
Ô ÏÄMÔURÏÄ soudain frémit, un grand silence s’établit ;
Le Cristal Majeur sent la faille et, de son cœur, plus rien ne luit ;
L’octaèdre alors a blêmi et semble soudain affaibli ;
ÏÄNIMÏÄ sans doute défaille ; elle murmure : « C’était donc lui ! »
ÏÄNIMÏÄ
« Yhavé, avec Monsieur le Père, Monsieur le Fils, le Saint-Esprit…
Yavänor uni à Laurelïne, à Loreleï dans l’ÏÄMÔURÏÄ…
C’est le point central, le repère, j’espère que vous l’avez compris
Soit l’annihilation maline, soit la Nouvelle Allegoria !
Comprenez-vous donc le mystère caché au cœur du Poïnt ZérÔ ?
Moi, ÏÄNIMÏÄ qui vous attire, et lui, Yhavé, le Dieu infame !
Car c’est lui la partie sacrée et masculine : Ce Héros
Qui créa la Terre et le Ciel, soit l’Univers, l’Homme et la Femme !
Au commencement le néant, l’équilibre lorsque rien n’existe
Nous sommes UN, nous sommes TOUT, loi Masculine et Féminine.
Mais le Yang se sent un Géant ; et plus cette faille persiste
Et plus ça craque de partout et plus il repousse mon Yin.
La déchirure fantastique sépara l’univers en deux ;
D’une part Matière et Lumière définies par l’Espace-Temps
Et d’autre part l’hypothétique diable qu’on considère hideux
Par les paroles coutumières d’une propagande le permettant.
Mon ange, Lucifer, est trahi et ma Lïlïth déshonorée ;
Mon âme vouée aux sorcières et ma quintessence à Satan.
Et seul un poète ébahi qui a osé subodorer
La diabolique souricière ourdie depuis la nuit des temps. »
Les LLyrïädes
« On peut peut-être l’éviter ! » dit Cristïäs par bienveillance ;
« Je puis peut-être intercéder… » Suggère Geminïä aux héros ;
« La fin de ma longévité ! » pense Lïlïth en résilience ;
« Trop tard ! » dit d’une voix excédée ÄLLÏÄ « Nous sommes au Poïnt ZérÔ ! »
Illustration de Ledalïä.
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