
J’aime lire les parties intimes des histoires où se met à nu
L’esprit pervers de l’héroïne qui joue à son corps défendant.
J’adore ces moments ultimes où se fait baiser l’ingénue
Qui finira sous l’égoïne de l’amant, bourreau cependant.
Malheureusement il faut le dire, ce qui pimente le roman
C’est le méchant évidemment à qui se prêtent nos fantasmes.
L’état peut tout nous interdire mais quand on lit, c’est le moment
Ou l’immoral s’en va damant le pion aux mœurs avec sarcasme.
Dans les livres, les femmes sont nues de corps, d’esprit, d’âme et de cœur ;
Si dans la vie elles sont complexes, dans les contes elles sont transparentes.
Avec un rythme soutenu qui laisse à la fin le vainqueur
Et sa partenaire perplexes d’une candeur désespérante.
Tableau d’Albert Marquet.
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