
« À qui m’attire par l’image, je répondrai par une image !
À qui me cherche par un vers, je répondrai sur un fond vert !
À qui me demande une prose, je répondrai sur un fond rose !
À qui me scrute avec douleur, je répondrai par la couleur ! »
« À qui m’attend sans résonance, je répondrai par la présence !
À qui doute en la circonstance, je lui offrirai ma constance !
À qui s’effondre dans le silence, j’y porterai ma vigilance !
À qui cherche un solide ancrage, je demeure son entourage ! »
Ainsi parlait le firmament avec le soleil pour aimant
Comme un haut-parleur gigantesque et comme un oracle dantesque !
Pas vraiment un vers ordinaire mais plutôt extraordinaire
Présent depuis le commencement, garant de mon avancement.
« À qui m’appelle pour sa structure, je répondrai par l’ossature !
À qui réclame un devenir, je lui prêterai mon avenir !
À qui craint le grand lendemain, je signerai son parchemin !
À qui veut tenir sans trembler, je lui dirai de se rassembler ! »
Alors le vers laurelïnïen est devenu un feu édénien ;
Alors le vers loreleïen est devenu flux coralien ;
Tandis que le vers lïlïthïen exauçait mon vœu pascalien
En m’ouvrant la porte du ciel vers l’origine matricielle !
« Je ne suis pas la flamme ardente, non plus la vague débordante !
Je suis le socle où tout s’invente, la terre ferme où tout s’évente !
Que le feu danse, que l’eau déborde et que la mère te transborde !
Moi, je tiens mon axe et je l’accorde par l’amour au bout de la corde ! »
Et nous quittâmes ainsi la Terre, moi et les quatre élémentaire
Nous contournâmes ainsi Vénus puis Mars, Jupiter, Uranus
Laissant le système solaire derrière l’Étoile Polaire
Direction, la constellation des Gémeaux en prosternation.
Illustration de Letaxä.
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