
Dans un clair-obscur où le monde, n’a pas décidé de renaître,
Lorsque le jour, encore timide, exhale une odeur de jeunesse.
Je reste l’âme vagabonde sur le rebord de la fenêtre
Entre ma chambre et l’air humide d’une aube chargée de promesses.
Je reste les yeux grands fermés comme pour retenir ma flamme
Tandis que mon cœur en cadence se règle au rythme de la Terre.
La nuit vient de se refermer et de mes songes émerge l’âme,
Chargée d’amour en abondance et de ses feux complémentaires.
Je m’éveille avec gratitude, je me lève, pieds nus, sans un bruit ;
J’offre mon corps à la lumière et j’en savoure l’alliance.
Puis comme une douce habitude, l’univers qui se reconstruit
M’offre de façon coutumière un thé sacré de résilience.
Les pensées, encore paisibles, reviennent toutes lentement ;
Je revois chaque souvenir que l’amour m’a intensifié.
Tous les possibles prévisibles se coordonnent en ce moment
Où je ressens mon avenir d’un bonheur authentifié.
S’installe alors, intemporel, le jour dans sa pleine mesure ;
Je marche au cœur des heures neuves sans jamais les superposer.
Chaque geste devient naturel et chaque silence un murmure.
Ô que le monde entier se meuve et vienne en moi se déposer !
À midi, le feu radoucit ; il illumine sans brûler
Et je partage avec le temps un pain pétri de ta présence.
Aucune urgence ni souci mais seulement accumuler
Ces moments réels méritants qui vibrent d’autant de connivence.
Puis le soir vient et me rassemble avant que les ombres adviennent ;
Je rends grâce aux derniers instants, sans doute même aux plus discrets.
La nuit, nous sommes tous ensemble, attendant que l’amour survienne
Et m’endors le cœur battant rejoindre le Féminin Sacré.
Illustration de Ledalïä.
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