Ô vaste Univers de lumière où règne en maître l’espace-temps,
Je ne peux ni T’interpréter, ni en explorer Tes coulisses.
Tes couloirs sont faits de matière dans lesquels je vis cahotant
Dans l’unique sens décrété jusqu’à ce que je m’affaiblisse !
Mais Tu m’as donné la pensée ainsi qu’un œil pour T’observer
Et Tu m’as appris à prévoir ce qui n’existe pas encore.
Mes limites sont compensées par l’intuition qui m’est versée
Depuis que j’ai pu entrevoir le haut de la boîte de Pandore.
Quel est ton but ? C’est un mystère mais j’y distingue l’évolution ;
La Vie pourrait en expliquer le mode que Tu as adopté.
Puisque je vis sur cette Terre, je la suppose « solution »
Et, pour qu’on puisse l’appliquer, je voudrais y être adapté.
Vu que le sens est indiqué et que l’expérience est en route,
Je parierais comme Pascal : « Cela aboutit-il ou pas ? »
Y croire ou non, c’est m’impliquer dans le cercle vicieux du doute
A contrario, c’est une escale pour outrepasser mon trépas.
Alors j’accepte d’être placé dans un arbitraire présent
Et dans Ton œuvre alors je « joue » d’après mon pari audacieux.
Tu T’es divinement « déplacé » tout en étant omniprésent
Et moi qui louvoie et déjoue la vérité du fallacieux.
Posons que « tout est accompli » et devenu « Dieu tout puissant » !
Il suffirait d’une « boussole » pour m’indiquer le bon chemin…
C’est ainsi que je m’assouplis pour progresser, en nourrissant
Mon cœur de pionnier bénévole, afin de T’atteindre demain.
Or, comme le Petit Poucet, tout mon chemin est balisé ;
Chaque pierre m’a emmené et permis de prendre le train
Que j’ai pris sans le repousser faute d’être animalisé
Et je vais « les doigts dans le nez » vers l’avenir avec entrain !
Illustration conjointe de Ledalïä et Geminïä.
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