Le cercle des dix

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Ce qui suit – on s’en souviendra – est comme suspendu dans le temps !
Toutes les LLyrïädes sont émues, la larme à l’œil, énamourées ;
Ledalïä paralysée – tout le monde vous le dira – le corps tremblant, le cœur battant
Semblait tout entière promue à un destin à savourer…

Alinéor ouvre la porte, sort brusquement et… grand silence.
Devant Vénus immaculée, il est sans voix. Un ange passe.
Ledalïä alors lui apporte son poème sans équivalence ;
Il voit le signe miraculé d’un Big-Bang nouveau dans l’espace.

Après presqu’une éternité, Éolïäne de vociférer :
« Hé les amoureux, on a faim ! Quand est-ce qu’on mange dans votre vie ? »
Devant la confraternité, complètement désespéré,
Il balbutie « Venez ! » enfin ! Et tous s’approcher l’air ravi.

Alinéor et Ledalïä ne peuvent se quitter des yeux…
« Embrassez-vous sinon on part ! » crie Éolïäne de guerre lasse…
Alors ce baiser… s’il y a un cliché à faire merveilleux,
Il sera sur le faire-part d’un mariage de première classe.

Alinéor sur son nuage, Ledalïä au septième ciel,
Le baiser dure et dure tant qu’on a bâillonné Éolïäne.
Ce moment tellement suave est le dénouement essentiel
D’une course folle résultant d’un fantastique fil d’ariane.

Ils n’ont rien dit, ils ont tout dit : Projets, enfants, maison, destin…
Ledalïä ôte ses lunettes toutes embuées de chaudes larmes ;
Alinéor, tout étourdit, leur promet à tous un festin ;
Ni un thé ni une dinette mais de vraies agapes de charme.

Les amoureux parlent enfin et se racontent leurs chemins
Tandis que les LLyrïädes gèrent et que la fête se prépare.
Eux, sont ailleurs dans leur couffin, tendrement la main dans la main.
Tandis qu’on vide les étagères de verres d’un cristal des plus rares.

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Illustrations de Ledalïä.

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