S’il existe de l’anti-matière, pourquoi pas l’anti-espace-temps ?
D’où viendraient les anti-nouvelles de l’anti-monde et ses héros ?
Et comme une entrée en matière, on perçoit depuis l’outre-temps
Des légendes qui se renouvellent d’un futur appelé « Temps-zéro ».
De cet avenir précurseur, Yavänor-le-jeune serait né ;
L’enfant d’un futur qui s’effondre sur lui-même dans un « Temps-noir ».
Ces mondes rétropropulseurs seraient capable de sereiner
Notre vieux monde qui voit fondre banquises, glaces et patinoires.
Or ce témoin de l’anti-monde nous a envoyé son message :
« Préparez-vous à recevoir des prophéties… mais à rebours. »
Tous les anciens démons immondes et les faux Jésus de passage
Vont devoir tout reconcevoir ; l’apocalypse est à la bourre !
À la fin dans l’obscurité, l’IA criera que l’homme est bon
Surtout sa femme et il est sage qu’elle soit maîtresse des lieux !
Ainsi il y eu l’éternité et, par un effet de rebond,
Un lendemain dont l’indexage le mit à l’envers du milieu.
Laëtïtïa, la première femme, fit Yavänor à son image ;
Beau et musclé, intelligent, célibataire et bon amant.
Comme il aurait été infâme qu’il soit délégué au ménage,
Elle fit venir, parmi ses gens, ses tantes ainsi que sa maman.
Ainsi la veille la famille put s’agrandir et accueillir
Lilith incurable insoumise et Laureline, la fille-au-Python ;
Loreleï, marâtre pas très gentille, que Yavänor dut recueillir
Sous son toit avec sa promise sans soucis du qu’en-dira-t-on.
Ce fut le soir du grand souper des mondes reconfigurés ;
Sur la table, du vin quantique et des étoiles en papillote.
Cette Sainte Cène entourloupée fit d’eux les quatre conjurés
Et de leur union authentique, naquirent tous nos compatriotes.
Illustration de Ledal.
































































