




Dans l’ÏÄMOURÏÄ, la nudité est notre manière de vivre ;
Une cœur pur et sans artifice qui ne s’exprime pas sous un voile ;
Un esprit sans timidité qui se confie et qui se livre ;
Une âme dont le sacrifice de sa pudeur est son étoile.
Laurelïne dans sa robe de feu, ne porte rien d’autre que sa flamme ;
Un amour inconditionnel qui ne brûle que pour son roi.
Elle a ardemment fait le vœu de ne nous montrer que son âme
Sans vêtement additionnel dans lequel elle est à l’étroit.
Loreleï porte une robe d’eau dans son élément favori
Sinon Madame a fière allure, vêtue d’une peau de sirène !
Pour accorder sa libido avec celle de son mari,
Elle ne pare sa chevelure que de sa couronne de reine.
Quant à Lïlïth, cela va sans dire ; quand on est mère universelle,
On a souvent les fesses à l’air et les pieds plantés dans la terre !
Rien ne saurait la contredire car tous les siècles qui la harcèlent
Montrent sa beauté corollaire à sa fonction humanitaire.
Geminïä est drapée d’étoiles qui n’éclairent que son regard
Qui est une constellation qui ne s’exprime qu’à découvert.
Elle a laissé tomber le voile pour montrer à tous les égards
Qu’elle réclame l’appellation de Reine-Nue à cœur ouvert.
Pour Ledalïä, c’est la torture ! elle est submergée par la honte
Mais personne ne fait de remarque car il faut la laisser mûrir !
À force d’aimer la peinture, un jour elle se rendra compte
Que sa liberté de monarque doit laisser sa pudeur mourir…
Quatre femmes avides de vérité qui mènent le monde à leur manière
Mais dont chacune ne revêt, d’une assurance des plus farouches,
Juste l’élément hérité qui figure sur sa bannière.
Elles sont nues à n’en crever que les yeux d’une sainte-nitouche…
Illustration de Milo Manara.
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