer…

    Je plaisante bien sûr ! Je profite, au contraire,
    Du sommeil de ma belle pour faire la cuisine.
    Comme ça, pas de censure ni de poids à soustraire !
    C’est ma vie de rebelle ; je vis chez ma voisine !

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  • Les moutons ont la laine fraîche

    Les moutons ont la laine fraîche

    De la vaste prairie de ma campagne suisse,
    Je compte les moutons parmi toutes les crèches.
    Si, dans les librairies, toutes les pages en bruissent,
    C’est qu’ils ont des boutons et la laine bien fraîche.

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  • Prochaine étape : 600 mètres

    Prochaine étape : 600 mètres

    Puisque tomber de quinze mètres n’est pas un véritable exploit,
    Je vais vous remonter la barre un peu plus haut et sans filet !
    Demain, je serai assis sans maître, sans règlement, sans foi ni loi,
    Avec mes racines barbares issues des plus grands défilés.

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  • La cinquante-huitième-seconde

    La cinquante-huitième-seconde

    Quand sonnera le moment dans les clochers des villages,
    Vers le midi moins le quart du méridien étalon,
    Ne demandez pas comment, ni pourquoi ce décalage ;
    Cette espèce de bécarre qui fait prendre du galon.

    Ça n’arrive qu’une fois dans le cycle d’une année,
    La cinquante-huitième seconde, ce jour-là est importante !
    Elle marque chaque fois le moment enrubanné
    De ta venue dans le monde et de ta vie éclatante !

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  • Le soixante-onzième degré

    Le soixante-onzième degré

    Bâbord pour trinquer à Neptune et sacrifier à l’équateur
    Cette bouteille de ratafia qui dégringole sous l’entrepont.
    Tribord à Éole sous la lune en hommage aux navigateurs
    Qui ont combattu les maffias au sabre, au crochet, au harpon !

    Mais la pensée qui bat de l’aile, celle qui fait battre mon cœur,
    C’est entre le soixantième degré vers le cap du grand nord
    Et le quatre-vingtième parallèle dans les vents pris à contrecœur,
    Dans les courants des quarantièmes rugissants comme un grand ténor.

    Te-souviens-tu, ma bonne étoile ? Quand tu me guidais sur les lames ?
    Quand la mer était d’un noir d’encre et le ciel sombrait à mourir ?
    J’avais jeté toutes mes voiles et me confiais à ta flamme
    Après avoir mouillé mes ancres sur les chemins à parcourir ?

    Maintenant, garçon, prends la barre, vire au vent et garde le cap !
    Suis le vent qui conte l’histoire des marins qui font les légendes.
    À la marée, largue l’amarre qui te retient et t’handicape
    Suis le soleil libératoire et voyage sous ses calendes.

    Après le soixante-et-onzième, toutes voiles gonflées aux vents,
    Il suffit d’une fois dans sa vie de passer le Cap Horn, hardi !
    Et de bien compter son douzième sentiment le plus innovant
    Qui te conduit vers ta survie ; toi, le capitaine, pardi !

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  • Le soixante-quatrième étage

    Le soixante-quatrième étage

    En montant ce drôle d’escalier d’où je ne peux plus redescendre.
    À chaque étape, l’abécédé de mon nouvel apprentissage
    Offre à mon cœur, sur le palier, une autre aventure à comprendre.

    Combien les gens sont si réduits quand je les vois de ma terrasse !
    Je les vois courir jour et nuit dans les conflits de leurs chimères !
    Ces illusions d’où j’ai déduit tout ce dont je me débarrasse
    Et qui me plongent dans l’ennui de leurs existences amères.

    Plus proche encore des oiseaux, plus proche encore des nuages,
    Bien orienté devant la mer, sur l’infini de l’horizon.
    L’air des montagnes dans les naseaux, mêlé d’atmosphères suaves,
    Serein dans les pas de ma mère, je quitterai cette prison.

    Un jour j’atteindrai le sommet, on m’a dit qu’il y avait des anges,
    Un passage extraordinaire pour un incroyable voyage.
    Bouddha, Jésus ou Mahomet ? Tous mes souvenirs se mélangent
    Mais j’ai la clef imaginaire qui permet les déverrouillages.

    À cet étage du présent, j’aime bien, quand le soir se pose,
    Penser aux visiteurs des rêves que je rencontre après minuit.
    Tous les plaisirs omniprésents que je m’accorde en cette pause
    Fleurissent sous ces histoires brèves ; belles-de-jour, belles-de-nuit.

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  • Rompre ma glace

    Rompre ma glace

    Il suffit d’un pas assuré pour marcher sur des eaux tranquilles.
    Mais sur cette étendue glacée, je ne me sens pas intrépide.
    C’est dur de s’autocensurer et se retirer sur son île,
    Mais qui pourra donc remplacer mon ego hautain et stupide ?

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  • Quand les lions se tirent ailleurs

    Quand les lions se tirent ailleurs

    Jusqu’à présent tout allait bien et les gazelles étaient nombreuses,
    Mais depuis ces quelques années tout devient rare et trop coûteux.
    Personne ne se sent zambien dans cette jungle ténébreuse !
    Nous avons trop paysanné et quittons ces endroits douteux.

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  • Le cheval qui dit non

    Le cheval qui dit non

    Cheval rapporter à ma mère que mon pur-sang est impoli !
    Je lui ai offert deux ou trois pommes afin qu’il me soit tout ouïe.
    Il m’a fixée d’un air amer dans une étrange mélancolie
    Tandis que je levai ma paume en le priant de dire « oui ».

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  • À l’ombre des cyprès

    À l’ombre des cyprès

    Quand les ombres se rallongent pour tutoyer l’horizon,
    J’attends ma blanche colombe qui va rentrer au bercail.
    Plus l’attente se prolonge, plus mon cœur est en prison
    Le temps étire ses plombes aussi dures que la rocaille.

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  • La pêche au soleil

    La pêche au soleil

    Hop ! D’un crochet du gauche, bien précis et rapide,
    Je jette mon filet sur le soleil du soir.
    C’est déjà dans la poche, le coup est intrépide !
    Sur cet entrefilet, je vous souhaite le bonsoir !

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  • Les pieds en l’air

    Les pieds en l’air

    Bien ancrés sur les nuages, les orteils en arc-en-ciel,
    Moi, je marche avec les anges et je lâche prise au sol.
    J’écris des contes suaves, frivoles et superficiels,
    Que j’envoie, par les mésanges, dans les boîtes à tournesols.

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  • Papillon instantané – 2

    Papillon instantané - 2

    C’est l’effet instantané du mouvement chaotique
    Qui peut se communiquer tout autour de la planète.
    Tout devient simultané par le courrier robotique
    Pas besoin de paniquer, c’est la loi de l’internet !

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  • Venise helvétique

    Venise helvétique

    À force de couler sous les ponts de chez nous,
    À force de monter sur nos villes englouties,
    Après les giboulées qui font mal aux genoux,
    Les gondoles effrontées ont ici abouti !

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  • Et en plus il fait froid

    Et en plus il fait froid

    Il a gelé ce matin et tout est pétrifié !
    Les rivières sont figées, les poissons sont congelés.
    J’ai enfilé mes patins pour aller photographier
    Ce paysage affligé et faire une dégelée !

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  • Noé helvétique

    Noé helvétique

    Depuis quarante jours, la pluie tombe sans cesse ;
    Du haut de mon balcon, j’aperçois l’eau monter.
    Au ras de mon séjour, brillent les eaux suissesses
    Cloîtrant dans leur cocon les vallées du comté.

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  • La vie me pompe

    La vie me pompe

    À force d’aboyer et mordre tout le monde,
    J’ai les crocs tout le temps et je suis affamé !
    Donnez-moi à broyer cette chaussure immonde,
    Je m’y ferai les dents sans me faire blâmer !

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