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  • Le temps suspendu

    Le temps suspendu

    Une fois par an, je suspends le temps,
    Le temps d’un soupir pour me ressaisir.
    Je regarde en bas tout en contrebas
    Tout le long chemin à faire demain.

    « Ô temps, suspends ton vol… » Le lac, Alphonse de Lamartine.

  • Le dimanche soir

    Le dimanche soir

    Le dimanche soir, j’arrête le temps
    Pour éliminer toute ma paresse ;
    Et je vais m’asseoir en me pelotant
    Contre mon minet en tendres caresses.

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  • La marchande de pèches

    La marchande de pèches

    S’il fallait que je me dépêche d’embrasser les jolies filles
    Afin que vous consentiez ma collection de baisers,
    La saveur de jolies pèches flatterait bien mes papilles
    Que je goûterais volontiers sur mes lèvres embrasées.

    Tableau Eugen von Blaas.

  • La marchande de pommes

    La marchande de pommes

    Tant chutera l’honnête homme qu’il en tombera dans les pommes
    Avec le sexe tendu pour de beaux fruits défendus.
    Il ne peut rester serein devant la chute de reins
    Et si le désir l’accule, il se peut qu’il éjacule.

    Tableau Eugen von Blaas.

  • Le baiser complémentaire

    Le baiser complémentaire

    Et si quand j’embrasse une femme je ne réactiverais pas
    Toute la partie féminine qui compléterait mon génome ?
    Et lorsqu’elle rejoint ma flamme, est-ce qu’elle ne retrouverait pas
    Toute la partie masculine qui la rendrait égale à l’homme ?

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  • III. La troisième femme

    La troisième femme, c’est celle-là qui, lorsqu’elle me prend dans ses bras,
    Me rappelle qu’elle m’était promise depuis la création du monde.
    Souvent l’amour va au-delà d’un occulte abracadabra,
    Comme une doctrine soumise à une vérité profonde.

    Tableau Georgy Kurasov.

  • II. La deuxième femme

    II. La deuxième femme

    La deuxième femme était toujours à quelques mètres devant moi.
    Elle était toujours en avance quoi que j’essaie, quoi que je fasse.
    Cette jalousie mise au jour m’a poursuivie avec émoi
    Jusqu’à ce que la confiance soit notre meilleure interface.

    Tableau Georgy Kurasov.

  • I. La première femme

    I. La première femme

    La première femme que j’ai connue, je l’ai connue de l’intérieur,
    Pareille à la voix de l’hôtesse qui vous souhaite un joli voyage.
    Afin d’affronter l’inconnu, elle m’a poussé vers l’extérieur
    Et puis c’est à toute vitesse que j’ai fait mon apprentissage.

    Tableau Georgy Kurasov.

  • Le nouvel horizon

    Le nouvel horizon

    Bienvenue dans le nouveau monde où le soleil ne meurt jamais,
    Où vous respirerez l’amour directement dans les poumons !
    Chaque instant, à chaque seconde, une nouvelle âme apparaît
    Qui scintillera tous les jours dans les plaines et sur les monts.

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  • De l’autre côté de l’horizon

    De l’autre côté de l’horizon

    C’est par-ici, approchez-vous, vous avez franchi l’horizon !
    Désormais tout est différent de ce que vous avez connu.
    Il faut bien que je vous l’avoue, si la porte de la prison
    S’est ouverte en vous sidérant, c’est pour vous offrir l’inconnu !

    Tableau Anthony Casay – « Coastal sunset ».

  • Le mur de l’horizon

    Le mur de l’horizon

    Peut-être un jour découvrirai-je ce qui est derrière l’horizon ;
    J’y verrai alors rassemblé ce j’aurai longtemps cherché,
    Avant que ne se désagrège l’infime porte de prison
    Qui m’avait parfois bien semblé inaccessible et haut perchée.

    Existe-t-il une vitesse à laquelle il faut sacrifier
    Toute l’énergie dépensée pour percer ce mur de frontière ?
    Sauf si ce n’est ma petitesse qui me force à falsifier
    Tous les espoirs et les pensées que j’ai lancés ma vie entière ?

    Peut-être qu’aussi j’aurai peur au moment où il faudra franchir
    Cette ouverture qui rapetisse quand je l’approche doucement ?
    Peut-être qu’à toute vapeur ou en fonçant sans réfléchir,
    Toutes les craintes se répartissent jusqu’à en taire le moment ?

    Mais il y a une opposition entre mon petit univers
    Et ce qui est autour de moi comme si j’étais enfermé.
    Alors qu’elle est ma position ? Suis-je comme un singe en hiver ?
    Combien partagent-ils l’émoi d’avoir peur de se transformer ?

    Peut-être que la solution est de me fondre dans la mer,
    Prendre la forme de la Terre, me réchauffer comme un soleil ?
    Pas besoin de résolution ni des bons conseils de ma mère
    Pour me tourner vers le mystère qui règne au fond de mon sommeil !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • III. La rousse immaculée

    III. La rousse immaculée

    Tout ma vie, j’assimile, les vérités, les mensonges.
    J’ai hérité de ma mère son empreinte maternelle.
    De mon père, j’ai six milles aventures, rêves et songes.
    Et de Dieu, la douce-amère foi dans une âme éternelle.

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  • II. La rousse folle

    II. La rousse folle

    Merde à la vie qui m’a créé un corps fragile et en colère !
    Zut à maman qui m’a fait croire que le cœur se nourrit d’amour !
    Crotte à papa et ses histoires qui m’ont foutu l’esprit en l’air !
    Putain de Dieu tant maugréé, toi, tu ne manques pas d’humour !

    Tableau de Thiago Moura Januário.

  • I. La rousse sage

    I. La rousse sage

    Merci la vie qui m’a donné un corps pour goûter et sourire !
    Merci maman qui m’a nourrit le cœur d’amour et d’émotions !
    Merci papa qui m’a transmis un esprit toujours prêt à rire !
    Quant à Dieu, je lui ai pardonné mon âme marquée de dévotions !

    Photo de Thiago Moura Januário.

  • Par-ici ou par-là

    Par-ici ou par-là

    Par-ici la vie attirante, par-là l’aventure amoureuse,
    Toutes les directions me tentent mais leurs destinations me fuient.
    Dans cette course délirante et cette marche langoureuse,
    Mon cœur est toujours en attente et je ne sais plus qui je suis.

    Photo Eugen von Blaas.

  • Madame l’aventure

    Madame l’aventure

    Si l’année était un voyage et chaque jour une voiture,
    Qu’il serait beau le paysage vu dans le wagon-restaurant,
    Avec votre joli visage et puis tenter une aventure
    En apportant tous nos bagages au wagon-lit en espérant.

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  • Les baigneuses

    Les baigneuses

    Jamais eaux ne seront plus chaudes que celles qui m’ont baigné le corps !
    Jamais mon cœur n’aura l’essence perdue du sein élémentaire !
    Alors quand mon esprit s’échaude à battre de nouveaux records,
    Mon âme retourne en enfance retrouver sa mer placentaire.

    Tableau « Les baigneuses » de Virginie Matz.

  • Un vers pour la fleuriste

    Un vers pour la fleuriste

    Qu’offririez-vous à la fleuriste ? Manifestement pas des fleurs,
    Encore moins un joli vase mais un cadeau inattendu…
    Peut-être un poème humoriste, un petit vers qui lui affleure
    Le cœur et me donne l’extase de cueillir ses fruits défendus.

    Tableau Eugen von Blaas.

  • Mon immeuble aux cinq sens

    Mon immeuble aux cinq sens

    J’entends chez la voisine, des bruits dans la cuisine ;
    J’entends dans l’escalier, des bruits sur le palier ;
    J’entends quand vient le soir, le bruit des balançoires.

    Je vois par la fenêtre, des beautés apparaître ;
    Je vois par mon balcon, souvent passer les cons ;
    Je vois tous les matins, rentrer tôt les catins.

    Je sens à travers les plinthes, des râles et des plaintes ;
    Je sens à travers les murs, des vertes et des pas mûres ;
    Je sens à travers le sol, des cris qui batifolent.

    Plaise à Dieu que je goûte le temps au compte-gouttes ;
    Plaise à Dieu que je tâte, les voisins bonne pâte ;
    Plaise à Dieu qu’un jour j’aime la voisine du septième.

    Tableau David Matialshvili.

  • Les blés d’or

    Les blés d’or

    Sur une mer de cheveux d’or, tous ceux qui y auront navigué,
    Soufflés par les vents des gémeaux, feront la plus belle fournée.
    Le soir, quand le soleil s’endort et que les vents sont fatigués,
    On se chuchote à demi-mots : « Merci pour la belle journée ! »

    Sur les plateaux de Winterthur vers la colline d’Eiberg, le point le plus haut de la commune, 687 m, les champs de blé dorent tranquillement sous le soleil parés de milliers de coquelicots.

  • Pierrette et le pot-aux-œufs

    Pierrette et le pot-aux-œufs

    D’un pas léger, ma sœur Pierrette va au marché de Saint-Germain
    Avec tous ses œufs disposés sur son chapeau alvéolé.
    Mais le soleil, sur ma sœurette, a tant chauffé sur le chemin
    Que les poussins ankylosés ont décidé de s’envoler.

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  • Minet sur cheminée

    Minet sur cheminée

    Si la charcutière n’a pas succombé
    Aux poils de charbon du joli minet,
    Le chat de gouttière pourra surplomber
    L’étal aux jambons de sa cheminée.

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  • L’inconnu au coin de la rue

    L’inconnu au coin de la rue

    Inutile de me préparer à rencontrer cet inconnu
    Qui surgira à l’improviste dans une autre réalité.
    Même si je suis désemparé et réagis en ingénu,
    Tout en étant relativiste, j’accepte l’éventualité.

    Tableau Leonid Afremov.

  • La criée

    La criée

    Les voix criardes des marchandes qui présentaient sur leurs étals
    Et vantaient les fruits de leurs pêches aux clientes et aux passantes !
    Pour moi, c’était une légende et même un moment capital
    D’entendre toutes ces pimbêches causer de leurs voix fracassantes.

    Tableau Eugen von Blaas – Une jeune marchande de poissons.

  • La route de l’été

    La route de l’été

    Évidemment, trois mois d’orages font plus que force ni que rage,
    Mais quand le voile se défait, ça devient un conte de fées !
    Alors ne perdons pas courage et profitons des pâturages,
    Des fruits et de tous les bienfaits de l’été qui va faire effet !

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  • Le plaisir raccordé

    Le plaisir raccordé

    Juste un moment d’intimité pour se raccorder au plaisir
    D’avoir germé dans une enceinte bercé par le bruit de sa mère.
    Pas de fausse timidité et redécouvrons le désir
    De goûter à la manne sainte qui s’écoulait des monts mammaires.

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  • Pas fou, le gémeau !

    Pas fou, le gémeau !

    On dit que le premier décan donne leur énergie aux signes
    Qui se tempèrent au second et se laisse aller au troisième.
    Il n’est pas le dernier des cons, le gémeau qui a pour consigne
    De nous faire sortir des gonds en nous embrouillant à l’extrême.

    Je n’ai rien contre les gémeaux mais j’en ai un à la maison, son fils est gémeau, mon petit-fils est gémeau, etc. Alors il faut bien que je les charrie en peu…!

  • On a toujours besoin d’un gros chat chez soi

    On a toujours besoin d’un gros chat chez soi

    J’ai un gros chat sur mon épaule qui vérifie ce que je lis,
    Ce que je dis, ce que je pense, ce que j’inspire et je respire.
    Concernant la fonte des pôles, le déboisement à la folie
    Et tout le fric qui se dépense, il m’a dit : « Ça ne peut pas être pire ! »

    Tableau Christine Chauloux.

  • Le Terris-cube

    Le Terris-cube

    Chacun dans sa boîte, chacun dans sa bulle,
    On vit dans son monde mais chacun pour soi.
    Le progrès s’emboîte, le rêve affabule
    L’argent est immonde et ça me déçoit.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Que seront les arbres devenus ?

    Que seront les arbres devenus ?

    Semez des graines, plantez des arbres pour nourrir la population !
    Je croyais ce monde sans triche puis, j’ai connu ceux qui défrichent.
    Ces mauvaises graines coupent les arbres parce que la surpopulation
    Croit devenir encore plus riche en mettant la planète en friche.

    Tableau « Plant a tree » de Catrin Welt-Stein.

  • En cas d’ennui, brisez la glace !

    En cas d’ennui, brisez la glace !

    Petite sirène sous globe qui me semble à l’abri du temps
    Semble bien triste dans sa bulle. Qu’est ce qui peut bien la décevoir ?
    Sous la mer d’ennuis qui l’englobe, elle rêve du jour percutant
    Qui brisera sans préambule la glace de l’amour du devoir.

    Tableau Nicoletta Ceccoli.

  • 13, rue de l’avenir

    13, rue de l’avenir

    Elle brille de souvenirs, la ruelle de mon enfance,
    Où j’ai vu la vie m’offrir toutes sortes de romances.
    Si sombre soit l’avenir, il suffit qu’un peu d’essence
    D’amour vienne découvrir que, toujours, ça recommence.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les bienfaits de la lecture

    Les bienfaits de la lecture

    Si la littérature me met dans de beaux draps,
    Je m’en voudrais bordé que de belles romances.
    Et si c’est ma nature de lire entre vos bras,
    Laissez-moi déborder l’amour de ma semence.

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  • Chat-l’ange

    Chat-l’ange

    « – Tu ressembles, Monsieur l’ange, à une jolie mésange
    Et je t’invite à souper dès que je t’aurai découpé !

    « – Fi donc ! Monsieur le gros chat, ne faites pas le goujat !
    Ayez une pensée chrétienne qui, de votre faim, vous abstienne ! »

    « – Que tous les saints du Bon Dieu bénissent ce délicieux
    Repas qui tombe du ciel et me sera substantiel ! »

    « – Bon, ça suffit, Lucifer, je ne me laisserai pas faire !
    Étant d’essence bénite, tu auras une péritonite ! »

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  • Comme un canard

    Pour ressembler à un canard, je me munie d’une carotte
    Et je marche l’air goguenard d’une manière qui m’agrée.
    J’écarte bien fort les panards tandis qu’en dandinant je trotte
    Mais en faisant gaffe aux renards qui en voudraient à mes magrets.

    Tableau Christine Chauloux.

  • La fête aux grenouilles

    La fête aux grenouilles

    De peur que la pluie ne te mouille, tu devrais, jolie demoiselle,
    Avant que l’ondée ne te rouille, te protéger de ton ombrelle.
    Aujourd’hui, la fête aux grenouilles conduit l’eau du ciel qui ruisselle
    À te faire filer ta quenouille entre tes jambes de gazelle.

    Tableau Christine Chauloux.

  • La communication moderne

    La communication moderne

    Encore une génération et toute communication
    Ne se fera que par machine greffée direct sur nos racines.
    Et nos arrière-petits-enfants seront contents et triomphants
    Mais ne feront plus de câlins ni de gestes tendres et malins.

    Dessin Boligan et il y en a plein d’autres sur http:boligan.com

  • Le voyage infini

    Le voyage infini

    Mon âme aime à se retrouver à travers le miroir du temps
    Dont je retrouve les images toutes éparpillées dans mes rêves.
    Ainsi la vie m’aura prouvé que le décès si rebutant
    N’est autre qu’un nouveau voyage qui se réitère sans trêve.

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  • La pollinisation

    La pollinisation

    Soudain, il a pollinisé, comme cet hiver il neigeait,
    Et toutes les graines d’amour ont parsemé les fleurs des champs.
    Comme des anges féminisés dont les petites ailes s’allégeaient
    D’un pollen qui sonnait glamour tandis que j’entendais un chant.

    Tableau « Fantasy Printer » 1940 de Kinuko Craft.

  • Destination Saragosse

    Destination Saragosse

    Vous me croirez si vous voulez, mais cette nuit je me trouvais
    Dans un wagon-lit en première couché avec la fée Carabosse.
    J’étais complètement chamboulé tandis que la dame me prouvait
    Que c’était la seule manière de voyager vers Saragosse.

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  • Mon petit bois d’entre-saison

    Mon petit bois d’entre-saison

    Selon la palette du peintre, s’il met une pointe d’aurore,
    Une matinée de printemps, un soleil d’été au zénith,
    Toutes les arcades en plein cintre, formées par les ramilles d’or,
    Enluminent mon bois chantant comme des vitraux d’eau bénite.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le musée de ma mémoire

    Le musée de ma mémoire

    Marquée des plus beaux souvenirs, ma mémoire ressemble au musée
    Où mon histoire est exposée aux visiteurs les plus intimes.
    Je n’ai voulu laisser venir que les femmes (*) qui m’ont amusé
    Et celles (*) qui un jour ont osé m’accorder leur plus haute estime.

    * à remplacer par « hommes » et « ceux » selon affinités.

  • L’ivresse des fantasmes

    L’ivresse des fantasmes

    Laissez-moi me droguer d’amour et me shooter aux héroïnes,
    Que j’aie l’ivresse des fantasmes et l’extase de la douleur !
    Wonder Woman est trop glamour, elle est mon thé, ma caféine
    Et mes rêves atteignent l’orgasme quand elle y pose sa couleur.

    Aquarelle Mulher Maravilha.

  • L’école des cloches

    L’école des cloches

    Pour apprendre à être une cloche, il faut déjà savoir planer,
    Être rempli de courants d’air et un p’tit avion dans la tête.
    Après, c’est comme tout, on s’accroche ! Si je fais ça toute l’année,
    Je serai toujours solidaire quand il faudra sonner les fêtes.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le Chat de Santorin

    Le Chat de Santorin

    Bleus sont les yeux des chats la nuit, blancs sont leurs pelages le jour
    Et leur corps exprime la chaleur que le soleil fait miroiter
    Du petit jour jusqu’à minuit quand la lune vient à son tour
    Pour ensemble créer la valeur de ce village convoité.

    Tableau « Chat de Santorin » par Oxana Zaïka.

  • Le Chat de Saint-Petersbourg

    Le Chat de Saint-Petersbourg

    Dans la cité où fut détruite les images du temps des tsars,
    Il existe une sauvegarde qui est encore publiée :
    Car la mémoire est reconstruite, on ne sait comment, c’est bizarre,
    Dans le cœur des félins qui gardent l’ancien patrimoine oublié.

    Tableau « Chat de Saint-Petersbourg » par Oxana Zaïka.

  • La faunesse

    La faunesse

    Ça fait à peine un an déjà que nous est née notre sirène
    Qui a rempli notre bocal d’une eau d’éternelle jeunesse.
    Je me souviens lorsqu’elle nagea sa première brasse comme une reine
    Et que dans le journal local, on salua cette finesse.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Rose-Joséphine n’a pas d’épine

    Rose-Joséphine n’a pas d’épine

    Je sais, quelque part, une rose qui refleurit à chaque fois
    Que je caresse le velours de son calice blanc nacré.
    Avec quelques vers, dont arrose, sans la submerger toutefois,
    D’un encrier un peu balourd, ses jolies racines sacrées.

    Je sais, quelque part, une rose qui me raconte sa longue vie
    Et les amants qu’elle a connus, et les enfants qu’elle a vu naître.
    Si quelques souvenirs moroses résistent, c’est avec envie
    Qu’elle rêve de voir dans l’inconnu tous ces fantômes disparaître.

    Je sais, quelque part, une rose qui ne possède pas d’épine,
    Dont les pétales savent écouter les mots d’amours et les romances.
    Qu’ils soient en rimes ou en prose, ils ont la fièvre galopine
    Qui lui feront toujours goûter ce cher élixir de jouvence.

    Mignonne allons voir si la rose s’est éveillée au petit jour
    Dans l’humeur de son cœur d’enfant qui s’émerveille toujours autant.
    Quelle nouvelle idée éclose va germer dans son cœur d’amour
    Qui, dans un tableau triomphant, me peindra les couleurs du temps ?

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La couleur de la poésie

    La couleur de la poésie

    La première couleur est donnée par le corps
    Qui me fait pressentir et la forme, et la mort.
    La deuxième couleur est donnée par l’esprit
    Qui s’accroche à la vie dont il s’est tant épris.

    La troisième couleur est donnée par le cœur
    Qui donne avec brio tout son amour vainqueur.
    La quatrième enfin, est accordée à l’âme
    Qui d’un petit enfant en fait jaillir la flamme.

    Il existe au-delà des milliers de couleurs
    Dont l’accouchement se fera sans douleur.
    Il suffit de semer ses espoirs sans révolte
    Pour que d’autres en cueillent demain la récolte.

    Aquarelle Tilen Ti « Portofino, Italie ».

  • Le cœur apprivoisé

    Le cœur apprivoisé

    Mais à quoi pense le renard quand le petit prince s’en va ?
    La même chose que mon chat quand je m’en vais en promenade.
    Les animaux ont le cafard quand leurs maîtres font la java,
    Car l’ennui fait des entrechats lorsque le cœur bat la chamade.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.