Une fois par an, je suspends le temps,
Le temps d’un soupir pour me ressaisir.
Je regarde en bas tout en contrebas
Tout le long chemin à faire demain.
« Ô temps, suspends ton vol… » Le lac, Alphonse de Lamartine.
Une fois par an, je suspends le temps,
Le temps d’un soupir pour me ressaisir.
Je regarde en bas tout en contrebas
Tout le long chemin à faire demain.
« Ô temps, suspends ton vol… » Le lac, Alphonse de Lamartine.
Le dimanche soir, j’arrête le temps
Pour éliminer toute ma paresse ;
Et je vais m’asseoir en me pelotant
Contre mon minet en tendres caresses.
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S’il fallait que je me dépêche d’embrasser les jolies filles
Afin que vous consentiez ma collection de baisers,
La saveur de jolies pèches flatterait bien mes papilles
Que je goûterais volontiers sur mes lèvres embrasées.
Tableau Eugen von Blaas.
Tant chutera l’honnête homme qu’il en tombera dans les pommes
Avec le sexe tendu pour de beaux fruits défendus.
Il ne peut rester serein devant la chute de reins
Et si le désir l’accule, il se peut qu’il éjacule.
Tableau Eugen von Blaas.
Et si quand j’embrasse une femme je ne réactiverais pas
Toute la partie féminine qui compléterait mon génome ?
Et lorsqu’elle rejoint ma flamme, est-ce qu’elle ne retrouverait pas
Toute la partie masculine qui la rendrait égale à l’homme ?
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La troisième femme, c’est celle-là qui, lorsqu’elle me prend dans ses bras,
Me rappelle qu’elle m’était promise depuis la création du monde.
Souvent l’amour va au-delà d’un occulte abracadabra,
Comme une doctrine soumise à une vérité profonde.
Tableau Georgy Kurasov.
La deuxième femme était toujours à quelques mètres devant moi.
Elle était toujours en avance quoi que j’essaie, quoi que je fasse.
Cette jalousie mise au jour m’a poursuivie avec émoi
Jusqu’à ce que la confiance soit notre meilleure interface.
Tableau Georgy Kurasov.
La première femme que j’ai connue, je l’ai connue de l’intérieur,
Pareille à la voix de l’hôtesse qui vous souhaite un joli voyage.
Afin d’affronter l’inconnu, elle m’a poussé vers l’extérieur
Et puis c’est à toute vitesse que j’ai fait mon apprentissage.
Tableau Georgy Kurasov.
Bienvenue dans le nouveau monde où le soleil ne meurt jamais,
Où vous respirerez l’amour directement dans les poumons !
Chaque instant, à chaque seconde, une nouvelle âme apparaît
Qui scintillera tous les jours dans les plaines et sur les monts.
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C’est par-ici, approchez-vous, vous avez franchi l’horizon !
Désormais tout est différent de ce que vous avez connu.
Il faut bien que je vous l’avoue, si la porte de la prison
S’est ouverte en vous sidérant, c’est pour vous offrir l’inconnu !
Tableau Anthony Casay – « Coastal sunset ».
Peut-être un jour découvrirai-je ce qui est derrière l’horizon ;
J’y verrai alors rassemblé ce j’aurai longtemps cherché,
Avant que ne se désagrège l’infime porte de prison
Qui m’avait parfois bien semblé inaccessible et haut perchée.
Existe-t-il une vitesse à laquelle il faut sacrifier
Toute l’énergie dépensée pour percer ce mur de frontière ?
Sauf si ce n’est ma petitesse qui me force à falsifier
Tous les espoirs et les pensées que j’ai lancés ma vie entière ?
Peut-être qu’aussi j’aurai peur au moment où il faudra franchir
Cette ouverture qui rapetisse quand je l’approche doucement ?
Peut-être qu’à toute vapeur ou en fonçant sans réfléchir,
Toutes les craintes se répartissent jusqu’à en taire le moment ?
Mais il y a une opposition entre mon petit univers
Et ce qui est autour de moi comme si j’étais enfermé.
Alors qu’elle est ma position ? Suis-je comme un singe en hiver ?
Combien partagent-ils l’émoi d’avoir peur de se transformer ?
Peut-être que la solution est de me fondre dans la mer,
Prendre la forme de la Terre, me réchauffer comme un soleil ?
Pas besoin de résolution ni des bons conseils de ma mère
Pour me tourner vers le mystère qui règne au fond de mon sommeil !
Tableau de Fabienne Barbier
Tout ma vie, j’assimile, les vérités, les mensonges.
J’ai hérité de ma mère son empreinte maternelle.
De mon père, j’ai six milles aventures, rêves et songes.
Et de Dieu, la douce-amère foi dans une âme éternelle.
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Merde à la vie qui m’a créé un corps fragile et en colère !
Zut à maman qui m’a fait croire que le cœur se nourrit d’amour !
Crotte à papa et ses histoires qui m’ont foutu l’esprit en l’air !
Putain de Dieu tant maugréé, toi, tu ne manques pas d’humour !
Tableau de Thiago Moura Januário.
Merci la vie qui m’a donné un corps pour goûter et sourire !
Merci maman qui m’a nourrit le cœur d’amour et d’émotions !
Merci papa qui m’a transmis un esprit toujours prêt à rire !
Quant à Dieu, je lui ai pardonné mon âme marquée de dévotions !
Photo de Thiago Moura Januário.
Par-ici la vie attirante, par-là l’aventure amoureuse,
Toutes les directions me tentent mais leurs destinations me fuient.
Dans cette course délirante et cette marche langoureuse,
Mon cœur est toujours en attente et je ne sais plus qui je suis.
Photo Eugen von Blaas.
Si l’année était un voyage et chaque jour une voiture,
Qu’il serait beau le paysage vu dans le wagon-restaurant,
Avec votre joli visage et puis tenter une aventure
En apportant tous nos bagages au wagon-lit en espérant.
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Jamais eaux ne seront plus chaudes que celles qui m’ont baigné le corps !
Jamais mon cœur n’aura l’essence perdue du sein élémentaire !
Alors quand mon esprit s’échaude à battre de nouveaux records,
Mon âme retourne en enfance retrouver sa mer placentaire.
Tableau « Les baigneuses » de Virginie Matz.
Qu’offririez-vous à la fleuriste ? Manifestement pas des fleurs,
Encore moins un joli vase mais un cadeau inattendu…
Peut-être un poème humoriste, un petit vers qui lui affleure
Le cœur et me donne l’extase de cueillir ses fruits défendus.
Tableau Eugen von Blaas.
J’entends chez la voisine, des bruits dans la cuisine ;
J’entends dans l’escalier, des bruits sur le palier ;
J’entends quand vient le soir, le bruit des balançoires.
Je vois par la fenêtre, des beautés apparaître ;
Je vois par mon balcon, souvent passer les cons ;
Je vois tous les matins, rentrer tôt les catins.
Je sens à travers les plinthes, des râles et des plaintes ;
Je sens à travers les murs, des vertes et des pas mûres ;
Je sens à travers le sol, des cris qui batifolent.
Plaise à Dieu que je goûte le temps au compte-gouttes ;
Plaise à Dieu que je tâte, les voisins bonne pâte ;
Plaise à Dieu qu’un jour j’aime la voisine du septième.
Tableau David Matialshvili.
Sur une mer de cheveux d’or, tous ceux qui y auront navigué,
Soufflés par les vents des gémeaux, feront la plus belle fournée.
Le soir, quand le soleil s’endort et que les vents sont fatigués,
On se chuchote à demi-mots : « Merci pour la belle journée ! »
Sur les plateaux de Winterthur vers la colline d’Eiberg, le point le plus haut de la commune, 687 m, les champs de blé dorent tranquillement sous le soleil parés de milliers de coquelicots.
D’un pas léger, ma sœur Pierrette va au marché de Saint-Germain
Avec tous ses œufs disposés sur son chapeau alvéolé.
Mais le soleil, sur ma sœurette, a tant chauffé sur le chemin
Que les poussins ankylosés ont décidé de s’envoler.
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Si la charcutière n’a pas succombé
Aux poils de charbon du joli minet,
Le chat de gouttière pourra surplomber
L’étal aux jambons de sa cheminée.
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Inutile de me préparer à rencontrer cet inconnu
Qui surgira à l’improviste dans une autre réalité.
Même si je suis désemparé et réagis en ingénu,
Tout en étant relativiste, j’accepte l’éventualité.
Tableau Leonid Afremov.
Les voix criardes des marchandes qui présentaient sur leurs étals
Et vantaient les fruits de leurs pêches aux clientes et aux passantes !
Pour moi, c’était une légende et même un moment capital
D’entendre toutes ces pimbêches causer de leurs voix fracassantes.
Tableau Eugen von Blaas – Une jeune marchande de poissons.
Évidemment, trois mois d’orages font plus que force ni que rage,
Mais quand le voile se défait, ça devient un conte de fées !
Alors ne perdons pas courage et profitons des pâturages,
Des fruits et de tous les bienfaits de l’été qui va faire effet !
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Juste un moment d’intimité pour se raccorder au plaisir
D’avoir germé dans une enceinte bercé par le bruit de sa mère.
Pas de fausse timidité et redécouvrons le désir
De goûter à la manne sainte qui s’écoulait des monts mammaires.
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On dit que le premier décan donne leur énergie aux signes
Qui se tempèrent au second et se laisse aller au troisième.
Il n’est pas le dernier des cons, le gémeau qui a pour consigne
De nous faire sortir des gonds en nous embrouillant à l’extrême.
Je n’ai rien contre les gémeaux mais j’en ai un à la maison, son fils est gémeau, mon petit-fils est gémeau, etc. Alors il faut bien que je les charrie en peu…!
J’ai un gros chat sur mon épaule qui vérifie ce que je lis,
Ce que je dis, ce que je pense, ce que j’inspire et je respire.
Concernant la fonte des pôles, le déboisement à la folie
Et tout le fric qui se dépense, il m’a dit : « Ça ne peut pas être pire ! »
Tableau Christine Chauloux.
Chacun dans sa boîte, chacun dans sa bulle,
On vit dans son monde mais chacun pour soi.
Le progrès s’emboîte, le rêve affabule
L’argent est immonde et ça me déçoit.
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Semez des graines, plantez des arbres pour nourrir la population !
Je croyais ce monde sans triche puis, j’ai connu ceux qui défrichent.
Ces mauvaises graines coupent les arbres parce que la surpopulation
Croit devenir encore plus riche en mettant la planète en friche.
Tableau « Plant a tree » de Catrin Welt-Stein.
Petite sirène sous globe qui me semble à l’abri du temps
Semble bien triste dans sa bulle. Qu’est ce qui peut bien la décevoir ?
Sous la mer d’ennuis qui l’englobe, elle rêve du jour percutant
Qui brisera sans préambule la glace de l’amour du devoir.
Tableau Nicoletta Ceccoli.
Elle brille de souvenirs, la ruelle de mon enfance,
Où j’ai vu la vie m’offrir toutes sortes de romances.
Si sombre soit l’avenir, il suffit qu’un peu d’essence
D’amour vienne découvrir que, toujours, ça recommence.
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Si la littérature me met dans de beaux draps,
Je m’en voudrais bordé que de belles romances.
Et si c’est ma nature de lire entre vos bras,
Laissez-moi déborder l’amour de ma semence.
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« – Tu ressembles, Monsieur l’ange, à une jolie mésange
Et je t’invite à souper dès que je t’aurai découpé !
« – Fi donc ! Monsieur le gros chat, ne faites pas le goujat !
Ayez une pensée chrétienne qui, de votre faim, vous abstienne ! »
« – Que tous les saints du Bon Dieu bénissent ce délicieux
Repas qui tombe du ciel et me sera substantiel ! »
« – Bon, ça suffit, Lucifer, je ne me laisserai pas faire !
Étant d’essence bénite, tu auras une péritonite ! »
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Pour ressembler à un canard, je me munie d’une carotte
Et je marche l’air goguenard d’une manière qui m’agrée.
J’écarte bien fort les panards tandis qu’en dandinant je trotte
Mais en faisant gaffe aux renards qui en voudraient à mes magrets.
Tableau Christine Chauloux.
De peur que la pluie ne te mouille, tu devrais, jolie demoiselle,
Avant que l’ondée ne te rouille, te protéger de ton ombrelle.
Aujourd’hui, la fête aux grenouilles conduit l’eau du ciel qui ruisselle
À te faire filer ta quenouille entre tes jambes de gazelle.
Tableau Christine Chauloux.
Encore une génération et toute communication
Ne se fera que par machine greffée direct sur nos racines.
Et nos arrière-petits-enfants seront contents et triomphants
Mais ne feront plus de câlins ni de gestes tendres et malins.
Dessin Boligan et il y en a plein d’autres sur http:boligan.com
Mon âme aime à se retrouver à travers le miroir du temps
Dont je retrouve les images toutes éparpillées dans mes rêves.
Ainsi la vie m’aura prouvé que le décès si rebutant
N’est autre qu’un nouveau voyage qui se réitère sans trêve.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Soudain, il a pollinisé, comme cet hiver il neigeait,
Et toutes les graines d’amour ont parsemé les fleurs des champs.
Comme des anges féminisés dont les petites ailes s’allégeaient
D’un pollen qui sonnait glamour tandis que j’entendais un chant.
Tableau « Fantasy Printer » 1940 de Kinuko Craft.
Vous me croirez si vous voulez, mais cette nuit je me trouvais
Dans un wagon-lit en première couché avec la fée Carabosse.
J’étais complètement chamboulé tandis que la dame me prouvait
Que c’était la seule manière de voyager vers Saragosse.
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Selon la palette du peintre, s’il met une pointe d’aurore,
Une matinée de printemps, un soleil d’été au zénith,
Toutes les arcades en plein cintre, formées par les ramilles d’or,
Enluminent mon bois chantant comme des vitraux d’eau bénite.
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Marquée des plus beaux souvenirs, ma mémoire ressemble au musée
Où mon histoire est exposée aux visiteurs les plus intimes.
Je n’ai voulu laisser venir que les femmes (*) qui m’ont amusé
Et celles (*) qui un jour ont osé m’accorder leur plus haute estime.
* à remplacer par « hommes » et « ceux » selon affinités.
Laissez-moi me droguer d’amour et me shooter aux héroïnes,
Que j’aie l’ivresse des fantasmes et l’extase de la douleur !
Wonder Woman est trop glamour, elle est mon thé, ma caféine
Et mes rêves atteignent l’orgasme quand elle y pose sa couleur.
Aquarelle Mulher Maravilha.
Pour apprendre à être une cloche, il faut déjà savoir planer,
Être rempli de courants d’air et un p’tit avion dans la tête.
Après, c’est comme tout, on s’accroche ! Si je fais ça toute l’année,
Je serai toujours solidaire quand il faudra sonner les fêtes.
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Bleus sont les yeux des chats la nuit, blancs sont leurs pelages le jour
Et leur corps exprime la chaleur que le soleil fait miroiter
Du petit jour jusqu’à minuit quand la lune vient à son tour
Pour ensemble créer la valeur de ce village convoité.
Tableau « Chat de Santorin » par Oxana Zaïka.
Dans la cité où fut détruite les images du temps des tsars,
Il existe une sauvegarde qui est encore publiée :
Car la mémoire est reconstruite, on ne sait comment, c’est bizarre,
Dans le cœur des félins qui gardent l’ancien patrimoine oublié.
Tableau « Chat de Saint-Petersbourg » par Oxana Zaïka.
Ça fait à peine un an déjà que nous est née notre sirène
Qui a rempli notre bocal d’une eau d’éternelle jeunesse.
Je me souviens lorsqu’elle nagea sa première brasse comme une reine
Et que dans le journal local, on salua cette finesse.
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Je sais, quelque part, une rose qui refleurit à chaque fois
Que je caresse le velours de son calice blanc nacré.
Avec quelques vers, dont arrose, sans la submerger toutefois,
D’un encrier un peu balourd, ses jolies racines sacrées.
Je sais, quelque part, une rose qui me raconte sa longue vie
Et les amants qu’elle a connus, et les enfants qu’elle a vu naître.
Si quelques souvenirs moroses résistent, c’est avec envie
Qu’elle rêve de voir dans l’inconnu tous ces fantômes disparaître.
Je sais, quelque part, une rose qui ne possède pas d’épine,
Dont les pétales savent écouter les mots d’amours et les romances.
Qu’ils soient en rimes ou en prose, ils ont la fièvre galopine
Qui lui feront toujours goûter ce cher élixir de jouvence.
Mignonne allons voir si la rose s’est éveillée au petit jour
Dans l’humeur de son cœur d’enfant qui s’émerveille toujours autant.
Quelle nouvelle idée éclose va germer dans son cœur d’amour
Qui, dans un tableau triomphant, me peindra les couleurs du temps ?
Tableau de Fabienne Barbier
La première couleur est donnée par le corps
Qui me fait pressentir et la forme, et la mort.
La deuxième couleur est donnée par l’esprit
Qui s’accroche à la vie dont il s’est tant épris.
La troisième couleur est donnée par le cœur
Qui donne avec brio tout son amour vainqueur.
La quatrième enfin, est accordée à l’âme
Qui d’un petit enfant en fait jaillir la flamme.
Il existe au-delà des milliers de couleurs
Dont l’accouchement se fera sans douleur.
Il suffit de semer ses espoirs sans révolte
Pour que d’autres en cueillent demain la récolte.
Aquarelle Tilen Ti « Portofino, Italie ».
Mais à quoi pense le renard quand le petit prince s’en va ?
La même chose que mon chat quand je m’en vais en promenade.
Les animaux ont le cafard quand leurs maîtres font la java,
Car l’ennui fait des entrechats lorsque le cœur bat la chamade.
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