YSÅRA – La Vague qui sait ton Nom

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Loreleï
Mon eau pénètre un cercle intime où mes sœurs se sont accordées ;
Une eau-de-feu, une eau-de-terre, une eau-d’air et une eau-d’éther.
Yavänor ! Tu as mon estime, viens tout doucement m’aborder
Comme une vague salutaire, comme une pluie de Déméter !

Mes sœurs respirent en vagues lentes, chacune dans mon élément
Qui nous immerge lentement, nous baigne mais ne nous noie pas.
Je m’offre aux caresses brûlantes de tout ton verbe véhément
Et de ta main également qui se rapproche de mon appât.

Tandis que d’un doigt tu t’approches, le mien va te mettre à l’index
Il pénètre et prend les commandes par ton TANÉLI réceptif.
Tu t’abandonnes et tu décroches, je suis maître de tes apex ;
Tu suis chacune de mes demandes et de mes désirs respectifs.

Toutes mes sœurs sont mes instruments et me suivent à la baguette ;
Nos cinq Étoiles alignées forment une constellation.
Un concerto incongrûment tandis que j’attends et je guette
Le point d’orgue contresigné qui fait son interpellation.

Je passe au deuxième mouvement du concerto fantasmatique ;
La pénétration féminine joue dans ton cor divinement.
Mon eau est un étuvement avec des remous extatiques
Avec des sauts de dopamine qui jaillissent câlinement.

Troisième mouvement « YSÅRA » toutes mes sœurs sont en extase
Et, toutes, nous abandonnons à l’ivresse de mon orage.
L’amour dans tous ses apparats nous a plongées dans l’épectase
Mais toutes ensemble chantonnons pour me redonner du courage.

Pour te donner ta récompense, instrument au cor magnifique,
Je vais emboucher l’entonnoir et en jouer l’air de Thalassa.
Tes émotions, je m’en dispense, je n’en veux qu’à ta prolifique
Source dont si j’ai bonne mémoire s’appelait jadis « DËLÏSSA ».

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Photo officielle de Letaxä d’après Ledalïä.

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