Elle est toujours fugace sur sa petite reine Et sa jupe à volants s’agite comme un mouchoir. Mais jamais ne me lasse quand je la vois qui freine D’un air affriolant assise sur son perchoir.
Ô ma belle helvétique, laisse-moi te coucher Et brosser sur la toile cette féminité ! Presque nue, érotique, mon chef d’œuvre accouché Ne laissant pour tout voile que ta virginité.
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C’est à ce moment-là, à la tombée du jour, Quand le soleil d’étain voit pâlir sa lumière ; La porte de l’au-delà s’entrouvre à contrejour Dans les nuages éteints qui deviennent poussières.
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En sortant de son miroir pour faire un peu de lumière, Alice s’est endormie dans un trou de chiffonnière. Dans le plus petit tiroir, elle trouva la première Tous ses beaux habits hormis sa plus belle marinière.
Pour réparer cet oubli, elle tissa ses beaux rêves, Sans le moindre cauchemar, avec ses belles pensées. Depuis lors, c’est établi ! Nuits après sommeils, sans trêve, En tressant son beau jacquard, elle sera récompensée.
Suivez le fil de ses rêves, épinglez ses plus beaux songes, Faites des photographies et écrivez son histoire ! Si cette histoire est trop brève, n’ajoutez pas de mensonge, Laissez sa biographie demeurer divinatoire !
Maintenant le jour se lève, retirez-vous sans un bruit ! Elle s’éveille aux merveilles qu’elle a tissées dans la nuit. Ses paupières se relèvent, ses lèvres s’entrouvrent comme un fruit Rendez-vous ce soir ! On veille dans sa chambre vers minuit.
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Les croissants de pleine neige sont toujours silencieux. Les échos nous le rappellent dans les solitudes blanches. J’aime suivre le manège des chevaux blancs audacieux Qui détonnent comme un scalpel dans leurs folles avalanches !
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Maitresse Grenouille, haut perchée du haut de sa grande échelle, En a eu marre d’annoncer de la pluie et des tempêtes. Elle sortit pour rechercher, nue comme une romanichelle, Une manière de dénoncer sa destinée de trempette.
Maître héron, haut huppé, la trouvant fort à son goût, Proposa de partager tout simplement son repas. Grenouille fut préoccupée, d’ainsi servir de ragout Et fut désavantagée de passer de pluie à trépas.
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Elle s’appelait Margueritte et j’aimais la rencontrer Le soir entre chien et loup dans une intime atmosphère. Pour effeuiller la petite, pas besoin de vous montrer Comment moi, fier andalou, je m’y prenais pour le faire.
Vêtue comme un artichaut d’une robe en pétales, Chauffée dans un bain-marie, elle s’ouvrait sans surprise. J’apportais le gaspacho dans une boîte de métal De la Comtesse Du Bary pour croquer ma belle éprise.
Si tu n’as jamais goûté la chair tendre des sépales Sous les dessous féminins, tu n’as jamais rien goûté ! Il faut laisser dégoutter quand l’amour mouille ses pales Pour faire monter le venin qui donne son velouté.
Je sais bien les cuisiner, moi, toutes ces demoiselles ! Il faut savoir les cueillir à la rosée du matin. Impossible à usiner ! Seule la main de l’oiselle Peut branler sans tressaillir et sans paraitre catin.
Pour revenir à ma belle, c’est comme avec les oignons ! Ne jamais quitter des yeux même en pleurer quelquefois ! Elle m’a fait une ribambelle de petits enfants trognons À qui j’apprends, tout joyeux, la cuisine d ‘autrefois.
Enlacés dans vos reflets, juste vêtus de couleurs, Vos pensées en tourbillons s’embrassent dans des volutes. Entraînés par les soufflets de vos mots tendres enrouleurs, Vous franchîtes le portillon et vos amours résolûtes.
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Viendras-tu mon amie sous la lune dormante Lorsque la nuit se drape d’une fourrure d’étoiles ? Voguant d’origami sur ma barque dormante Nous goûterons la grappe de nos amours sans voile.
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C’est vers la tombée de la nuit, À cette heure entre chien et loup, Que j’aime tromper mon ennui En voguant sur le Lac Zoulou.
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Quand le soleil se pointe le soir à l’horizon, Les géantes apparaissent et prolongent les arbres. Puis bientôt sont rejointes dans l’obscure prison De la nuit qui paresse dans un silence de marbre.
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À force d’avoir dirigé ses pas toujours vers l’ouest, Il est arrivé au bout de cette terre des hommes. Et le soleil, affligé, illumine sans conteste Ce petit prince debout, l’interpelle et le résomme.
Est-ce la fin de sa quête ? A-t-il atteint son destin ? Sa vie n’était-qu’une fuite ? Une fuite sans retour ? Je n’aurai qu’une requête bloquée dans mes intestins : À quoi sert cette poursuite s’il faut mourir sans détour ?
Mais le prince est en accord, arrivé sur cette plage, Son corps brûle de l’ardeur qu’il a mise dans son voyage. Son cœur l’élève encore dans ce divin découplage Qui unit le trimardeur au prochain appareillage.
Toutes ses cellules chantent au diapason de la Terre, Ses émotions l’illuminent et font exploser son cœur. Des pensées folles l’enchantent dans le secret du mystère Et son âme a bonne mine dans ce tourbillon des chœurs.
Il a trouvé la réponse dans ce présent immobile Qui unit Dieu à la terre, qui unit l’homme au Divin. Si au passé il renonce, au futur rend sa sébile, Sa vie devient volontaire et il en est l’écrivain.
Pour bien profiter de la vie, il faut réduire sa vitesse ! Moi, je fais comme l’escargot, toujours, je me la coule douce ! Il faut savoir changer d’avis et se donner la politesse De voyager sur son cargo comme en priant « va comme je te pousse ! »
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Elles sont le seul souvenir d’un samedi soir oublié, Une invitation aux chandelles dans un petit jardin secret. Je n’ai pas vu la nuit venir dans l’ombre des érabliers En regardant les hirondelles chassant les insectes indiscrets.
Il n’y avait pas une étoile ni même une fraction de lune, La nuit habillée d’un noir d’encre s’amusait à nous aveugler. À tâtons j’ai palpé un voile, j’en remerciais cette opportune Qui me retenait comme une ancre tout en m’empêchant de beugler.
Une main posée sur ma bouche puis un baiser pour tout bâillon Et voilà qu’une autre m’entraîne dans un labyrinthe obscurci. Puis on m’allongea sur la couche et l’on m’ôta mon médaillon Pour ne pas rester à la traine en tâtant mon sexe endurci.
Elle fit un jeu de lumières en déposant quelques bougies Sur le tapis d’herbes sauvages et ces petites fleurs jaunies. On aurait dit une prière avec des lumignons rougis, Pieusement sur le dallage comme une sainte cérémonie.
J’ai dit « Je vous salue Marie ! Pierre m’avait loué votre grâce ! Je crois en vous et à vos seins, permettez que je les embrasse ! » Elle n’a rien dit, elle a souri, m’a embrassé sur l’herbe grasse Et s’accroupit sur mon bassin pour que plus rien nous embarrasse.
Depuis ces fleurs font mille échos quand je les aperçois dans l’herbe, Comme un chant sacré solennel qui me rappelle cette rencontre. Elles me font penser aux bécots que j’ai reçus avec superbe Et cet amour compassionnel que je garde dans le cœur, tout contre.
Si jamais je ne me trompe, aujourd’hui, c’est édifiant, C’est le jour de ta naissance, je me dois d’arroser ça ! Alors j’ai mis l’autopompe de mon plus bel éléphant Et rend grâce à ta croissance par un jet de Thalassa !
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Ça faisait un an déjà que je courtisais ma belle. Je la rencontrais le soir lovée dans son habit rouge. Pour n’avoir pas l’air goujat, j’apportais des mirabelles Qu’on mangeait sans rien surseoir sous l’ombrage des carouges.
Elle ôtait sa pèlerine d’une couleur écarlate Et l’étendait sur la mousse dans un mouvement de grâce. En ouvrant grand les narines, en haussant les omoplates Et riant de sa frimousse sur le tapis d’herbes grasses.
Je l’appelais « Coquelicot », pour ses lèvres vermillon. « La cousine du Pavot », pour ses pommettes vermeilles. Je l’appelais « Mon Œillette », pour ses hanches en papillon. Elle était mon « Argémone », qui régnait sur mon sommeil.
Pour honorer son pistil et préserver ses pétales, J’étalais sa robe rouge comme chasuble sacrée. Je mettais beaucoup de style à dévoiler cet étal Car je suis né à Montrouge et je m’y suis consacré.
Elle avait une peau blanche, satinée comme une pèche Avec des lèvres grenat et des mamelons corail. Entre ses bras, la pervenche voulait que je me dépêche À grimper au Nirvana dans son caravansérail.
Quand nous avions épuisé nos provisions de baisers Et tari toute la source qui abreuve l’amourette, Nos sens tout amenuisés n’étaient qu’à peine apaisés, Nous n’avions d’autre ressource que fumer une cigarette.
Les coquelicots ne durent que l’espace d’un printemps Et la chaleur estivale enflamma ses oriflammes. On vit fondre la soudure de nos deux cœurs éreintants Et ce rouge adjectival me darda ses lance-flammes.
C’est la fleur que je préfère et qui brûle dans mon cœur. Quand je goûte ses pétales, je repense à ma passion. Il n’y a plus rien à faire, il n’y a pas de rancœur, Quand les amours sont létales, elles meurent en compassion.
J’avais amassé tant d’or dans mon coffre-cœur de pierre Qu’il s’est enflammé un soir sous cette charge explosive. Comme une boîte de Pandore sous les coups d’une rapière Qui sous ses coups de poussoir serait devenue corrosive.
Toute une vie de calculs et de fougues cérébrales Me l’avaient tant desséché qu’il ne parlait à personne. À trop lire de fascicules sous de peines palpébrales Ne pouvaient que dépêcher un morose glas qui sonne.
Il a fallu que se brise cette forte carapace Pour que l’esprit tyrannique soir exilé en déroute. Et qu’enfin comme une brise se faufilant dans cet espace Une voix inorganique me fasse changer de route.
C’est une étrange gazelle qui courait dans les montagnes Qui réveilla le dormeur enfoui sous les décombres. Pour ravir la demoiselle, moi, le prince de Bretagne, Je suis devenu charmeur et je suis sorti de l’ombre.
Si elle m’a rejeté, m’ignorant de son silence, Elle m’a ressuscité de cette prison de glace. Et mon cœur s’est projeté de toute sa corpulence Et a su me susciter l’amour que rien ne surclasse.
Aujourd’hui, en bonne entente, dans le cœur et dans l’esprit, Nous aimons donner au corps la parole désormais. Le cœur fait l’âme contente, tous se sont enfin compris Nous formons le bel accord dont l’écho fait le cornet.
Suivez la vieille au fagot qui glane dans les forêts. Vous la connaissez sans doute, vous l’avez déjà croisée ! Sur son paquet, un corbeau à l’air un peu timoré ; Craignez fort qu’il ne redoute que vous puissiez pavoiser.
Proposez-lui votre appui, portez sa charge un peu lourde, Traversez donc la forêt jusqu’au lieu où elle habite. Puis, arrivés à son puits, elle vous paraîtra balourde De transformer en goret l’oiseau bavard qui débite.
‘Prenez pas l’air étonné, laissez-la vous mettre à l’aise, Laissez-la vous dévêtir et vous mettre dans sa couche. Fermez les yeux, tâtonnez, laissez fondre le malaise, Laissez-vous assujettir et embrasser sur la bouche.
Vers minuit, minuit-et-quart, quand la lune sera pleine, Elle se transformera en une fée merveilleuse. Elle vous donnera rencard demain midi sur la plaine Et l’amour vous guidera loin d’une vie ennuyeuse.
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Avec mon habit rayé qui fait un peu « codes-à-barres », Je parcours les grandes plaines avec ma petite amazone. Quand nous sommes effrayés par la chute des isobares, Nous restons en terre pleine sous les nuages d’ozone.
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C’est les pieds dans l’eau, si je ne me trompe Qu’on goûte la vie en s’ébouriffant ! Gagner le gros lot avec grandes pompes Fait le cœur ravi de mes éléphants !
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S’il faut le faire en chantant, autant faire des couplets Avec des lignes embrassées prolongées de rimes riches. Quand l’amant est consentant et bien bâti, s’il vous plait, La belle, jamais harassée, l’étreindra comme une biche.
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Encore une année gagnée sur la chaîne de la vie Chaque année est un sommet qu’on se doit de conquérir. Si on est accompagné de passions inassouvies La joie vient à point nommé, on n’a plus qu’à l’acquérir !
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Mes jolies fleurs clairsemées ont toutes beaucoup à dire. Trop grosse ou bien trop charnue ? Chaque fleur a son histoire. Unique ou bien parsemée ? À louer ou affadir ? Sublime ou bien biscornue ? Laide ou bien adulatoire ?
Dans nos jardins de famille, chaque cicatrice reste Et les années de printemps n’en effacent pas la trace. Toutes les jeunes charmilles grandissent plus ou moins prestes Et se gênent en s’éreintant pour régner sur les terrasses.
On charme le jardinier, on captive le fleuriste. Tant pis s’il faut ombrager les candidates en friche ! Sous le soleil matinier, on loue le pépiniériste Pour se faire encourager et admettre au clan des riches.
Chaque fleur a ses affaires et se croit unique au monde. Le bouquet n’est qu’un réseau qui doit l’écouter se plaindre. Les roses qui prolifèrent ont des épines immondes Mais unies par des tréseaux hypocrites à complaindre.
Elles faneront un jour, desséchées dans l’amertume, Rejetant la faute aux autres si elles n’ont pas eu leur gloire. C’est le pire des séjours de chercher l’honneur posthume Et jouer les bons apôtres dans un bocal étrangloir.
En habit d’explorateur, brandissant bien bas son sceptre, Le petit prince est paré pour de nouvelles aventures, Avec son air d’orateur, le fils de la belle Électre, Et son air désemparé d’un héros en miniature.
Il est tombé des étoiles de son beau vaisseau d’argent Naufragé involontaire, un Robinson de l’espace, Observant la moindre voile, sur l’horizon émergeant, Pour une aide humanitaire de crainte qu’il ne trépasse.
C’est d’un coucou en acier échoué d’une tempête Que son ange est arrivé par une nuit déprimante. Un aviateur finassier, un amateur de trompette Qui avait trop dérivé, balloté par la tourmente.
Petit prince s’est caché du monstre métallisé De peur qu’il ne se réveille et l’avale goulûment, Puis sa peur s’est relâchée sous l’effet des alizées Et le voilà qui surveille son sauveur résolument.
L’aviateur était artiste et grand-maître du pinceau. Il sut dessiner la route qui menait à sa maison. Aidé par le trompettiste, l’enfant couru les rinceaux, Représentés sur la croûte, qui faisaient la liaison.
Quand vous le rencontrez, éperdu sur votre route, Ayez toujours à portée quelque chose à regarder ; Des crayons à liseré pouvant servir de biroute Et les moutons confortés seront sagement gardés.
Quand je vole dans l’espace, le cœur nu, le cœur ouvert Tout mon corps se désagrège et redevient papillon. Dans mon âme, un ange casse mes pensées à découvert Qui retombent comme neige en milliard de grapillons.
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Dans mon île hypothétique peuplée de millions d’amis, J’ai mes arbres à bouteilles pour envoyer mes messages. À chaque rêve prophétique, je vais sur mon tatami Décocher de mon orteil l’écho du prochain passage.
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Quand la montagne se lâche après sa gueule de bois, Le front ceint de mille étoiles, elle vomit ses glaciers. Que personne ne se fâche ni ne se mette aux abois Mais se munisse de poêles trempées du meilleur acier ! Puis se relaie sans relâche sous le souffle des hautbois À se faire péter la moelle dans un feu bien finassier !
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Corps luisant et sanglant, à la peau satinée, Dont la chair est un feu à ma bouche gourmande, Bourgeonnant comme un gland à ses vices platinés, Comme ardent boutefeu de la langue allemande.
Tantôt jaune, orangé, tantôt rouge, émeraude, Comme des oriflammes sur le souffle des vents, Au goût vif, étranger qu’à ma faim me taraude Et fait cracher des flammes à travers les évents.
Piment rouge, piment fort je te croque, tu me mords, Tu m’as communiqué ton paprika glamour, À grands coups de renforts, par la petite mort Qui m’a fait tourniquer la chaleur de l’amour.
Je sais de tes arômes et toutes ses essences Empreindre mon palais sur un parfum d’extase. C’est la force de l’homme ténue dans sa semence Faisant au chevalet jouir mon épitase.
Fier de ta forme étrange et de son goût suave, Tu enflammes ma langue au profond de ma bouche. Es-tu démon ou ange ? Intrépide ou bien zouave ? Mon cœur et mon corps tanguent quand je perce ta couche.
Poivre noir, poivre blanc, qu’importe ta couleur Si tu sais relever les goûts et les saveurs. Dans ma main, tout tremblant, c’est un peu de douleur Quand tu vas t’élever et devenir baveur.
Pour ton anniversaire, j’ai mis la barre haute Pour sauter cette année et embrasser les autres ! Alors soyons sincères, ne faisons plus de faute, Soyons bien spontanés et l’année sera nôtre !
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Quand les petits poissons volent et sortent de l’océan, Leurs nageoires se déploient et leur donnent l’air goguenard. Ils deviennent un peu frivoles, levant bien haut leur séant Et accomplissent cet exploit de se changer en canard !
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Elle écoute à l’intérieur dans l’oreille de mon cœur, Elle observe les non-dits par l’intuition de mon âme, Elle pressent tout l’extérieur, naturelle et sans rancœur, Elle perçoit les interdits dans le souffle de sa flamme.
Tout derrière la cloison intime de mes pensées, Dans les cavités du cœur et ses émotions profondes, Elle échappe à ma raison mais n’est jamais offensée, Souriant d’un air moqueur d’une tendresse féconde.
Le soir avant de plonger dans l’abîme de mes rêves, Elle déroule mon âme pour en faire sa tunique. Elle sait bien prolonger les images les plus brèves, Elle dédouble sa flamme pour retisser l’être unique.
Dans la souffrance excessive, elle parle à mon oreille Comme un ange protecteur qui psalmodie ma douleur. Dans les ombres dépressives, c’est à nulle autre pareille Qu’elle éclaire les projecteurs et met mes nuits en couleur.
C’est l’écho de mes racines qui remonte aux origines Et me relie à moi-même bien avant que je m’incarne. Elle vibre et me fascine dans mes fibres androgynes, La divinité qui m’aime dans cette intime lucarne.
Les soirs de pleine lune, tout orangé d’espoir, Je marche dans la brume sur les chemins du lac. Ces eaux camaïeux-prune délaient mes désespoirs Noyés dans les agrumes, reflétés dans les flaques.
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Et si tous les gars du monde se prenaient tous par la main ? Ça nous ferait un bel œuf tout enrubanné d’amour ! Un beau fruit de mappemonde bien gorgé d’amour humain ; Les lapins au gui l’an neuf viendraient jouer à la mourre !
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Si la planète se réchauffe et si les calottes fondent Les ours blancs vont émigrer, il faudra les accueillir. Avant que mes plombs surchauffent, je vais creuser une profonde Grotte pour mes immigrés bien fraîche pour s’y recueillir.
Si les pingouins se rappliquent, je ferai une chambre froide Pour les empereurs manchots, ces gorfous sur leurs marquises. Il faudra que je leur explique la raison de l’escouade Qui anime le réchaud qui fait fondre la banquise.
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À petits pas safranés dans le déambulatoire, Ils s’en vont à leurs prières pour assainir notre monde. Tous les crimes surannés seront tous expiatoires Quand se lèveront les barrières sur leurs souvenirs immondes.
À petits pas safranés dans la cour du monastère, Ils s’en vont à leurs cantiques pour alléger notre Terre. Depuis leurs jeunes années leur vie est assez austère Mais leur foi est authentique et leur piété salutaire.
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Quand le fils de Neptune est en villégiature C’est la panique à bord sur tous les bords de mer. Quand il court sur les dunes, c’est la déconfiture De bâbord à tribord, la pilule est amère !
Les marins de fortune ne pêchent que la friture, Mille millions de sabords ! Les poissons sont amers ! Quelle main opportune avec musculature Renverra ce junior dans les jupes de sa mère ?
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Bec enfoncé dans l’encre noire, la plume immaculée de blanc, Le pélican poète trempe son clapet bien gorgé d’obscur. Quelle idée de cet entonnoir va apparaître d’un trait tremblant ? Accrochez-vous, tenez la rampe, vous êtes sous les ailes de Mercure !
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Rien ne va plus de nos jours, les traditions disparaissent On ne se raccroche plus qu’aux valeurs artificielles. Ça ne durera pas toujours, les difficultés paraissent Quand l’argent réclame un flux d’énergie exponentielle.
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Quand l’œil se met à l’écoute, à l’écoute du présent Et qu’il ferme les paupières de ses oreilles au temps, Alors l’âme, au compte-goutte, voit l’esprit omniprésent Qui transforme en cœur de pierre l’être intérieur impotent.
Quand la musique est douleur et que la souffrance sonne, Il ne faut pas résister mais non plus s’y résigner. Car la pire des couleurs enfermée dans la personne, C’est nier et persister la partition désignée.
Je l’ai entendue le soir qui hurlait dans les couloirs Tandis que j’étais lié dans un corps endolori. Je ne pouvais y surseoir ni trouver de défouloir À ce mal fort délié me clouant au pilori.
Parfois la marche funèbre éclatait de mille cors Comme une aubade tragique perpétrée en La mineur. Je plongeais dans les ténèbres anéanti dans mon corps En chantant des liturgiques et le cœur tambourineur.
J’ai appris à l’écouter d’un œil sain, sans jugement ; J’en ai trouvé les richesses de l’écho à l’extérieur ; J’ai appris à la goûter et senti les changements Que procure la vieillesse de l’éternel intérieur.
C’est toujours plus fort que moi, jamais je ne lui résiste Quand elle lance son regard chargé de mille grappins. Son cul me met en émoi, ses seins sont trop fantaisistes, Mon phallus devient hagard, je deviens un chaud lapin !
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À force de l’embêter et le faire tourner en rond Le petit prince est parti s’enfoncer dans la forêt. Hier au soir ça a pété à grands coups de potirons Et lui, en contrepartie, était assez timoré.
Il va rejoindre en coulisses son renard apprivoisé Ensemble ils iront traquer les corbeaux un peu honteux. Ensemble ils seront complices, ensemble ils vont pavoiser, Puis ils iront matraquer les loups des pays monteux.
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Quand le faon se fend la poire tandis que le chamois dort, La bibiche est nostalgique et le cerf est aux abois. Ah ! Que revienne l’espoir au fin fond des corridors De caravanes illogiques lorsque tous les chiens aboient.
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Cachés derrière le rideau pour épier les souris. Chacun taché de pénombre dans un camaïeu de gris. Nous, les félins rapidos, dans la vie tout nous sourit. Nous vivons heureux dans l’ombre, parole de Mistigris !
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Allons marcher dans la cité, allons promener nos reflets ! Nous par le haut, eux par le bas, nous verrons bien si c’est pareil ! Avec de la complicité et un petit coup de sifflet, En contrehaut, en contrebas, on se dira tout à l’oreille.
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C’est au pied de l’hexagone que l’on voit le carreleur ! Ce monsieur est un malin et aussi bien clairvoyant : S’il pleut, il a un pépin sinon, il est prévoyant, Attaché à sa dragonne, le temps qui lui donne l’heure.
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Ma petite marguerite est toujours dans mon verger. Quand je ne sais pas quoi faire, je discute avec ma fleur. Pour ses services émérites, je la prends pour mon berger Et pour les conseils d’affaires, c’est le meilleur des souffleurs.
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Même si je suis le dernier, j’y suis quand même arrivé ! Peu m’importe que je sois en avant ou en arrière. Mon père était lanternier, il était dans le privé, Il m’a appris que la foi, c’est de franchir les barrières.
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Telle une femme qui se fait belle, le temps se change bien souvent ! Dès le matin, des chaudes larmes, puis vers le soir, c’est flamboyant ! Tantôt il faut prendre une ombrelle, tantôt il faut mettre l’auvent, C’est ce qui fait un peu son charme et rend nos sites verdoyants.
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Pour mieux se faire comprendre et ne pas perdre son temps, Le plus simple c’est d’ouvrir la bouche de son prochain. Plus il faut lui faire apprendre, plus on gave l’incompétent De pensées à découvrir directement dans son machin !
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Tu n’es pas très rassuré, mais c’est normal, mon Nanard ! Demain, tu rentres à l’école qui te fera Chien, mon chiot ! Il te faudra assurer au col du Grand Saint-Bernard Si tu suis le protocole, tu mangeras du carpaccio *.
* à remplacer éventuellement par du gaspacho si votre chien est épagneul.
Pour gagner le but de ma vie, j’ai évité les autoroutes, Toutes ces voies bien délimitées qui ne font que tourner en rond. J’ai écouté l’âme ravie de me dévoiler la vraie route, Celle qui est toujours imitée mais la seule qui fait mon fleuron.
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