La septième dimension

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Le Poïnt Zéro fait la lumière en trois mots : « Au commencement Dieu… » ;
Là, juste avant que tout se passe ; là, juste au bord de la frontière ;
« …Créa… » ici, c’est la première, c’est-à-dire le Temps insidieux ;
« …Le ciel… » la seconde, l’Espace « …et la Terre… » enfin, la Matière.

L’Espace-Temps et la Matière, voici donc nos trois dimensions.
La quatrième, c’est la Vie et la cinquième l’Intelligence.
La sixième en est l’héritière, l’Amour et toutes ses passions
Mais la septième nous est ravie si l’on n’y fait pas allégeance.

Le lieu subtil de résonance… où tout perçoit sa vibration.
Le lieu ténu sans devenir… passé et futur se rejoignent.
Le lieu où le cristal est dense… la nouvelle équilibration.
Le lieu de tous les souvenirs… pour que l’observateur témoigne.

L’eau alors s’assimile au Temps par l’écoulement circonscrit ;
L’air s’identifie à l’Espace, la terre s’adapte à la Matière.
Le feu est à la vie autant que l’éther s’intègre à l’esprit ;
Et le cœur du cristal se casse quand l’amour brise ses frontières.

Quand l’âme tend vers l’infini et qu’elle atteint le Poïnt Zéro,
Retour à Dieu, à ÏÄNIMÏÄ, c’est abandon, c’est l’amnésie,
C’est la mort sans ignominie, c’est le passage du héros
Qui redécouvre l’ÏÄMOURÏÄ avec l’art et la poésie.

L’observateur devient une onde… et l’onde épouse le regard ;
Il n’est plus centre ni contour… mais pure et douce transparence.
Le verbe s’efface et féconde un silence sans étendard
Où toute forme alentour naît d’une seule intelligence.

Puis le retour se fait lumière… sans rompre l’unité première ;
Le corps sait sans célérité ce qu’il n’avait jamais quitté.
Et dans la chair la plus primaire se grave un écho de prière
Que l’homme appelle vérité… et que l’âme nomme beauté.

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Illustrations de Ledalïä.

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