La première était gauloise, les deux autres étaient celtiques, Elles brûlaient la chandelle par les deux bouts consumés. Avec des chansons grivoises, quand les hommes apoplectiques Entendirent les chants d’elles, elles partirent en fumée.
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Après sa vie de jeune fille, la femme se métamorphose En une déesse attirante aux yeux qui pétillent d’humour. Le papillon n’est plus chenille mais une rose à peine éclose Pour une carrière inspirante sous les étoiles de l’amour.
Où voulez-vous rouler sa bosse ailleurs que sous les projecteurs Qui la montrent à la fois chanteuse, acrobate et bien davantage ? Tant pis pour la fée Carabosse, car elle a tant de protecteurs Qu’elle ne sera jamais chipoteuse pour goûter à leurs avantages.
Quand on est femme c’est pour toujours et jamais son cœur ne s’arrête. La jeune femme est éternelle, l’expliquer serait fastidieux. Car celui qui sait mettre au jour, en effeuillant la pâquerette, Toute sa richesse maternelle, celui-là aura trouvé Dieu.
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Vingt-sept degrés exactement et sur le dix-neuvième jour, L’information est importante car le Sagittaire est précis. En effet, sans retardement, il saura profiter toujours Des épreuves déconcertantes qu’il traverse dans son récit.
Bravo ! La flèche qu’il décoche atteint toujours son objectif Car il ne voit que l’intérêt incontestable de chaque chose. Il devient la mouche du coche car il vise le positif Et s’il n’est pas trop tempéré, au moins c’est pour la bonne cause.
Comme son centre de gravité logeait dans la concavité De la partie la plus charmante de sa silhouette avenante, En posant sur la roue arrière, en équilibre son derrière, Elle fut consacrée à moitié la demi-reine de Poitiers.
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J’ai entendu qu’au Paradis, les anges se nourrissent de sexe Et leurs appareils génitaux servent d’organe alimentaire. Plus de navet ni de radis ! Pour se nourrir, pas de complexe ! Les anges font l’amour aussitôt qu’ils ont une faim complémentaire.
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Mon père faisait des pirouettes, ma mère s’envoyait en l’air Et ce qui devait arriver, arriva un jour pas à pas. Je suis leur fils, le clown-poète, un saltimbanque tête-en-l’air, Le vrai « Riboulon Maryvet » qui ne s’use que s’il ne sert pas.
Riboulon Maryvet était le surnom qu’on me donnait à l’école d’informatique. Tout le reste est authentiquement faux.
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En vérité, les sagittaires aiment bien s’envoyer en l’air, Mais dans un ballon, s’il vous plait, gonflé de bonnes intentions. Ils aiment bien quitter la terre et jouer les filles de l’air. S’il y en a à qui ça déplaît, ils n’ont qu’à pas faire attention.
Imaginez-vous dans la bulle, blotti contre votre âme-sœur, Ou hameçon ou polisson, du moment que tout ça s’emboîte ! Dans ce petit conciliabule, l’amour prendra, comme ascenseur, L’escalier en colimaçon pour jouir de manière adéquate.
Une fois épuisé vos sacs de baisers et d’ébats intimes, La femme prendra du gallon et deviendra une maman. Entre le sac et le ressac de vos amours bien légitimes, Votre temps passé en ballon restera le meilleur des moments.
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Connaissez-vous la différence entre Sagittaire homme et femme ? Le premier vous transportera vers tous les paradis terrestres ; La deuxième, par son apparence, vous élèvera corps et âme Et, le cœur, vous embrassera sous le gui de la Saint-Sylvestre.
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Plus il y aura d’obscurité et plus je verrai la lumière Mais plus de lumière, il y aura et moins l’obscurité, verrai. Cette drôle de singularité qui semble une vérité première Fait que jamais on ne saura si le néant est avéré.
Plus on comprend, moins on comprend ; mais moins on comprend et plus on comprend.
Pour bien réussir le solstice, j’aurais besoin d’une alchimiste Qui sache bien me remonter tous les ressorts comme à vingt ans. Dès que je trouve la bienfaitrice, je vous expédierai l’artiste Pour qu’elle produise à volonté à chacun ses premiers printemps.
Dans le jeu de la vie, je n’ai pas pu tricher Et j’ai dû avancer mon pion à chaque case. Enfin, je suis ravi car je vais approcher De la case annoncée pour les bonnes occases.
Puis, après ça repart à partir du début. C’est idiot, c’est comme ça, les règles sont bizarres. Je commence au départ, je finis au rebut Et moi, pauvre forçat, range tout le bazar !
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Après avoir bien bourlingué aux quatre coins de la planète, Tous les souvenirs amassés fleurissent autour du visage. Petites touches distinguées, parfums subtils et mignonnettes, Tissus soyeux et damassés, issus des plus beaux paysages.
Quand l’oiseau se fait sagittaire, il arbore alors un plumage Teinté de ces fruits exotiques aux couleurs de la mappemonde. Accompagné ou solitaire, jamais ne ternit son image Même dans les jeux érotiques qui ne sont pas pour tout le monde.
Mais ce n’est pas dans un écrin que vous conserverez l’éclat De ces perles rares attisées par leurs coiffures éclatantes. Il leur faudra bien plus qu’un brin de liberté et tralalas Pour que la fleur érotisée reste à jamais indépendante.
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Tandis que la belle Rascasse, s‘insinue entre les rochers, Le Rouget Barbet se faufile entre les filets des pêcheurs. Alors la Vive se débarrasse de son hameçon accroché, Aidée par Saint-Pierre qui effile les lignes de ces empêcheurs.
Voici le Congre et la Daurade qui se moquent bien des intrus, Le Merlan avec la Baudroie qui sont les rois de la débrouille. Le Grondin est laissé en rade mais vient jouer les malotrus Pour que repartent ces maladroits honteux et confus mais bredouilles.
Tableau de Laurel Burch. Ces poissons de roche, invendables ou invendus, restés au fond des paniers au retour de pêche dans les calanques, entre Marseille et Toulon, constituent la soupe des pêcheurs appelée « Bouillabaisse ».
Je me souviens d’une chamane amérindienne Qui me conseillait de parler de toute mon intégrité, De vivre des situations réelles plutôt que comédiennes, De me décharger des fardeaux que je n’avais pas à porter, De faire mes propres choix plutôt qu’aller en file indienne, D’agir et de penser au mieux mais sans austérité.
Une fois que le corps l’a intégré, L’esprit n’a plus à y penser, Le cœur s’ouvre à son gré, L’âme est récompensée.
Tableau de Caroline Manière. Le texte est inspiré des quatre accords toltèques que j’ai lus et intégrés et qui parfois ressortent sans que je me pose des questions inutiles.
La Lune répand sa lumière sur les semences en floraison Parce que son cœur de jeune vierge les considère comme ses sœurs. Une fleur de lys, la première, a poussé plus que de raison Et pointé au ciel, comme un cierge, ses trois tépales de douceur.
Tableau d’Amanda Clark. Un tépale est une pièce florale externe et interne du périanthe, dont on ne peut pas dire s’il s’agit d’un pétale ou d’un sépale, lorsque les deux ont la même apparence, notamment sur les fleurs de lys 1️ .
J’ai recueilli tous les lapins qui s’étaient perdus après Pâques, J’ai abrité les papillons et tous les animaux à plumes. Disposés autour du sapin, ils ne serviront pas de barbaque Et tant pis si, au réveillon, nous ne mangeons que des légumes !
Je ne sais pas où elle habite car elle est toujours sur la route, Je ne connais pas son métier car elle est toujours en vacances. Mais pour faire bouillir la marmite, son cœur n’est jamais en déroute En tout amour, toute amitié, pour vous faire ses extravagances.
Les sagittaires ont une faim et une grande soif d’aventure Qui galvanise leur jeunesse à dépasser leurs horizons. Ils veulent atteindre les confins du monde en train ou en voiture ; La route devient la maîtresse qui leur ouvre grand leurs prisons.
Mais entre l’amour de la mer et l’amour de leur partenaire, Quand les sagittaires découchent, ils font l’enfant, un peu, beaucoup. Alors au port, reste la mère, tandis qu’au loin s’enfuit le père. Cupidon, rapide décoche la bonne flèche du premier coup !
Mais quand la famille rassemble ces grands voyageurs devant Dieu, Chacun raconte ses histoires, ses alliés, ses adversaires. Alors on se regroupe ensemble pour se promettre, sur un adieu, De se retrouver, c’est notoire, dès le prochain anniversaire.
Affiches réalisées par Albert Dubout de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol.
Comme j’ai perdu la mémoire, je produis pour me souvenir Des textes à l’encre de sapin et aux arômes de dessert. C’est en écrivant ce grimoire que j’ai entrouvert l’avenir Sur des histoires de lapins, de Noël, de Pâques et de cerf.
Ils n’ont pas que le goût des voyages mais aussi celui des costumes ! Leur garde-robe vous fait plonger dans l’exotisme autour du monde. Pas de problème de nettoyage ! Ils les renouvellent, c’est coutume, Chaque fois qu’ils vont prolonger leurs folles courses vagabondes.
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Je dirai toute la vérité sur le compte du Père Noël, L’histoire de la petite souris et celle du lapin de Pâques. C’est un don dont j’ai hérité et qui me vient de mes aïeuls, Après m’avoir longtemps nourri de philtres plus ou moins opaques.
C’est moi qui passe chaque nuit, sous l’oreiller, dans la cheminée, Qui vous prépare le chocolat du matin et l’œuf à la coque. Je fais ça juste après minuit et, vous l’avez tous deviné, Je m’en vais par la pergola avant que ne chante le coq.
Ce qu’aujourd’hui les femmes endurent, une fois quitté leur tablier, N’a pas rendu leur vie facile, ç’en est même décourageant. Si aujourd’hui les seins sont durs à l’intérieur du sablier, Les fins de mois sont difficiles parce que le temps, c’est de l’argent.
Puisque l’amour est le levain de votre vie à la maison, Il n’y a vraiment rien d’infâme à déguster quelques magnums. La vérité est dans le vin, vous avez mille fois raison De trinquer avec votre femme car elle est l’avenir de l’homme.
Nous sommes vraiment désolés de nous faire tirer le lait ! Il faudrait que le président se montre un peu plus convainquant ! Plutôt que nous faire chialer à obéir comme il lui plait, Nous souhaiterions, c’est évident, qu’il laisse son siège vacant.
Après avoir roulé sa bosse, il cherche sa locomotive Qui le remettra sur les rails jusqu’en gare du Sagittaire. Mais s’il tombe sur Carabosse, il peut s’attendre qu’elle le motive Au point de risquer qu’il déraille à parcourir toute la Terre.
Partout où il y a des couloirs, il y aura toujours des souris Qui aiment jouer avec le chat dans les salons et les roulottes. Vraiment à force de vouloir que l’art du pouvoir leur sourit Elles y trouveront leur Pacha mais devront baisser leur culotte.
Le président ne cache rien comme un bon prestidigitateur Et les souris dans ses couloirs ne craignent vraiment que le chat. On le pensait jeune vaurien, le voici jeune dictateur Qui tape comme un défouloir sur les taxes et les prix d’achat.
Qu’on lui ait posé un lapin courant toujours après le temps, Cela n’est pas du goût d’Alice qui trouvait déjà ça immonde. Mais qu’on la transforme en sapin pour la Noël en prétextant Qu’il n’y a là aucune malice, alors c’est se moquer du monde !
J’en appelle à toutes les dindes, les bien dodues, les grassouillettes ! Les bien en chair, appétissantes, les maîtresses du meilleur crû ! Je prépare un festin de dingue pour faire l’amour à l’andouillette Aux belles poules frémissantes que je goûterai toutes crues.
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Fragment de lune abandonné que j’ai eu tort de décrocher Pour faire plaisir à ma belle mais dont le cœur s’est rebellé ; Après lui avoir tout donné, après nos lèvres rapprochées, J’en retrouve dans ma coupelle quelques larmes qui ont gelé.
Non, ce n’est pas la lune mais la glace prise dans la coupelle d’un pot de fleur et posée sur un marbre.
Peut-être les plus grands voyages sont ceux pratiqués dans les livres Depuis les romans d’aventure aux traités de philosophie. Voici l’esprit du marque-page dont la présence nous délivre Une année de littérature, d’histoire ou de géographie.
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Sucrée comme le chocolat et la peau sentant la cannelle, Ma première fille fut un dessert à déguster avidement. Mais on changeait de matelas à cause des envies charnelles Qui pétaient toujours un ressort par nos ébats, évidemment.
Douce comme un verre de vin et les seins gorgés de tendresse, Ma deuxième fille fut la liqueur qui réchauffait l’âme et le sang. L’amour atteignait le divin par les baisers et les caresses Qu’elle prodiguait à mon cœur et dont j’étais reconnaissant.
Suave comme un vieil armagnac et la bouche aux lèvres si tendres, Ma troisième fille était l’alcool de l’amour aux meilleurs atours. Son popotin avait la niaque et je devais toujours m’attendre À recommencer caracoles et culbutage au quart de tour.
Ce matin-là, un petit elfe se trouvait un peu dépourvu D’avoir commis maintes bêtises et sottises cabotinées. Connaissant l’Oracle de Delphes, il demanda une entrevue Pour obtenir une expertise sur le but de sa destinée.
L’elfe obtint auprès de son hôte, dans sa maison bien apprêtée, Bel ange à l’aura attestant qu’il aurait sa phrase promise : « Qui commet un millier de fautes ne devrait ni les regretter Ni même souhaiter un instant ne jamais les avoir commises. » (*)
Mais un démon, noir en couleur, d’un air mauvais et arrogant Railla d’une voix peu amène le discours de son adversaire : « Nous déclarons avec douleur qu’un petit elfe extravagant, A voulu savoir par lui-même bien plus qu’il n’était nécessaire. » (**)
« Je prends ce qui est réconfortant et qui ensoleille mon âme ! » Se dit notre elfe pétillant de bonheur et d’envie de vivre. « Tout ce qui est déconcertant me paraît tout à fait infâme Et ce propos dégobillant n’est pas un bon exemple à suivre. »
(* Prononcée par Maître Eckhart Tolle en personne : « Celui qui a commis un millier de fautes ne devrait ni les regretter ni souhaiter ne pas les avoir commises », une phrase réconfortante… ** … mais aussitôt condamnée par le pape Jean XXII : « Nous déclarons avec douleur qu’un Allemand du nom d’Eckhart a voulu en savoir plus qu’il n’est nécessaire. »)
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Comme j’étais assez maladroit, c’est elle qui m’a apprivoisé Et permis de la chevaucher pour aller promener la Lune. Dans son bocal, un peu étroit, la nuit, je la fais pavoiser. Du coup, j’ai été embauché et déjà gagné quelques thunes.
D’abord à son pas débonnaire, je l’ai pris pour un ours polaire ; À sa belle voix de stentor, j’ai pensé au conquistador. Mais quand il s’écria « Tonnerre ! », je reconnus le Sagittaire À son corps puissant de centaure qui dissimulait un cœur d’or.
Il se trouva fort dépourvu lorsque la chaleur fut venue Qui lui fit fondre sa banquise et son paradis condamné. Pour faire face à cet imprévu, il partit et fut bienvenu Dans sa nouvelle terre promise au bord de la Méditerranée.
Depuis que je dévoile vos racines, J’en entends beaucoup marmonner Qu’avec mes vers je vous bassine D’être toujours tant sermonnés.
Aussi je vais vous expliquer Comment vos doutes amplifier : Il suffit de tout compliquer Et tout sera simplifié !
Le bélier, fou à lier ; Le taureau, bien trop gros ; Les gémeaux, anormaux ; Le cancer, son ulcère ; Le lion, trublion ; Et la vierge, gamberge ; La balance, flatulences ; Le scorpion, des morpions ; Le sagittaire, terre-à-terre ; Le capricorne, à l’œil morne ; Le verseau, un peu sot ; Les poissons, polissons…
Évidemment, tout ça, c’est faux ! C’était juste pour rigoler Car, de l’humour, point trop n’en faut Pour, de vos maux, vous consoler.
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Comme vous l’avez constaté, Halloween ne dure qu’une nuit Et, une fois quitté son corps, on ne voit plus le temps passer. Des revenants m’ont relaté qu’ayant pas vu passer minuit, Une sorcière cherche encore le cimetière des trépassés.
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Puisque la raison du miroir nous semble toujours la meilleure, Bien que sa gauche soit à droite et que sa logique nous écorne, La vérité sort des tiroirs ou de nulle autre-part ailleurs Du moment qu’elle surgit, adroite, et spontanée d’une licorne.
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Le Sagittaire est optimiste, c’est bien là son moindre défaut. Même en hiver, verte et heureuse, sa main fait pousser des lupins. Mais ne soyons pas polémistes car ils font vraiment ce qu’il faut Pour planter des fleurs chaleureuses qui ressemblent à des sapins.
Tableau « Lupins de Baie-Comeau » de Suzanne Claveau.
Pour éviter perturbations, soulèvements et grondements Qui, comme la masturbation, assourdissent l’entendement, Je vous propose d’élever la statue de la puberté Dont la jeunesse avait rêvé d’une certaine Liberté.
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Je n’invente rien dans ma tête, je ne sors rien de mes entrailles, Je ne fais que lire les images que je trouve dans les poubelles. Ici, le message est tout bête : tandis que la fille tiraille Et que ça crie dans le voisinage, la colombe se fait la belle.
À force de se protéger contre les vents et les marées Et revenir aux origines, je finirai dans un cocon. Mais si je cesse d’être assiégée aux peurs qui me sont amarrées, Mon cœur deviendra, j’imagine, pur et léger comme un flocon.
La mode serait plus attirante si elle se montrait transparente Non pour montrer l’intimité, mais pour s’adapter au décor. Imaginez-vous amarante sur fond sanguine colorante, D’un caméléon imité mais qui vous épouserait le corps.
Afin de détendre ses yeux, Madame passe à la radio Qui nous montrera sa poitrine et son célèbre postérieur. Mais sachez, bande de curieux, que ses organes primordiaux Ne seront exposés en vitrine qu’à une date ultérieure !
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N’essayez pas de mettre en cage ce grand épris de liberté Car il démarre au quart de tour pour échapper à la routine ! La bête est à son avantage quand elle doit montrer sa fierté D’appartenir, non dans détours, aux audacieux dès les mâtines.
Quand Mars déploie sa libido, il est vaillant très demandeur Et couche comme un étalon grâce à ses gènes de centaure. Hélas, il fait tout rapido car il est toujours quémandeur À claquer deux fois des talons pour embrasser d’autres mentors.
La mode serait différente si on se promenait tout nu En s’accordant en fantaisie juste un chapeau avec ruban. Sur les poitrines protubérantes, ça flatterait le contenu ; Quant aux grands et petits zizis, on les coifferait d’un turban.
Le miroir a beau réfléchir et me renvoyer mon image, Ce n’est qu’un reflet inversé qui n’est pas la réalité. Et j’ai beau me laisser fléchir à croire à ce joli mirage, Ma nature est controversée par cette virtualité.
À ce propos tous ceux qui disent que le miroir inverse la gauche et la droite mais pas le haut et le bas n’ont jamais posé de miroir par-terre.
À la Flamme-Fontaine, m’en allant arborer De mes plus hautes branches l’astre qui tournoyait, J’ai dressé mes antennes au-dessus des forêts ; Des larmes en avalanches, d’étoiles poudroyaient.
Ces éclats qui enfantent mes feuilles et mes fruits Me sont prêtés au printemps mais repris en hiver. Mes amours triomphantes m’ont légué l’usufruit De l’héritage autant que vivra l’univers.
Et si je m’en allais au hasard tout en faisant n’importe quoi ; Vivre sans but, vivre sans règle, vivre sans ce qui ne sert à rien ? Ça ferait un drôle de bazar, ne me demandez pas pourquoi, Mais si, sur Terre, tout se dérègle, c’est que mon délire est aérien.