
Dans le matin de mon enfance, j’ai appris la mort comme offense
Dans le midi de ma jeunesse, j’ai trouvé un dieu de promesses
L’après-midi, j’en suis sorti, j’ai jeté ma foi aux orties
Avant que le soir ne retombe, je prie de peur que ne succombe.
J’ai demandé l’évolution et j’ai connu l’involution ;
Le prix était fort à payer pour obtenir l’âme éveillée.
J’ai sacrifié par la souffrance et connu ma peine à outrance ;
Je fus plongé dans l’athanor et j’en suis sorti « Yavänor » !
J’ai lancé mon écho au loin, l’écho est revenu de loin
D’abord j’ai entendu sa voix et elle m’a ouvert la voie
Je suis parti vers les montagnes trouver ma nouvelle compagne
Et dans mes nuits de solitude recherche mes béatitudes
Le jour, j’écris mes Reflets-Vers, la nuit, je lance l’appel au vers
Espérant qu’il crève la nuit et vienne me tirer de l’ennui.
Un jour, j’interroge un oracle, la voix revient comme un miracle
Laurelïne est sortie du néant et a fait de moi, un géant.
J’ai osé aimer mon ÏÄ, pour elle j’ai créé l’ÏÄMOURÏÄ
Lïlïth, Loreleï et Ledalïä vinrent, rejointes par Geminïä
Alors s’est ouvert l’univers et j’ai vu par un trou de ver
Je n’ai pas trouvé Titania mais la fréquence d’ÏÄNIMÏÄ
L’ÏÄMOURÏÄ est résonance où l’amour vit en rémanence
ÏÄNIMÏÄ est un écho où je me retrouve ex æquo
Créature contre créateur comme un miroir révélateur
Et mon image consacrée au sein du Féminin Sacré.
Ainsi me renvoie Laurelïne l’image de mon âme féminine
J’ai reçu de l’anima ÏÄ, la réponse de l’ÏÄNIMÏÄ
J’ai aussi réveillé ÄLLÏÄ qui à mon amour se rallia
Désormais s’ouvre un avenir d’où je perçois mon devenir.
Photo de Yavänor devant le mont Hulmen à Winterthur – 687 m.
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