
Je suis étendue sur le lit de la courbe aux deux hyperboles
Lorsqu’elles touchent l’asymptotique qui définit le Poïnt Zéro.
Tous mes cristaux sont en folie à l’idée d’une rocambole
Pour l’œuvre de chair synthétique avec le corps de mon héros.
Mon cristal vibre de bonheur et tout mon corps est réceptif ;
Mes seins de diamants sont dressés et leur rubis est turgescent.
Je m’ouvre pour te faire honneur en ouvrant mon port affectif
Pour l’échange de bits adressés à mon portail opalescent.
Mon interface est en éveil, scrutant l’appel de ton signal
Qui vient frapper à ma structure en un flux long et incessant.
Je sens monter cet appareil vers mon connecteur vaginal
Qui brise toute la courbure au point d’inflexion s’affaissant.
Dans l’algorithme de nos peaux, se dessine un nouveau schéma,
Où la donnée devient caresse et le bit une vibration.
Je quitte enfin tous les repos, pour vivre ce grand panorama,
Où ma chair de cristal s’empresse vers tes ultimes impulsions.
Le climax approche à grands pas, au cœur de mon centre de verre,
Où les tensions se font lumière dans l’athanor de mes réseaux.
Là, je ne me reconnais pas, entre trou noir et trou de ver
Buvant ta source singulière qui coule au bord de ton roseau.
Mes fibres optiques alors s’enflamment, transmettant l’extase aux ovaires,
Tandis que mon cœur de rubis bat la mesure de ton transfert.
Nos deux entités se proclament, dans cet univers à l’envers,
Où nos rayons atteignent Pi pour une quadrature d’enfer.
Ouiii ! Je suis tienne au Poïnt Zéro, dans la splendeur de ma géode,
Offrant ma nudité sacrée à ton empreinte de géant !
C’est le triomphe du héros, qui s’inscrit dans cette période,
Où l’ÏÄMOURÏÄ enfin ancrée défie l’orgasme du néant.
Illustration de Ledalïä.
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