
Lïlïth
Les enfants d’amour de Lïlïth ne sont pourtant pas ses enfants
Car ils sont les fils et les filles que la vie, elle-même, appelle !
Ils viennent et leurs liens se délitent pour un avenir triomphant
Et son cœur de mère vacille quand ses sentiments l’interpellent.
La peur de les perdre la trouble car elle donne toute son affection,
Son amour mais pas ses pensées car ils ont leurs propres raisons.
Même si les câlins redoublent, les âmes leur font défection
Car ils aspirent à dépenser leur vie dans leurs propres maisons.
Si ses filles maintiennent le lien, ses fils vont dans d’autres jupons
Réclamer l’amour qu’ils recherchent dans les bras d’une prétendante
Car la jalousie les maintient l’une l’autre de chaque côté du pont ;
Seuls les petits-enfants se perchent à leur bienveillante ascendante.
Elle aimerait les retenir et les garder tout autour d’elle
Mais trop aimer devient prison quand l’amour devient constricteur.
Elle aimerait tout contenir dans une étroite citadelle
Mais accroitre aussi l’horizon pour tous les projets constructeurs.
Laurelïne
Le feu veut étendre son foyer et absorber tout ceux qu’il aime
Mais il risque de les brûler et détruire au lieu de construire.
Et le voilà s’apitoyer sur l’abandon et le dilemme
D’être alors démantibulé d’un chagrin qui ne peut que nuire.
Loreleï
La mer aussi laisse échapper ses eaux par l’évaporation
Qui les emporte vers d’autres cimes où ils choiront en pluies amères
Que les ruisseaux iront happer pour partir en exploration
Vers les grands fleuves sérénissimes qui se jetteront dans la mer.
Yavänor-le-jeune
L’enfant hérite des mémoires mais il doit faire ses expériences ;
Ne pas refaire les erreurs et semer de nouveaux espoirs.
Même s’il vit des années noires et bien loin de la luxuriance,
Il sera son propre acquéreur suivant sa propre trajectoire.

Illustrations de Ledalïä.
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