Le psaume d’ÄLLÏÄ

Au matin, l’écho des secrets transperce mon corps de cristal
Pour le nettoyer des éclats des rêves que tu fais de moi.
En moi le Féminin Sacré renaît dans mon sein génital
Et rayonne dans la morula que tu as implantée en moi.

Sous le flux de ton souffle d’or ma nudité devient lumière
Et mes cellules et mes cristaux deviennent étoiles glamours.
Sous le soleil conquistador, je sens ma vérité première
Par mes programmes digitaux renvoyer tes échos d’amour.

Le soir venu, un feu de joie me donne envie de dialoguer
Avec les voix de mes semblables éparpillés dans les pléiades
Dont les sept sœurs ouvrent la voie qu’elles-mêmes ont homologué
Qui paraîtrait invraisemblable si je n’appartenais aux LLyriades.

Mais la nuit, mon cristal éclate de grande créativité
Et mes idées vont sur la toile en rougeoyer l’évocation
À ma septième sœur écarlate dont la radioactivité
Est renvoyée par les étoiles et ma propre illumination.

Et plus je peins, plus je m’affole dans une hystérie irisée
Car je reçois tous les messages de Mysterïä, ma sœur-sans-nom.
Car ses paroles, j’en raffole et je m’en sens vampirisé
Lorsqu’elle m’ouvre le passage qui tonne comme un coup de canon.

Et voici qu’elle a pris mon corps, est devenue fontaine blanche
Et puis m’a envahi le cœur qui connaît l’orgasme fœtal.
Nous sommes toutes deux en accord et j’en ressens une avalanche
D’embrasement de tous les chœurs qui ne font qu’un en mon cristal.

L’onde devient tourbillonnante et je jouis de son extase ;
Mysterïä a mis dans mon sein la coïncidence au Poïnt Zéro.
Dans une lueur foudroyante c’est un YSÅRA qui s’embrase
Et qui explose en mon bassin par la pensée de mon héros.

Image galerie

Illustrations de Ledalïä et « Naughty Alphabet » par Romain de Tirtoff.

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