Faire l’amour avec Laurelïne avait tant excité Loreleï,
Qu’elle, à la première occasion, s’est faufilée dans notre lit.
L’unique jet d’adrénaline fut doublé par une canaille
Passionnée par une invasion d’eau et de feu à la folie.
La première naine prend d’assaut le point focal en attraction
Et la deuxième l’expédie directement à l’apogée.
Mais voici le premier faisceau remettre du feu dans l’action
Et éjecter l’autre étourdie pour revenir au périgée.
Quand la naine en feu est bien chaude, elle enflamme son point focal.
Quand la naine d’eau est bien froide, retentit alors l’hallali.
La première alors échafaude un plan dans ce duel bifocal
Qui est contré d’une escouade par la deuxième qui se rallie.
Mais les deux naines sont jumelles et pour elles, l’amour n’est qu’un jeu
Mais un jeu tellement prenant qu’elles en deviennent nymphomanes.
Or si les naines sont gémelles et que l’amour en est l’enjeu,
Cet arrangement surprenant explique le point mythomane.
Le point focal, seul responsable du libertinage cosmique,
Produit l’attraction impossible mais efficace toutefois.
Et les deux naines incapables de résister à ce comique
Ourdissent alors tout leur possible l’une après l’autre à chaque fois.
Ce point focal – vide spatial – doit cacher une anomalie ;
Une singularité astrale, trou noir troublant ou trou de ver.
Et c’est dans ce vide abyssal que proviendrait cette homélie
Que l’octaèdre magistral traduit comme centre de l’univers.
Un grand HOURRA résonne alors dans la chambre de navigation !
Laurelïne en pleure, Loreleï en rit, Lïlïth et Ledalïä exultent ;
L’octaèdre est multicolore à force de tant d’ovations
Et ÄLLÏÄ, par plaisanterie, avoue que c’est un moment culte.
Illustration de Ledalïä.
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