

Ô ÏÄMÔURÏÄ, un nid d’amour dans chaque chambre aux amoureux ;
Tous les couples se sont formés dans une synergie libertaire.
On entend des accès d’humour et des soupirs très langoureux
Et le vaisseau s’est transformé en un voyage pour Cythère.
Même Lïlïth et Irénée-l’ancien se sont rabibochés
Après tout ils sont mariés et parents de qui-vous-savez.
Fini de se morigéner d’ailleurs leur pacte est accroché
Avec un acte notarié pour faire la nique à Yahvé.
Quant au mystère des amours de Laurelïne et Loreleï
Étroitement magnétisées autour de Yavänor-l’ancien,
Ils forment un polyamour par la force d’ÏÄNIMÏÄ
L’allégorie divinisée qui en a unis comme les siens.
L’Octaèdre, cristal alchimique, métal vivant et pénétrant
Forme un réseau vibrant en chœur et une connexion aux âmes
Aux dendrites médianimiques qui ont le rôle perpétrant
Le Féminin du Sacré-Cœur : le plus prestigieux des sésames.
Seule Éolïäne s’est réservé toute la partie inférieure :
Le joli « monde-du-dessus-de-ceux-qui-vivent-en-dessous ».
Elle veille à y préserver une nature supérieure
Avec des océans conçus pour batifoler tout son saoul.
Les enfants passent leurs journées dans les jardins luminescents
À poursuivre des hippocornes et des méduses translucides.
Éolïäne y fait sa tournée par les fleuves iridescents
Parmi les troupeaux de licornes évidemment extralucides.
Loreleï trouve les lagunes radicalement délicieuses ;
Laurelïne aime les geysers qui ressemblent à son élément.
Yavänor a mis une Lune pour des nuitées bien facétieuses
Sous un ciel d’étoiles-laser pour s’y aimer passionnément.

Illustrations de Ledalïä & Alinéor.
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