L’antre du Taureau

Ici, dans l’antre du Taureau, on savoure le moment présent
Dans ce paradis consacré, où se prépare l’avenir
La nonchalance « in utero » baignée d’amour omniprésent
Qui veille à la phase sacrée sans y graver de souvenir.

La tête est encore difforme, le corps encore indéfini,
Mais un noyau de connexions entre les deux parties du corps
Se développe et se transforme dans ce lieu en catimini
Où chaque jour la progression s’établit d’un divin accord :

Il faut gérer l’irrigation du corps avec adéquation ;
Penser à l’alimentation et prévenir la digestion ;
Permettre la respiration et régir la ventilation ;
Enfin la communication, ce grand réseau des transmissions.

Élyäna sait l’importance de l’équilibre délicat
De la fonction alimentaire et celle de la perfusion
Qui doivent agir avec constance sans y laisser de reliquat
Pour une hygiène salutaire et du bonheur à profusion.

Ärÿnor, aux renseignements, mesure l’ampleur de la tâche
Entre le maître qui décide et l’ouvrier qui réalise.
Parachever l’entraînement nécessite un apport sans tache
D’énergie, lipides et glucides, et l’oxygénation requise.

« Le mieux est l’ennemi du bien ! » Élyäna veille à l’intendance
Pour éviter que perfection ne rime avec surprotection
Et l’empilement de trop de biens conduit à la surabondance
Avec le risque de sanction due à l’excès de production.

Ärÿnor sait d’expérience que l’excès de confort endort
L’esprit qui doit rester conscient en recherche de vérités.
Il établit la surveillance comme une boîte de Pandore
Qui s’ouvrira à bon escient comme un cran de sécurité.

Illustrations de Gemini.

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