Le dimanche, les bibiches ont trouvé une chapelle Et c’est le Cerf Forever qui officie les offices. Il est fidèle à l’autel, attaché à son cheptel ; Ils ont pour dieu, la nature et ils croient sans artifice.
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Les petits bateaux sur l’eau ont-ils de belles jambes ? Force est de constater qu’il y a révolution ! La drôle d’écologie, c’est l’école qui flambe ! Nulle part il n’est décrit une telle évolution !
Ces bateaux si patauds considérés « chaloupes » ! Nous ont bien étonnés en sortant de leur rang. Regardez-les marcher, sans aucune entourloupe, Chercher leur avenir dans l’effet boomerang !
L’homme est bien attrapé, il pensait continuer Dans l’échelle de Darwin jusqu’à devenir Dieu ! Et voilà que débarquent, toutes fraîches exténuées, Ces barques ridicules d’un déshonneur honteux !
Voyez pauvres pécheurs, vous passez votre tour ; Le paradis promis, cela n’est plus pour vous ! Mais pour tous vos bateaux qui ont droit au retour De la grâce éternelle au divin rendez-vous !
Peut-être une utopie, une histoire impossible ? Mais si l’humanité continue de la sorte, Peut-être bien que Dieu ne sera plus impassible Et donnera le témoin à sa prochaine escorte.
Les coquelicots fleurissent partout où il y a du soleil ! De partout sur la planète sous le soleil au zénith. De Perpignan jusqu’à Lille ou de Brest jusqu’à Marseille, Toute cette armée corail aux couleurs de cornalite.
Étendard sanglant qui flotte sous un vent de liberté, Tu m’offres la clef des champs, le monde entier à mes pieds. Le plaisir de fouler nu, les conventions désertées, Et retrouver mon enfant intérieur à cloche-pied !
Cette robe sur mes lèvres comme douceurs féminines, Aux couleurs de leurs baisers, au toucher de leurs boutons, Je les goûte, elles m’apportent leur substance draconine, J’en distille un élixir qui fleure l’amour glouton.
Ah les beaux masques assortis en habits de comédie, Aux sourires artificiels, figés, stéréotypés ! Vous pensez qu’il vous suffit pour jeter le discrédit, D’arborer une attitude et de tout anticiper !
Ces trois drôles de petits clowns sont comme les trois petits singes : Le premier ferme les yeux sur ce que je veux montrer, Le deuxième demeure sourd, rien ne sonne à ses méninges, Le troisième ne dit rien, il n’a rien à démontrer.
Tous ces gens portant des masques et qui veulent me faire croire À tous leurs beaux sentiments, peuvent revoir leur copie. J’ai le cœur aux rayons X ; tout ce que vous ferez accroire, Je le démasque aussitôt avec ma spectroscopie.
Sous toutes vos robes noires soi-disant froides uniformes Qui ne font que dissimuler toute la méchanceté, Je les jette aux orties, dénudés, je vois vos formes ! Pour moi vous êtes tous nus, tant pis pour la chasteté !
Ton soulier oublié, ta pantoufle de vair, Ma jolie cendrillon enrobée de mystères, Je t’écris ce poème avec ces quelques vers Afin que tu reviennes à mon cœur solitaire.
J’ai consulté les fleurs et leur ai murmuré Mille et un mots d’amour, ce sont mes messagères. Partout où tu seras même toute emmurée, Elles sauront te trouver au milieu des fougères.
Les fleurs m’ont apporté tous les renseignements Que tous les quatre vents sont allés rechercher. De toute leur sagesse et leurs enseignements, Toutes mes relations et les plus haut perchées.
J’ai calculé ton poids à l’usure des semelles, Échafaudé ta taille et tes mensurations. J’en ai même déduit le volume des mamelles À partir d’un cheveu et sa coloration.
Je n’ai plus qu’à poster ce poème d’amour. Lorsque tu le liras tu pourras remonter Le fil que j’ai fixé avec un brin d’humour Et venir essayer peut-être de me dompter.
Par un jour de grand vent, j’ai cueilli ce bouquet Demandant à Éole, de m’offrir un zéphyr. « Accordé mon ami, prends-donc ce vent coquet ! » « La seule condition : ancré un saphir ! »
Éole est bien gentil. Pour pas le courroucer J’ai pris mon joli pot saphir immaculé. Après j’ai disposé mes fleurs que j’ai troussées Et aussitôt le vent s’est mis à onduler.
Gerbe de fleurs au vent, la flamme de l’esprit Qui t’agite me fait monter l’inspiration. J’ai le cœur dans le vent, chaque fois que je prie Pour trouver une rime avec admiration.
D’un cocon bleu outremer, s’est ouverte la chrysalide. Comme un papillon floral, un joli lépidoptère. Les ailes grand’ déployées, juste au début invalide, Qui s’épanouit en beauté, tel un hommage à la Terre !
Des fleurs chargées de grenat, le symbole est délicat, C’est ta couleur préférée, celle qui te réjouit l’âme. Juste un petit peu de blanc, pour faire un magnificat Car aujourd’hui c’est dimanche, ce sera ton oriflamme !
Pour ton amour de nature, juste une note de verdure Pour que mon papillon de fleur éclose avec les honneurs ! J’ai même pensé aussi, afin que le bouquet perdure À verser l’eau de mon cœur pour rayonner de bonheur.
Masques de comédie, ombres de sentiments, Vous semblez pleins de vie, vous n’êtes que fantômes ! Vous savez abuser, tromper l’assentiment De vos proies mystifiées, victimes de factum !
Contenu, contenant, où est la vérité ? Où sont les vraies valeurs, qui donc a commencé ? À qui attribuer, responsabilité Et victimisation ? C’est contrebalancé !
Mais vous restez muets, chacun indifférent, L’un triste et affligé, l’autre au sourire figé. Vous ne reprenez vie quand vous êtes adhérents À celui qui vous porte et que vous dirigez.
Isolé il n’est rien mais, lorsqu’il est porté, Le masque est tyrannique et change le visage. Je connais des personnes qui se sont comportées Comme des comédiens faisant marchandisage.
Un masque à tout moment, pour paraître opportun, Ou bien intelligent, ou bien attentionné. Je vous ai démasqués, vous êtes inopportuns, Le masque est tombé, soyez intentionnés !
Tôt, elles ont appareillé, tôt elles se sont élancées À la poursuite du vent au-delà de l’horizon. Orgueilleuses coques de noix qui osent faire balancer Risques et honneurs confrontés, loyauté et trahison.
Il n’y aura pas de cadeau, la bataille sera rude, Tous les coups seront permis, c’est la loi de la régate. Éperonner l’ennemi, de façon plus ou moins prude, Pour gagner il faut frapper de la meilleure frégate.
Toutes ces voiles au vent, réparties sur l’océan, C’est joli et c’est charmant, ça plait à tous les enfants. L’art de la compétition, bienséant ou malséant, Sera toujours attaché à ces marins triomphants.
De jolis doigts effilés, les mains expertes au filet, Elles réparent les trous de cette toile évidée. Tour à tour à La Rochelle à la lueur de Lanterne Leurs mains travaillent en Chaîne, Saint-Nicolas a filé !
Il a filé le marin, abandonnant son épouse Pour mouiller au prochain port et en retrouver une autre ! Une femme dans chaque port, avec un ou deux papooses. Le marin sème son bonheur là où l’emmène son cotre.
Un cœur de femme éplorée, multiplié à l’envi, Ça forme un réseau de cœurs, comme un filet d’émotions. À chaque fille qui meurt, succombant sous les envies Du marin parti ailleurs, un trou est en formation.
Raccommodeuses de cœurs, vous en avez vu filer Des filles toutes enfilées et des marins défiler. Elles ont l’ouvrage sur le cœur et ont le cœur à l’ouvrage Outillées de compassion et armées d’un beau courage.
J’ai voyagé bien souvent en remontant leur filet. Vérifiez toutes les mailles, vous y verrez accroché L’écho des filles perdues, sans argent, sans stérilet Mais élevant leurs marmots qui vivent à leurs crochets.
On ne voit jamais qu’un œil, tantôt le gauche ou le droit Le matin lorsqu’elle ébauche un regard ensommeillé Le soir quand elle se couche et toujours au même endroit. N’observez jamais les deux, c’est vraiment déconseillé !
Le matin, elle met du fard sur ses paupières rosées. Pour effacer les ridelles, elle dépose du fond de brume. Ses cheveux volent au vent dans des volutes arrosés. Les étoiles de mer palissent devant sa beauté d’écume.
Le soir, elle change de couleur dans sa palette orangée, Le fond de son teint est frais et dilué dans les nuages. Les cheveux ébouriffés sur les nues sont arrangés Et dans son dernier regard, l’est un rayon vert suave.
Leader à escadrille : « parés à atterrir ! L’objectif est en vue prêt à nous accueillir ! » Formation resserrée, il nous faut acquérir Du carburant bien frais pour ne pas défaillir ! »
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Touche- moi donc les cornes, mon petit moinillon ! Si tu veux te nourrir de nouvelles vertus. Tu sentiras le cœur du petit oisillon Voler dans les forêts sur les cimes éperdues.
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Dans le matin embrumé encore arrosé d’étoiles Mon bateau file au levant à sa prochaine rencontre. Un petit vent de l’ouest souffle dans toutes ses voiles La mer est idéale pour la course contre la montre.
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C’est la deuxième fois qu’elle s’est arrêtée Et les réparateurs en sont tout consternés. Ils sont tous affairés ; les marées regrettées, Montantes ou descendantes, sont en garde alternée.
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Le voyageur avisé n’a pas peur de traverser Tout seul ce désert orange hanté de ses rêves étranges Il sait que pour commencer, il lui faudra transgresser Ses pensées en libre-échange et suivre la voix des anges.
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Sur la toile de transhumance des pâturages numériques Toutes les brebis de « Fesses-Bouc », le berger un peu poète, Aiment le soir s’abreuver, on est loin de l’Amérique ! Et aiment bien partager un petit vers isoète.
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Dans un petit cochon il y a un cœur fripon Et dans tous les cœurs fripons, il sommeille un cochon ! Soudain c’est le réveil et le petit goret Nous ramène sa fraise et s’en va à regret !
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J’aime marcher dans les bois quand le soleil s’enflamme À travers les fourrés sur la cime des arbres J’ai l’illumination qui frappe à travers l’âme Les pieds enracinés dans les terrains de marbre.
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Pommes reinettes, pommes d’api dans une corbeille rouge ! Tantôt porteuse de pommes, tantôt porteuse d’orange, Demandez-lui d’inventer tous les nouveaux fruits qui bougent Qui vous font réaliser tous vos appétits étranges.
Oranges bleues pour les chagrins, fruits avec ou sans pépins, Peu acidulées au goût mais sucrées dans le palais. Pommes vertes pour les désirs, pour changer de papier-peint Et voir sa vie colorée sur un nouveau chevalet.
Ne tentez pas votre chance, il n’y a aucun fruit magique ! Tous les bouleversements sont inscrits dans votre essence. Tous les fruits sont déclencheurs de la généalogique Inscrite dans le karma à partir de la naissance.
Pomme de Soleil, Pomme d’Amour, Pomme d’action intelligente, Pommes d’intenses émotions, Pommes pour vos transgressions, Quelques oranges géantes, des oranges structurantes, Des oranges pour changer et unir vos accrétions.
Comprenez bien que la fée n’est pas une magicienne : La magie du résultat et de sa transformation C’est en vous qu’elle se produit et que chacun la fait sienne. Pas de chance, pas de hasard, juste le fruit de l’intuition !
Soleil levant ou couchant ? Lequel est plus important ? Tout est imagination, peu importe où on commence, L’important c’est le chemin, qu’on soit mal ou bien portant, Oublions début et fin, observons la performance !
Je vous invente une histoire, un train d’imagination Mais il nous faut un moteur pour que le conte vous motive ! Accrochons-y les wagons de notre aliénation Et pour lancer la machine, poussons la locomotive !
Sur le chemin des couleurs, sur les rails de l’arc-en-ciel, Le voyage se poursuit et change de dimension. Un tunnel imaginaire dans la mer essentielle Nous fait franchir l’horizon à la prochaine mansion.
Sous des eaux équatoriales, les messagers de Neptune Nous escortent sur la route puis changent de direction. À cheval sur l’hippocampe, une sirène opportune Nous indique le chemin avec une correction.
Puis, c’est l’arrivée finale dans le monde illimité ! Où la vie n’a pas de mort et l’amour n’a pas d’avis ! Le bonheur n’a pas d’extrême et vit d’équanimité ! L’important pour sa survie, c’est de bien vivre sa vie !
Elle perd souvent la tête et s’en va survoler, L’esprit évaporé d’un corps abandonné, Son cœur est détaché, l’âme s’est envolée, Ce n’est qu’un papillon qu’on entend bourdonner.
Dans le désert aride du pays de la soif, Là où l’amour n’est plus qu’un souvenir déçu, Elle promène triste ses blessures sous sa coiffe Dans un battement d’aile juste à peine perçu.
Il faut qu’elle raccommode sa tête avec son corps, Qu’elle sente le feu de son ventre en son sein. Qu’elle sente battre son cœur et encore et encore Et que l’âme remonte du creux de son bassin.
Quand vous verrez errer sa tête à la recherche De la joie et l’entrain qui la font procréer, Allumez la lanterne et tendez-lui la perche, Elle a besoin de tours de lumières agréées.
Fleuve d’or dans les cheveux aux flots ininterrompus, Tu me dilues la mémoire et mon esprit s’éparpille. Plus je regarde tes yeux, plus ma vue est corrompue, Plus je m’attarde à tes lèvres, plus j’en oublie mes papilles.
Aucun attrait ne transparaît sur son visage impassible ; Un sourire énigmatique et deux grands yeux nostalgiques. Mais lorsque je la rencontre, ça transcende l’impossible, Tous mes souvenirs s’en vont dans un trou neurologique.
Elle m’offre un bouton de rose pour flatter mon odorat. Cette fragrance d’oubli gomme toutes mes résistances. D’abord le sol se dérobe, mes sens entrent en diaspora ; Tous mes repères m’abandonnent, je sombre dans l’inconsistance.
Elle s’abreuve le soir de la liqueur de l’absence Qu’on distille quelque part sur le fleuve du Léthé. Elle dévore les fruits de l’arbre de connaissance, Elle nourrit mes amnésies de ses mamelles allaitées.
On ne peut pas retenir ni afficher son portrait Car, à peine dévisagé, on est frappé d’amnésie ! Plusieurs s’y sont essayés, tous sont partis en retrait Ils ont tous perdu l’esprit et vivent en anesthésie.
La Fée-feuille s’effeuille dans ces feuilles d’automne. Tout est décoloré, c’est la fin de l’été. Sa jolie robe bleue redevient monotone. Elle part pour oublier dans les eaux du Léthé.
Adieu colliers de perles toutes gorgées de soleil ! Adieu robe d’azur entachée de nuages ! Adieu soutif corail aux couleurs de groseille ! Adieu string effilé qui fait les cocuages.
Elle est toute effeuillée de tous ses apparats ; Les seins mûrs et charnus feront sa provision, Ses deux miches dorées aux multiples carats Rappelleront tout l’hiver les plus belles visions.
Quand j’étais petit garçon j’étais l’ami des lapins. Lentement j’ai bien grandi, et lapine a bien suivi ! Ce ne sont pas ses oreilles qui battent le mieux le tapin Mais sa jolie queue touffue qui lui sert de pont-le-vit.
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Promenons-nous dans nos bois quand les biches n’y sont pas ! Juste pour repérer les terrains à brouter. Ces dames sont difficiles et il faut un compas Pour trouver les meilleures herbettes à goûter.
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Déposer ma cerise sur ton gâteau exquis Est l’action intrépide d’un zeste réussi. Elle est rouge et croquante et glisse en monoski Vers le bouton sucré, mais avec minutie !
Tandis que tu écartes tes jambes d’écuyère, Je joue avec mon fruit d’un va-et-vient subtil Qui t’apporte l’extase au fond de ta cuillère ; Tu en goûtes le suc au bout de mon pistil.
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Comment fait le dragon pour savoir où il va ? Je ne le savais pas jusqu’à vendredi soir Il suit les intuitions de ses anges, à-Dieu-vat Et reçoit son bonheur et tous ses accessoires !
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Jupiter a pondu et c’est son œuf du jour La planète géante vient de nous enfanter Une planète-enfant. Souhaitons-lui le bonjour ! Une nouvelle planète qui va nous enchanter !
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Perdu sur l’atlantique dans un monde insolite Où les bateaux qui passent sont des barques en papier, Le soleil qui flamboie comme un aérolithe Qui ne tombe jamais, l’éternel contre-pied !
Ces rivages lointains sont comme des vacances. Éternel estivant dans un cycle sans fin, Comme si je devais agir en conséquence Et tout recommencer jusqu’à vivre, enfin !
Souvent je suis parti dans ces contrées lointaines Pour échapper au monde et trouver mes racines. Imaginer alors que je suis capitaine Et que j’ai navigué sous les fourches caudines.
Dans mes rêves érotiques, j’en ai vu des guerrières, Farouches et altières dans leurs habits de fées. Elles m’ont enseigné les arts de la prière Et elles m’ont aimé sans jamais me bluffer.
Toutes ces connaissances, aujourd’hui je les cite Dans mes phrases et mes mots et mes déclarations. Si vous vous retrouvez dans mes mots implicites, C’est que vous participez à mes aspirations.
Pour mes leçons de vol j’ai pris un professeur. Il est vraiment petit mais il est vraiment fort ! Il me fait décoller d’un courant accesseur Et je tiens dans les airs sans le moindre renfort.
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Émergeant de la mer jusqu’à toucher le ciel Il relie la frontière entre les éléments Les oiseaux messagers sont très confidentiels Et transmettent les lois aux initiés cléments.
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Le matin quand je vois toutes ces bouteilles vides, L’alcool évaporé dans mes cellules grises Me rappellent au passé des mémoires livides Sans cesse refoulées mais jamais bien comprises.
Les doux rêves berçant du vin doux sur mes lèvres Me sont enchantement, je pars en éclaireur. Je fais une excursion sur le chemin des fièvres Qui me font échapper au monde de terreur.
Surtout ne croyez pas que j’ai l’alcool facile ; C’est juste une méthode avec modération. Il n’y a pas d’abus le soir au domicile Mais c’est juste l’ivresse de l’accélération.
Quand je vais me promener le matin en bord de mer Je lance tous mes filets parmi tous les paysages Juste une méditation en marchant dans les chimères Et je récolte tous les jours des pensées toujours très sages.
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À quoi rêvent les chiens quand ils sont assoupis ? Là, au pied de l’échelle il rêve à s’élever Dans la meute des loups, loin des chiens accroupis Qui ont brisé leurs chaînes et se sont soulevés !
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Dis, me le referas-tu, le coup du soleil couchant ? Moi, je fais l’interrupteur, j’ai la main sur le poussoir Toi, tu allumes les étoiles et diminues le courant Et après on joue : « journuit » pour matin, midi et soir !
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Et si je t’attachais de mes liens de lumière Voudrais-tu t’échapper ou voudrais-tu rester ? Et si je te disais que tu n’es que poussière Et que sur cette Terre, c’est ainsi que tu es testé ?
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Dans les pas de Peter Pan, j’ai mon enfant intérieur ; Jamais n’a voulu grandir, jamais voulu obéir. Tout le monde a essayé de me traiter d’inférieur ; Sans cesse j’ai voulu m’enfuir, sans cesse désobéir.
Ça commence par Papa, ça commence par Maman. Tous deux veulent que je ressemble à une personne de leur rang ! J’étais un petit enfant et j’étais bien confiant, J’ai cru tout ce qu’ils disaient comme un effet boomerang.
Après, c’était à l’école devant tous mes professeurs Qui voulaient me concentrer de toute mon attention Sur les lois et les contrats comme mes prédécesseurs L’avaient fait bien avant moi avec meilleures mentions.
J’ai dû apprendre un métier pour entrer en société. Pourquoi pas l’informatique ? La voie était bien tracée ! J’ai graissé tous les rouages : travailler à satiété, Entrer en compétition, finir le meilleur racé !
Mais tout ça c’est ressembler à la volonté d’un monde Qui n’est pas vraiment le mien et que mon âme rejette. Comment retrouver ma voie loin de cette boue immonde Qui m’encrasse tout mon être et m’enterre dans ma cagette ?
Pour retrouver mon Ego, j’ai dû tomber de très haut ; Pour revenir sur mes pas, déverrouiller la targette ; Pour recouvrer tout mon cœur et rejoindre le Très-Haut. Maintenant que j’ai compris, je suis devenu Prophète !
Aujourd’hui je suis brisé, le corps marqué de l’écho Qui m’a fait dégringoler d’une vanité virtuelle. Aujourd’hui je suis plus fort, corps, cœur, esprit ex-aequo Et l’intuition de mon âme éternelle et spirituelle !
Ma chatte est si petite qu’une plume l’amuse Elle si exigüe qu’elle s’excite au poil ! Elle est même si étroite qu’elle fait vite mumuse Avec mon petit doigt et tient le cordon du poêle ! Ma chatte est si petite qu’on la mouille d’un geste Sur le bout de sa queue dans sa petite sieste.
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Mon beau château, roi des forêts, Que j’aime tes murailles ! Quand par l’hiver, tes tours de guet Se sont fait tailler le portrait. Mon beau château, roi des forêts, Que j’aime tes murailles !
Toi que Noël, blanchit surtout Sous les belles congères. Joli château, comme ils sont saouls, Et tes marmots et leurs nounous ! Toi que Noël, blanchit surtout Chez les folies bergères.
Mon beau château, tes verts clochers Et leur belle chapelle. De ton foie qui ne crie jamais De la cirrhose aux marseillais ! Mon beau château, tes verts clochers Se ramassent à la pelle !
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Dans son entraînement à ressembler au bœuf, La grenouille a des crises dures d’aérophagie Son petit estomac ressemble à un bel œuf Espérons que la bête sera vite assagie !
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Se découpant dans l’azur en agitant leurs hélices, Les éoliennes du ciel sont de la plus belle toile. Librement dans leur envol, elles goûtent les délices De la liberté des airs jusqu’au-delà des étoiles !
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Elle triche avec son corps qu’elle farde d’accords. Elle triche avec son cœur qu’elle ferme au bonheur. Elle triche avec l’esprit elle est « pas vu, pas pris » ! Elle triche avec son âme, elle étouffe sa flamme.
Elle peint ses cheveux, elle masque ses yeux, Elle tire sa peau comme une peau tendue. Elle cache son cou de foulards camaïeux, Elle étouffe ses rides sous les malentendus.
Elle montre en son cœur de trop belles couleurs ! Courageuse émérite, persévérante itou ! Trop de valeurs tissées pour masquer la douleur ! Loyale et puis honnête ? Pourquoi pas manitou ?
Elle fait des jeux d’esprit mais manque de culture. Même dans ses écrits elle manque de style. Toutes ses connaissances tombent en déconfiture, Elle veut dominer mais se révèle hostile.
Elle a trompé son âme et sa propre personne Dans un ésotérisme limité à l’élite De ceux qui la vénère comme une nouvelle Lilith. Ce n’est pas une femme mais juste une garçonne !
Le matin elle se drape dans son peignoir satin Et vient sur sa terrasse dire bonjour au soleil. C’est la cérémonie rituelle du matin, Un hommage immuable à nul autre pareil.
À midi elle prépare une frugale collation De fruits et de légumes tout gorgés de soleil. L’appétit lui apporte cette coloration Qui lui ravit le derme et la plonge en sommeil.
Le soir elle rêvasse dans le soleil couchant, Elle se fait nonchalante jusqu’à l’apéritif. Elle égrène ses perles par le nom des amants Qui ont su satisfaire ses sens copulatifs.
La nuit, elle se transforme, c’est Madame Minuit ! Elle est parmi les ombres et leur montre l’étoile ! Souvent elle se lève au milieu de la nuit, Mais c’est pour un amant qui fait tomber son voile.
Verts vallons, où m’entraînez-vous ? Qu’avez-vous derrière l’horizon ? Qu’allez-vous me faire découvrir ? Que de promesses au rendez-vous ! Je n’ai plus peur des trahisons Et j’ai l’amour à recouvrir !
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La chevelure au vent s’offrant au plus offrant Les mèches étendues font naître les oiseaux Mais cet accouchement n’est jamais bien souffrant Sauf le cri des oiseaux qui court dans les roseaux !
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Pauvre roi Pharaon, pauvre Napoléon, Qui voit dans ce palais plein de pièges grossiers Qui te mettent en échec comme le caméléon Posé sur une vitre polie par le brossier !
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J’ai juste frappé à sa porte avec mon bouquet de vers, Quelques rimes maladroites dont je n’étais pas hautain. Elle me les a pris des mains pour les poser par-devers Son cœur n’attendant que moi, mes vers s’accordant au teint.
J’ai dû trouver les bons mots, en admirant ses tableaux ; J’ai laissé mon intuition décrire la dimension Qui s’échappait des images et demandait des fableaux Pour donner une musique en préservant les mentions.
Parfois les curieux mélanges font les meilleurs élixirs ! En conjuguant nos talents, la passion a fait germer Comme un levain dans la pâte commence à rapetissir, Puis apporte l’expansion sans jamais se refermer.
Au bout d’un moment les mots se sont éclipsés sans son ; Les images ont déserté les toiles advenues sans tain ; La bouche n’a plus à parler quand elle est mue par Samson Et les yeux sont si futiles, que ça devient enfantin !
Je suis resté cette nuit, je suis resté dans son lit. Pourquoi taire l’évidence ? J’aime cette Picassette. Mon esprit bat la campagne et cueille des pissenlits Ils sont semés par amour, j’en ai plein dans ma cassette.
J’aurais dû comprendre vite, en voyant sa tête jaune, Qu’elle allait me voir bientôt rêver de mille couleurs ! J’avais mes mots et mes vers, face à ma belle amazone, Juste un poète cassé, brisé de mille douleurs.
Je suis pourtant maladroit, prétentieux dans mes poèmes ! Elle est un peu patachon et elle essuie salement ! C’est peut-être la raison de notre vie de bohème ; Moi, le pervers de mes vers, elle, déloyalement.
C’était écrit dans les vers, c’était là dans sa peinture. Moi, juste au bord de la mer ; elle, dans les pâturages. En conjuguant ses tableaux avec la littérature, Nous avons bien voyagé malgré tous les commérages.